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Mis à jour le 4 juillet 2025

Un groupe de travail sur les questions de formation liées à l’inclusion scolaire s’est tenu le 26 mai dernier.
Il a réuni les représentant-es du personnel et de l’administration (Dasen adjoint, Conseiller Technique auprès du recteur (CTR) du Service de l’Ecole Inclusive (SEI), le directeur de l’EAFC, la DRH adjointe).
À l’ordre du jour, une présentation de ce qui a été mis en œuvre pendant l’année scolaire 2024-2025 et ce qui est prévu pour l’année 2025-2026 en vue de préparer le conseil académique de formation du 12 juin 2025.
L’Administration a commencé la réunion en indiquant que la formation des enseignant-es aux problématiques de l’inclusion était une priorité pour l’Académie qui a pour objectif qu’un tiers des PE soit formé sur ces questions.
Elle a également indiqué que les demandes de formation sont en forte hausse, notamment dans les animations pédagogiques avec 274 PE concernées en 2023-2024 contre 1689 en 2024-2025.
Cependant, cette donnée n’est pas évidente à analyser puisqu’il s’agit des demandes de formation à l’« accessibilité », nouveau mot du vocabulaire bureaucratique.
La FSU-SNUipp dénonce l’utilisation de cette notion d’« accessibilité », nouveau terme fourre-tout qui inclus les problématiques du handicap, des élèves à comportement perturbateur, élèves allophones mais aussi de la maternelle et des classes dédoublées ! Les chiffres ne sont donc pas très parlant.
Ainsi, lors de ce GT, l’administration n’a pas pu dire exactement de quel domaine relevaient ces animations pédagogiques et s’est engagée à donner le détail lors du conseil académique de formation.
- Les stages MIN ASH
L’Académie indique qu’une part importante du remplacement est consacrée aux stages MIN (stages nationaux de formation à l’inclusion) occupent 26% des brigades formation continue.
Cependant la pénurie de remplaçant-es dans l’Académie est telle que depuis le lundi 19 mai, même ces stages ne peuvent plus être remplacés et ont été annulés, les brigades formation continue étant affecté-es sur des remplacements de congés longs.
- Les stages FIL (formation d’initiative locale), sur temps scolaire, en équipe
Le SEI a organisé 4 stages FIL en 2024-2025 à l’occasion de l’ouverture d’un dispositif Ulis ou pour son suivi (un ou deux ans après l’ouverture du dispositif, sur une thématique particulière remontée par les équipes)
Par ailleurs, équipes peuvent demander des accompagnements sous forme de FIL ou autre.
En 2025-2026 : 6 FIL pour des ULIS, un pour l’ASH 1 et un pour l’ASH 3 sont prévus.
Il pourrait y avoir par ailleurs, 5 journées de formation pour les brigades CAPPEI.
- Les stages avec le CASNAV
Le CASNAV (centre académique pour la scolarisation des enfants allophones nouvellement arrivés et des enfants issus de familles itinérantes et de voyageurs) a organisé 8 FIL UPE2A en 2024-2025, 4 FIL sont prévus en 2025-2026
- Les stages avec la mission ECP
En plus des animations pédagogiques, la mission ECP (élèves à comportement perturbateurs) a organisé 2 FIL en 2024-2025 et a priori 2 FIL en 2025-2026, mais les propositions seront présentées plus précisément lors du conseil académique de formation.
Pour la FSU-SNUipp Paris, ce volume de formation (deux FIL, pour deux écoles donc, sur les plus de 600 que compte l’Académie) est tout à fait insuffisant vu les besoins des écoles à ce sujet.
Pour l’année prochaine, en plus de ce qui a été mis en place cette année, deux associations sont mandatées pour faire des formations aux PE (sur les 6 heures « autres » des 18 heures d’animation pédagogique) : Trisomie 21 France (pour des formations sur la trisomie 21) et DFD (sur la dyspraxie)
Par ailleurs, les circonscriptions peuvent proposer des modules de formation à la carte sur les 6 heures « autres », avec l’accompagnement du service de l’école inclusive.
L’administration a indiqué que les AESH ont accès à de nouvelles formations, consultables depuis l’espace EAFC du site de l’Académie (onglet AESH).
Pour la FSU-SNUipp Paris, en plus de proposer ces formations il est indispensable que l’Académie s’assure que l’information parvienne aux AESH, l’administration reconnaît qu’un effort doit encore être fait dans ce domaine.
Par ailleurs, pour le syndicat il est primordial que ces formations aient lieu sur le temps de travail des AESH qui étant donné leurs salaires et le fait qu’il-elles sont souvent contraint-es d’avoir un autre travail ont les plus grandes difficultés à se former hors temps de travail. Si la FSU-SNUipp Paris est consciente des difficultés qui peuvent découler dans les écoles de l’absence des AESH parti-es en formation, ces personnels doivent êtres formé-es. En plus d’un statut de fonctionnaire pour les AESH, le syndicat revendique donc des formations sur temps de travail et la création d’une brigade de remplacement des AESH.