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Université de printemps 2022 Jeudi 9 et vendredi 10 juin

publié le 20 avril 2022

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En complément de l’Université d’Automne du SNUipp-FSU organisée tous les ans, le SNUipp-FSU Paris organise son Université de Printemps. En réunissant chercheurs-chercheuses et enseignant-es pour des conférences et débats, le SNUipp-FSU poursuit son ambition de participer à la transformation d’une école en quête de réussite de tous-tes les élèves, en agitant et alimentant la réflexion professionnelle.

Ces journées ont également pour but de permettre aux enseignant-es de prendre du recul et de reprendre la main sur leur métier. L’Université de Printemps est un temps de formation et de réflexion ouvert à toutes et tous, syndiqué-es ou non, et entrant dans le cadre de la formation syndicale à laquelle chaque enseignant-e a droit.

Après deux années d’interruption le SNUipp-FSU Paris est ravi de pouvoir reprendre ces temps de formation et de réflexion ! Nous vous attendons nombreuses et nombreux !


Pour pouvoir y participer, il suffit d’envoyer une demande d’autorisation d’absence à son IEN au plus tard un mois avant (lettre type et procédure détaillée dans cet article : https://75.snuipp.fr/?Calendrier-et-programme-des-RIS-et ).
Attention, il faut donc l’envoyer avant le 9 mai. Afin de ne pas oublier, nous vous invitons à envoyer votre courrier dès maintenant.

Nous vous remercions de vous inscrire auprès du syndicat par mail.

Langage oral en maternelle, comment faire vraiment progresser les élèves ?

Jeudi matin de 9h à 12h

Intervenante : Véronique BOIRON

Véronique Boiron est maitresse de conférences en sciences du langage, sciences de l’éducation et littérature à l’université de Bordeaux et chercheure au Lab-E3D (laboratoire Epistémologie et didactique des disciplines), elle sera accompagnée de Julie Sanchez, PE et doctorante.

Les recherches montrent que l’acquisition du langage oral est fortement dépendante des interactions de l’enfant avec son entourage : de fait, les élèves arrivant en maternelle n’ont pas tous les mêmes capacités langagières car ils ne sont confrontés ni à la même quantité d’interactions verbales ni aux mêmes apports linguistiques dans leur environnement familial et/ou dans leur vie quotidienne. L’apprentissage du langage oral doit donc rester l’objectif prioritaire en maternelle.

Cet enseignement est cependant loin d’être évident. En effet, si à l’école maternelle l’oral est présent partout, le fait de parler aux élèves n’est pas suffisant pour constituer un acte d’enseignement. Les recherches montrent que les enseignants sont peu formés à enseigner le langage oral et qu’ils disposent de peu de ressources pour les aider à mettre en place cet enseignement.

L’intervention de Véronique Boiron et Julie Sanchez analysera les conditions de cet enseignement en maternelle, proposera des pistes d’activités langagières et détaillera une situation de langage oral en lien avec la mise en place d’un scénario langagier dont l’objectif est le développement de conduites discursives.
Elles présenteront le déroulement de la séquence ayant permis sa mise en place en classe ainsi que les objectifs langagiers en lien avec ce scénario.
Enfin, elles présenteront les résultats de leurs études sur les productions langagières des élèves (petits parleurs et grands parleurs) lors de la réalisation de ce scénario et montreront ce que ce scénario langagier permet, d’un point de vue langagier, comparativement à deux autres types d’activités verbales (rappel de récit et langage en lien avec une expérience vécue par les élèves).

Quand les cahiers sortent de l’école maternelle : composition et usages des cahiers de vie aux domiciles des enfants

Jeudi après-midi de 13h30 à 16h30

Intervenante : Marie-Noëlle DABESTANI

Marie-Noëlle Dabestani est docteure en sciences de l’éducation à l’université Paris 8, membre du groupe ESCOL.

Depuis la dernière décennie du XXème siècle, l’école maternelle est soumise à une double injonction institutionnelle d’inscription de ses enseignements dans le curriculum scolaire et de collaboration avec toutes les familles. C’est dans ce contexte de promotion de l’écrit dès les premiers âges scolaires et de mise au centre du système éducatif de l’enfant que les enseignant-es introduisent des cahiers de vie dans leur classe au cours des années 1990 puis les mettent peu à peu en circulation entre école et domicile.
Les cahiers de maternelle restent peu investigués dans le champ de la recherche et de la formation des enseignant-es. Le terme générique de « cahier de vie » désigne pourtant une pluralité de types de supports (cahiers, pochettes, classeurs, reliures, blog), de contenus (productions d’élèves, fiches individuelles d’activités, photographies, écrits professionnels) et de manières de les désigner (de vie, de classe, mon album, de [prénom de l’élève], etc.).

Les contenus contemporains des cahiers de maternelle (2017-2019) seront tout d’abord décryptés en s’adossant à leur histoire et leur évolution. À partir d’une enquête menée entre 2017 et 2019 dans 12 écoles maternelles, nous analyserons les informations que ces objets symboliques de la forme scolaire donnent à voir aux familles des apprentissages de leurs enfants dans le cadre scolaire.
L’analyse portera ensuite sur les interprétations et les usages des cahiers dans des familles de milieux sociaux variés. Quels sens donnent-elles à leurs contenus ? Constituent-ils pour toutes une ressource pour agir dans la continuité des actions menées en classe ? L’étude des supports que les parents introduisent eux-mêmes à leur domicile complétera notre analyse des éléments qui forment à leurs yeux des repères solides.
En conclusion, nous discuterons des conditions créées par l’École pour minorer les ruptures entre école et familles les moins conniventes avec l’école, dans un contexte où les débats entre institution et spécialistes de la petite enfance restent vifs au sujet de sa place et de ses missions dans le système d’enseignement.

Intérêts et limites de la coopération pour lutter contre un échec scolaire socialement marqué

- Vendredi matin de 9h à 12h

Intervenant : Yves Reuter

Yves Reuter est Professeur émérite à l’université de Lille et fondateur de l’équipe de recherche en didactiques « Théodile » qu’il a dirigé pendant plus de quinze ans. Ses travaux de recherche concernent notamment l’enseignement du français, la pédagogie Freinet en milieu défavorisé et la pédagogie de projet. Il a publié au mois de mars dernier Comprendre les pratiques et pédagogies différentes, aux éditions Berger Levrault.

Yves Reuter rappelle un constat désolant : en France, l’origine sociale pèse d’un poids important dans l’échec scolaire. Face à cette situation, il tente à l’heure actuelle de mettre en lumière ce qu’il peut y avoir de commun et d’efficace dans les pédagogies « différentes ». Sa démarche prend appui sur des recherches de terrain concernant ces pédagogies ainsi que sur des expérimentations menées dans diverses écoles, sachant que la coopération peut occuper une place plus ou moins importante dans toute démarche pédagogique

Dans ce cadre, après avoir défini ce qu’il entend par coopération, il en montrera les principaux intérêts et tentera d’en expliquer les raisons.

Ses recherches ne se limitent cependant pas aux relations entre les élèves mais abordent aussi les modalités de coopération entre les différent-es acteur-trices de l’école. D’une part entre enseignant-es (et les effets du travail en équipe sont très intéressants sur la réussite des élèves), d’autre part, avec les parents et les divers intervenant-es de l’école (ATSEM, AESH etc…) afin de créer une communauté éducative sécurisante.

Si les avantages que la coopération peut apporter dans la réduction des inégalités sont mis en avant, Yves Reuter en analyse cependant certaines limites et les points de vigilance à conserver.


Synthèse des débats et questions d’actualité

- Vendredi après-midi de 13h30 à 15h

Cette dernière partie de l’université de printemps a pour but d’effectuer la synthèse des interventions et des débats et de tracer des perspectives pour la suite.


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