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Compte rendu du GADE « charte de confiance IEN / direction d’école » mercredi 19 mai 2021

publié le 26 mai 2021

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Un nouveau GADE s’est réuni mercredi 19 mai avec pour thème la "Charte de confiance IEN/direction d’école". Cette charte fonctionnelle est présente dans les textes ministériels depuis l’été 2020 comme une mesure permettant de mieux accompagner les directions d’école.
Pour le SNUipp-FSU Paris, il s’agit bien de préparer la délégation de compétences et donc de créer un nouveau maillon hiérarchique : le-la directeur-trice d’école.


Deux IEN, des directeur-trices mandaté-es par les organisations syndicales ainsi que des directeur-trices choisi-es par l’administration étaient présent-es.
Depuis février, la direction de l’Académie est absente des groupes de travail thématiques.

Le SNUipp-FSU a posé en préambule les questions suivantes :
- Quelle est l’origine de cette charte de confiance ?
- À quoi doit-elle remédier ?
- Existe-t-il de la défiance dans la relation IEN / direction d’école ?
- Quelle amélioration cette charte apporterait-elle pour les directeur-trices ?

La seule réponse apportée par l’administration consistait en des exemples de situations où la relation IEN / direction d’école pouvait être compliquée.
La solution à ces situations serait de "co-construire des procédures à mettre en œuvre dans certaines situations". Cette notion ne se base sur aucun calendrier ou procédure.
Le SNUipp-FSU Paris ne perçoit pas comment cette charte de confiance pourrait améliorer les relations entre les IEN et les directions d’école. Et surtout elle ne répond pas au problème de fond : est-ce vraiment l’alpha et l’oméga pour améliorer le quotidien professionnel des directeur-trices d’école ?

L’absence de réponse sur la raison d’être de cette charte, l’absence de document de travail préparatoire confirment nos craintes : il s’agit d’une opération de communication liée à la délégation de compétences du DASEN vers la direction d’école qui figure dans le projet de loi Rilhac.
Aujourd’hui, cette loi n’est toujours pas repassée à l’Assemblée pour adoption définitive mais l’Académie de Paris semble bien sûre qu’elle sera reprogrammée avant la rentrée 2021 et qu’elle sera adoptée.

Le SNUipp-FSU s’oppose fermement à cette loi et continuera à mobiliser l’ensemble de la profession sur cette question : c’est bien tout le fonctionnement actuel de l’école par le biais du conseil des maitre-sses qui sera remis en cause.

Pour le SNUipp-FSU Paris, si le fonctionnement vertical de la chaîne hiérarchique est réglementaire, dans le sens où l’autorité hiérarchique transmet des directives, il ne doit pas être exclusivement descendant.
Actuellement, pour bien des sujets, il est demandé aux directions d’école de "faire appliquer" des directives nationales ou académiques même contestées par l’ensemble de l’équipe pédagogique. Pour le SNUipp-FSU Paris, les remontées des professionnel-les de terrain doivent être prises en compte, tant sur le fond que sur la forme.

Les représentant-es du SNUipp-FSU ont rappelé que le GADE a été créé pour apporter des améliorations significatives au quotidien des directeurs et directrices, alléger la charge de travail, simplifier les tâches dans le cadre des missions définies par le référentiel direction d’école de 2014.
C’est dans ce seul but que le SNUipp y participe.

Une réunion du GADE en présence du Recteur est annoncée en juin. Bien que les désaccords soient profonds, le SNUipp-FSU Paris sera présent pour porter la voix des collègues et en rendre compte auprès de la profession.


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