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Rentrée dysfonctionnelle, protocole bricolé, recrutement sur liste complémentaire, AESH Compte-rendu du comité technique du 7 septembre 2021

publié le 9 septembre 2021

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Le Comité Technique Académique (CTA) s’est réuni le 7 septembre avec comme unique point les ajustements de carte scolaire. La FSU et le SNUipp ont tenu à mettre sur la table un certain nombre de sujets lors d’une déclaration liminaire (à retrouver dans cet article)

Bricolage d’une deuxième rentrée sous pandémie

Nouvelle rentrée scolaire sous pandémie. Et pourtant, le manque d’anticipation et la désorganisation continuent. Encore une fois nous avons eu connaissance du niveau du protocole sanitaire au dernier moment !
Les équipes ont dû revoir l’organisation la veille de la rentrée, alors que les données sur la situation liée au covid était connue depuis plusieurs semaines.

Puisque cela devient une habitude, des informations contradictoires ont circulé depuis la pré-rentrée concernant le brassage des élèves. La direction de l’Académie a enfin annoncé que le brassage des élèves était possible lorsqu’un-e enseignant-e était absent-e. Bien sûr, selon elle il faut continuer à limiter le brassage au maximum.
Les équipes mettent au point des organisations compliquées afin que les groupes ne se mélangent pas mais lorsqu’un-e enseignant-e est absent-e tout est remis à plat, de même que pendant les temps périscolaires.
Par ailleurs, l’Académie est restée muette sur la demande d’une harmonisation des protocoles scolaire-périscolaire. Les personnels sont fatigué-es de détricoter et retricoter en permanence.

Situation sanitaire : capteurs, ASA, tests

Alors que les prévisions concernant la circulation du virus chez les enfants sont inquiétantes, le protocole n’a que peu évolué. Le Ministère a formulé un vœu pieu : équiper les écoles en capteurs et purificateurs d’air. Cependant, sans verser de budget spécifique aux Mairies, cet engagement restera une promesse sans lendemain. L’Académie a indiqué que la Mairie de Paris avait fait la demande au Ministère.
Aujourd’hui, sur 656 écoles, 51 sont équipées de 1 à 7 capteurs de CO2.

Le protocole implique la fermeture d’une classe à partir d’un cas positif. Le 7 septembre : 55 personnels étaient cas confirmés, 28 classes fermées et 49 évictions de cas contact.

Le Décret sur les personnels vulnérables est encore en vigueur. L’Académie n’a pas donné le nombre de personnels en ASA et a indiqué que les PE en ASA pourraient être sollicité-es sur la base du volontariat pour assurer la continuité pédagogique.

Tests salivaires

L’Académie a indiqué que cette semaine, 8 écoles seront concernées, la semaine suivante 28, les écoles choisies sont celles où le virus a circulé activement à un moment donné. La politique académique ne change pas et l’objectif est bien de pouvoir déployer rapidement (en trois jours) des tests salivaires dans une école où le virus circule.

Selon l’Académie, le problème principal est le manque de consentement des familles. Pour le SNUipp-FSU Paris, ces tests doivent s’inscrire dans une réelle politique de santé publique qui doit être rendue publique, et pas seulement être réalisés pour servir la communication du ministère. C’est peut-être d’abord en explicitant l’objectif que les familles pourront adhérer au projet.

Carte scolaire

Il s’agissait juste de formaliser les ajustements actés lors du groupe de travail du 31 aout. Pour rappel : ouverture d’une classe maternelle et d’une classe élémentaire à l’EP Kotchever, une classe élémentaire à l’EP Kuss, une classe à la maternelle Longues Raies et une ouverture de poste d’enseignant-e référent-e.

L’Académie a précisé que la baisse des effectifs pour cette année était de 3200 élèves mais que les chiffres seraient affinés pour le constat de rentrée dans un mois.

Le Rectorat a une nouvelle fois indiqué que l’académie de Paris était supérieurement dotée en postes par rapport à d’autres académies. Pour le SNUipp-FSU, ces chiffres ne correspondent pas aux besoins des élèves et enseignant-es parisien-nes (remplacement, formation, RASED, PDM…) puisque les moyens de remplacement vont inévitablement manquer cette année encore. Nous ne pouvons qu’être inquiet-es face aux besoins qui ne manqueront pas d’être plus importants cette année avec un virus encore en circulation active.

Rentrée dysfonctionnelle

Au cours du CTA, le SNUipp-FSU Paris a une fois de plus exprimé sa consternation face à la rentrée catastrophique. En effet, des postes d’adjoint-es ou de Rased sont restés vacants plusieurs jours après la rentrée, des brigades ont été affectées à l’année sur des postes vacants, ce qui n’est pas leur vocation première et leur fait perdre le bénéfice de leurs ISSR, des affectations de TRS changées parfois plusieurs fois à la veille de la rentrée, des jours libérés changés après la rentrée pour des collègues à temps partiel, des modifications intempestives d’affectation pour les collègues à titre provisoire et les brigades, des collègues qui ont reçu une double affectation, ou se retrouvent à deux sur un même support…

Outre l’accroissement des dysfonctionnements du Rectorat, ces nombreux problèmes révèlent la pénurie d’enseignant-es qui frappe l’Académie en cette rentrée. En effet, si des postes de Rased demeurent vacants et si des brigades sont affecté-es sur des postes à l’année, c’est bien parce qu’un manque inédit de personnel s’est fait jour en cette rentrée.
La baisse drastique du nombre de postes au concours y est certainement pour beaucoup.
Nous ne pouvons qu’être très inquiet-es quant à la suite de l’année scolaire !

Le SNUipp-FSU revendique donc le recrutement immédiat de candidat-es sur la liste complémentaire du concours, cela permettra à la fois de répondre aux besoins en terme de personnel et de placer ces nouveaux collègues en formation initiale. Il n’est pas question de les embaucher comme contractuel-les dès maintenant, comme le Ministère semble le souhaiter.
Le SNUipp-FSU s’est adressé au Dasen par courrier et au Recteur en comité technique pour exprimer cette revendication et exiger la fin de l’ensemble de ces dysfonctionnements. L’Académie a indiqué avoir effectué une demande auprès du Ministère afin de pouvoir recruter sur la liste complémentaire.

Lire la lettre au Dasen.

Ouverture de la liste complémentaire

Lors du CTA, l’Académie a annoncé 9 recrutements effectués sur la liste complémentaire au concours de professeur-es des écoles (au 7 septembre, le-la prochain-e appelé-e sera le-la douzième sur la liste). Le SNUipp-FSU a rappelé sa revendication d’augmenter les recrutements sur liste complémentaire, notamment pour pallier le manque de remplaçant-es qui ne tardera pas à se produire vu la situation épidémique dans notre académie. Le SNUipp-FSU a aussi rappelé que l’appel à la liste complémentaire doit être possible à n’importe quel moment de l’année en fonction des besoins en personnels.
Lire notre article spécial Liste complémentaire.

AESH : à quand de vraies mesures ?

Avec la généralisation des PIAL, bien qu’aucun bilan n’ait été tiré l’an dernier, de nombreux-euses AESH ont encore rencontré des difficultés : réunions annoncées en urgence, changement d’affectation de dernière minute, ignorance sur le nom des élèves à accompagner.
Suite à la demande du SNUipp-FSU Paris, l’Académie a confirmé qu’elle donnerait le nombre d’AESH, d’élèves à accompagner et donc le taux de couverture au CTA du mois d’octobre. Elle a déjà confirmé qu’il y avait 10% de recrutements d’AESH supplémentaires.

Après leur généralisation, l’Académie a réorganisé les PIAL en différenciant premier et second degré. Ces PIAL ne devaient-ils pas « coller au plus près des besoins des élèves » et faciliter l’organisation du service des AESH ? Pour le SNUipp-FSU Paris, il n’en est rien !
La première vraie mesure d’amélioration serait de mieux payer les AESH, les former et les recruter sous un vrai statut.

En cette rentrée, l’Académie a décidé d’appliquer la version la plus défavorable aux élèves concernant l’aide mutualisée. Depuis 2014, il est possible que l’AESH-m « accompagne plusieurs élèves en situation de handicap simultanément ou successivement dans le respect des notifications de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) ».
Dès lors, l’Académie a indiqué qu’un-e AESH pourrait accompagner entre 2 et 3 élèves sur une durée de 6 ou 8 heures.
Pour le SNUipp-FSU Paris, même si cette disposition semble réglementaire, elle n’en n’est pas moins absurde. Le SNUipp-FSU Paris va s’adresser à l’Académie afin de faire respecter le travail des AESH et l’aide nécessaire aux élèves.

Ruptures conventionnelles

Suite à une demande de la FSU, le Rectorat a indiqué qu’il y avait eu 91 demandes depuis la mise en place de ce dispositif : 45 concernant des PE, 31 concernant les enseignant-es du second degré et 15 demandes concernant les autres corps. Il y a eu 43 accords et 48 refus.
Le budget se fait en année civile et il est clôt pour cette année. L’Académie a indiqué qu’un travail allait être mené pour éclaircir les critères et le calendrier.
Cette année 8 commissions se sont tenues.
Le SNUipp-FSU Paris, qui a accompagné cette année de nombreux-ses collègues dans cette démarche, se félicite que l’Académie, même tardivement, réfléchisse à une harmonisation des règles.

Lire notre article dédié.

Compte personnel de formation : un droit, vraiment ?

De premiers éléments ont été annoncés au CTA suite à la demande de la FSU.
La campagne pour candidater serait ouverte du 1er au 24 septembre mais l’Académie a été bien incapable d’indiquer où se trouvait l’information.
La procédure est ici https://www.ac-paris.fr/portail/jcms/p2_2347009/le-compte-personnel-de-formation-cpf

Le SNUipp-FSU rappelle son exigence d’informations claires concernant les critères de départage, les possibilités de mobilisation ainsi qu’un calendrier précis pour les demandeur-euses.


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