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Contre l’utilisation des RASED comme moyen de remplacement Compte-rendu de l’audience du 16 mars 2022

publié le 17 février 2022

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Le SNUipp-FSU Paris avait proposé aux autres syndicats de s’associer à une demande d’audience à Monsieur le Recteur. En effet, dans son courrier du 3 janvier, ce dernier avait réaffirmé la possibilité de mobiliser les RASED pour effectuer des remplacements ou accueillir des enfants de soignant-es. Le SNUipp-FSU, avec SNUDI-FO, SE-UNSA, SUD Education, CGT Eudc’Action et CNT-Ste a été reçu mercredi 16 février par M. Destrés, Directeur de l’Académie, M. Fontaine, Conseiller Technique du Recteur en charge de l’ASH et M. Teulier, Dasen. Pour le SNUipp-FSU Paris, l’utilisation des RASED est symptomatique de ce qui a cours aujourd’hui dans l’Éducation nationale.

Un mépris pour les agent-es

Faute d’un investissement massif avec la création de postes de remplaçant-es par exemple, l’Académie de Paris a fait le choix de déplacer les agent-es du jour au lendemain. Ils et elles ont commencé la rentrée de janvier en grande insécurité professionnelle. Ceci est un grand mépris pour leurs fonctions et leur investissement au quotidien puisque leur travail peut être suspendu sans préavis.

Le SNUipp-FSU Paris n’a de cesse de dénoncer la maltraitance institutionnelle et de revendiquer de la part de notre employeur un respect de la loi : protéger la santé mentale et physique des agent-es dont il a la charge.

Un mépris des élèves et des familles

La prise en charge des élèves par le RASED est souvent l’aboutissement d’une construction longue entre l’École et les familles. Les élèves et leurs familles qui s’engagent dans ce travail ne peuvent entendre que celui-ci soit interrompu du jour au lendemain pour une durée indéterminée.

Un mépris du travail des écoles

D’après les chiffres du Rectorat, à Paris ce sont 2,6 postes pour 1000 élèves alors que ce ne sont que 1,7 au niveau national. Cependant, sur le terrain c’est bien une toute autre réalité qui est vécue. Certaines écoles attendent des prises en charge pour certain-es de leurs élèves pendant très longtemps et quand elles commencent enfin, il est inadmissible qu’elles soient arrêtées seulement parce que le gouvernement n’a pas fait le choix d’un plan d’urgence d’éducation.

Jusqu’à un mépris de la loi ?

À la demande illégitime de la part de l’Administration, s’ajoute peut-être une demande illégale. En effet, à la demande réitéré du SNUipp-FSU Paris, le Rectorat n’a pas été en mesure de confirmer que le Recteur avait la possibilité de modifier unilatéralement, même pour une courte durée, l’affectation d’un-e agent-e. Selon l’Académie, le bon sens et l’urgence d’avoir des enseignant-es devant les classes peut justifier qu’un écart à la réglementation puisse se faire.
Il est inadmissible que notre employeur indique que le seul moyen de savoir si la législation est respectée serait de faire un recours au tribunal administratif ! L’Académie s’est engagée à ne plus solliciter les enseignant-es de RASED.

Le SNUipp-FSU Paris n’est pas dupe, cet engagement tiendra tant que la situation sanitaire ou autre situation qui pourrait advenir nous le permettra.

Le SNUipp-FSU Paris sera aux côtés de tous-tes les enseignant-es de RASED et des écoles qui feront le choix de privilégier leurs missions et de privilégier l’attention aux élèves qui rencontrent le plus de difficultés scolaires. Lorsque le SNUipp-FSU demande un collectif budgétaire pour l’École c’est pour l’amélioration des conditions de travail des personnels mais aussi pour une réelle ambition pour les élèves.


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