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2S2C et responsabilité des directeur-trices, élargissement de l’accueil, prévisions sur la rentrée 2020 Compte-rendu du Comité technique académique du 4 juin 2020

publié le 4 juin 2020

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Un comité académique a lieu jeudi 4 juin. Un échange a eu lieu sur la situation des écoles et des collèges.

Stop à la maltraitance institutionnelle !

Dans la déclaration liminaire du comité technique aujourd’hui à lire ici, les élu-es du SNUipp-FSU sont intervenu-es une nouvelle fois sur la situation des écoles parisiennes et surtout sur la situation intenable des enseignant-es responsables de classes et directeur-trices d’école. La gestion de cette crise à l’échelle gouvernementale, ministérielle comme académique, s’apparente de plus en plus à de la maltraitance institutionnelle.
Les enseignant-es parisien-nes ne pourront pas continuer à endosser l’entière responsabilité de cette organisation du travail déraisonnable et absurde. Une École qui malmène ses enfants et ses enseignant-es est une École violentée.
Il est hors de question que les personnels, déjà malmenés par un ministre autoritaire et une dégradation continue des conditions d’exercice de leur métier, payent au prix de leur santé ces choix politiques déplorables !

Volonté académique du développement des 2S2C à Paris

Il y a une ligne directrice nationale très forte liée au décret sur l’urgence sanitaire qui permettrait d’augmenter le nombre d’élèves accueilli-es.
Aujourd’hui, dans 128 écoles parisiennes, des groupes d’élèves sont pris en charge par les animateur-trices et PVP à la demande de l’équipe de l’école quand cela est possible pour l’école.
Le SNUipp-FSU a interrogé l’Académie sur la responsabilité des directeur-trices d’école sur ces temps.
L’Académie a indiqué qu’une réponse ferme sera apportée d’ici peu, mais elle a précisé qu’a priori, si l’État est responsable car il s’agit de temps scolaire, il lui semble que la responsabilité individuelle du-de la directeur-trice d’école ne pourrait être engagée.

En revanche, l’Académie n’a pas réussi à mettre en place la prise en charge d’élèves sur temps scolaire en dehors des locaux scolaires. La Ville de Paris est d’accord pour soutenir cette possibilité. L’Académie souhaite mobiliser aussi les partenaires habituels de l’école : dans les musées par exemple, ateliers numériques, activités sportives avec l’USEP… Une convention cadre doit être travaillée et des partenariats seront proposés dans les écoles et établissements scolaires où l’accueil n’est pas possible de manière importante. Ces activités ont vocation à se dérouler en juin.

Pour le SNUipp-FSU, J.M Blanquer tente un coup de poker et instrumentalise la situation pour avancer dans son projet : les enseignements qui sont pour lui « fondamentaux » (les maths et le français) incombent aux professeur-es des écoles, et le sport et la culture doivent être délégués aux collectivités territoriales.
Pour notre syndicat, c’est faire fi de la conception du métier d’enseignant-e dans le premier degré et de son interdisciplinarité.

Lire le communiqué du SNUipp-FSU national sur les 2S2C.

Flou autour de l’élargissement de l’accueil = maltraitance institutionnelle

Pour l’Académie, le flou est normal car on gère des contraintes contradictoires. L’Académie indique qu’écrire une note académique rendrait les choses plus compliquées et ne permettrait pas une adaptation aux territoires et aux écoles. Par ailleurs, l’Académie a souligné que le Ministère n’avait pas encore rédigé de note ou circulaire revenant sur les circulaires passées.
Pour le SNUipp-FSU, il n’est pas acceptable de laisser les collègues gérer seul-es la situation dans un tel flou.
À l’heure actuelle, l’Académie indique que l’importance est d’augmenter le nombre d’élèves accueilli-es là ou c’est possible.
Il ne semblerait pas pour l’instant qu’il y ait de consignes académiques précises sur la présence ou non à 100% des enseignant-es, le changement par rapport aux élèves prioritaires…
En cas de difficulté, contactez sans tarder le SNUipp-FSU Paris.


Quid des autorisations d’absence ?!

Les personnes reconnues comme fragiles ou qui vivent avec une personne reconnue comme telle peuvent continuer à travailler à distance ou peuvent obtenir une autorisation spéciale d’absence s’ils-elles ne peuvent pas travailler à distance.

Les personnels qui attestent d’une impossibilité de garde ou de scolarisation de leur enfant peuvent aussi continuer à travailler à distance.
Un flou demeure cependant sur les enseignant-es qui feraient le choix de garder leurs enfants.

Il y a deux jours, une circulaire nationale a indiqué que l’enseignement présentiel redevenait obligatoire pour ces collègues. Cependant, depuis hier, un flou est réapparu autour de ces situations avec une modification du site ministériel.
Une réponse ferme de l’Académie sur ces situations devrait être donnée au plus vite.

Cas de Covid à Paris

Interrogé en CTA, l’Académie a indiqué que les décisions prises en cas de confirmation de personnel atteint par le Covid dépendent de l’enquête effectuée par l’ARS. Cela explique les décisions différentes prises pour des cas de Covid avérés. Cela concerne trois écoles à Paris.
En cas de question ou de doute, les collègues concerné-es sont invité-es à contacter leur IEN, le service de prévention des risques au Rectorat et bien sûr le SNUipp-FSU.

Quelles hypothèses pour la rentrée prochaine ?!

Suite à l’intervention du SNUipp-FSU, l’Académie indique que le Ministère va engager une concertation avec les organisations syndicales et les fédérations de parents d’élèves pour débattre des hypothèses de rentrée.


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