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CTA du 9 février « carte scolaire » l’école dans son ensemble est attaquée !

publié le 10 février 2012

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Compte-rendu des élus du SNUipp-FSU du CTA du 9 février « carte scolaire » et « départs en CAPA SH »

Lire le détail des mesures ici

L’école dans son ensemble est attaquée !

Dans une déclaration liminaire (la lire en intégralité ici), le SNUipp-FSU a dénoncé l’obsession budgétaire ministérielle dictée par la Révision Générale des Politiques Publiques et le dogme libéral de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Les conséquences sur les écoles sont dramatiques car c’est bien l’école dans son ensemble qui est atteinte. A la rentrée prochaine, les classes vont être surchargées. Les remplacements, quand ils seront effectués, le seront par des personnels précaires sans formation comme c’est le cas dans deux ULIS et deux Segpa actuellement, ce que le SNUipp-FSU a dénoncé. Cette vision de l’école est contraire à notre vision d’une école ambitieuse, indispensable à la réussite de tous les élèves, que porte le SNUipp-FSU. Il revendique l’arrêt des suppressions de poste et la restitution des 70 000 postes supprimés depuis 2008.

Tout au long du CTA, le directeur d’académie et l’inspecteur d’académie n’ont eu de cesse de justifier le projet de carte scolaire parisienne en raison de l’enveloppe limitée de postes fixée par le Ministère. De nombreuses revendications ou questions sont restées sans réponse... A mots plus ou moins couverts, l’académie a reconnu que la situation des élèves parisiens ne serait pas idéale suite à ces 98 suppressions de postes. L’académie s’est seulement attachée à défendre l’aide personnalisée… et à justifier la fin des stages de formation continue par la prise en compte de l’augmentation de 12h à 18h des animations pédagogiques… Ces arguments ont été rejetés fermement par les représentants du personnel.
Cela dit, pour le SNUipp-FSU, que ces mesures soient défendues ou non par l’académie, le résultat est le même pour les écoles : l’académie s’arc-boute sur des mesures inacceptables ! Le SNUipp-FSU appelle donc à rester mobilisés jusqu’au CDEN du 16 février et au nouveau CTA du 17 afin de démontrer au Ministère que son obsession budgétaire mène le service public d’éducation dans le mur. Le projet académique doit être revu et largement corrigé ! Le SNUipp-FSU est déterminé à continuer la mobilisation avec les enseignants et les parents d’élèves après les vacances de février. Dans le contexte électoral, l’école est un élément clé des débats, le SNUipp-FSU veut faire entendre ses revendications pour l’école et ses personnels.

Le projet de carte scolaire a été soumis au vote et unanimement rejeté par les représentants du personnel. En application des nouveaux textes réglementaires, l’académie est donc dans l’obligation de convoquer un nouveau comité technique académique le vendredi 17 février et représenter un projet de carte scolaire.

40 fermetures de classes pour trop peu d’ouvertures

Suite à l’insistance du SNUipp-FSU, l’académie a reconnu que la moyenne parisienne du nombre d’élèves par classe était bien supérieure à la moyenne nationale. Et ce d’autant plus que cette moyenne n’intègre pas les élèves placés en fond de classe en raison du non remplacement de leur enseignant absent. A cette occasion, le SNUipp FSU a rappelé ses revendications de 20 élèves par classe en ZEP et 25 dans les écoles non ZEP.
Enfin, le SNUipp-FSU continue de dénoncer le renoncement académique à la scolarisation des moins de trois ans.

Trop peu de bougés ont été envisagés par l’académie. Seule fermeture annulée : une classe élémentaire rue Eugène Varlin. D’ailleurs, la création d’une école polyvalente dans cette école a été remise en cause par les représentants du personnel. L’académie va donc de nouveau étudier la situation avec la Mairie afin de vérifier qu’il n’y a pas une solution plus opportune pour accueillir les élèves de maternelle de ce secteur. D’autre part, l’académie a semble-t-il été particulièrement sensible aux arguments des représentants du personnel concernant la situation des écoles élémentaires Lépine (18ème) et Aubervilliers (19ème). Concernant les demandes d’ouvertures, comme l’a fait remarquer le SNUipp-FSU, l’académie n’avait pas les bonnes prévisions d’effectifs concernant les écoles Alexandre Dumas (11ème) et Lamoricière (12ème), leur situation sera donc revue en CDEN le 16 février. Le SNUipp-FSU a également demandé le maintien du maître en surnombre à l’école élémentaire Franc-Nohain (13ème), l’IA a donné un accord de principe sauf si les effectifs chutaient en juin. L’IA a annoncé qu’il y aurait certainement une ouverture de classe à l’école élémentaire Bretonneau (20ème).

46 postes de Rased supprimés

Le SNUipp-FSU n’accepte pas la suppression des postes d’enseignants spécialisés des Rased et demande le rétablissement des 27 postes supprimés à la rentrée 2011 et des 72 postes de 2009. En 4 ans, 34% des postes de Rased seraient ainsi supprimés, hors psychologue scolaire. L’objectif visé est bien de démanteler les réseaux, d’alourdir leurs tâches en augmentant le nombre d’écoles dans lesquelles ils interviennent pour que leur mission ne soit réduite qu’à jouer « les pompiers de la lutte contre l’échec scolaire ». Or, la prévention est une de leur mission première, celle-ci permet aux écoles de remédier aux difficultés des élèves avant qu’elles ne se transforment en échec scolaire durable. Le nouveau projet académique, concernant l’aide aux élèves en difficultés ne fait qu’acter cette restriction des missions des réseaux dont la mission première revient à n’avoir qu’un rôle d’accompagnement des enseignants qui gèrent seuls au quotidien, des élèves qui sont dans un grand « mal-être social » et/ou en situation de handicap et auxquels l’école n’apporte plus de solutions.
La justification académique des suppressions d’emplois des Rased par la transformation des heures d’aide personnalisée en emploi au service de la lutte contre la difficulté scolaire ne tient pas la route pédagogiquement. Cet argument est inacceptable ! Les aides personnalisées n’ont rien à voir avec la remédiation d’un élève en grande difficulté scolaire effectuée par un maître de Rased. Et ce n’est pas là un état d’âme, mais le bilan tiré par les enseignants eux-mêmes.
Les ratios que l’académie a présenté parlent d’eux même : 5 000 élèves pour un maître de Rased dans le 16ème ou dans le 5/6ème, 3 400 dans une circonscription du 20ème ou du 19ème…
Les propositions de départ en stage CAPA SH constituent une autre face de l’austérité budgétaire (lire ici).
La seule modification concernant les fermetures de postes réseaux est l’annulation probable de la fermeture du poste « Sout » à l’école Barbanègre (19ème) déjà touchée par une fermeture de classe. En revanche, un autre poste de réseau serait supprimé dans la circonscription.

34 postes de remplaçants supprimés

Derrière la suppression des postes de remplacement se dessinent des attaques multiples. Tout d’abord, contre les statuts des personnels puisque cette suppression acte le retour de personnels contractuels sans qualification particulière dans les écoles. Elles actent également la fin de la formation continue des enseignants. Selon les documents parcellaires reçus par l’académie qui n’intègrent pas un certain nombre d’annulations de stage, 1200 journées de stage ont déjà été annulées faute de moyens de remplacement sur un volume annuel de 18 821 journées stagiaires dont 3 855 sans remplacement. Enseigner est un métier qui s’apprend et cela tout au long de sa carrière.
Le SNUipp-FSU continue à revendiquer le retour de l’année de formation initiale professionnelle rémunérée supprimée il y a deux ans. Enfin, impossible de traiter de la suppression des postes de remplacement de cette année et des années passées sans dénoncer la situation de pénurie que vit l’académie.

Manque de CLIS

Le SNUipp-FSU a interpelé l’IA sur l’absence de création de CLIS alors même que 8 élèves de plus sont attendus et que nombre d’élèves n’ont pu bénéficier de la scolarisation en CLIS faute de place cette année.
L’IA a indiqué qu’a priori, il y aurait autant d’élèves en CLIS que l’an passé et qu’ils pourraient donc tous être accueillis. L’académie prévoit en effet de nombreux départs d’élèves de CLIS vers les ULIS. Toutefois, si les prévisions s’avéraient sous-évaluées, l’académie travaille avec la Mairie pour localiser deux écoles où pourraient être ouvertes deux CLIS en juin.
Concernant la CLIS A transformée en CLIS TSL (troubles sévères du langage), elle sera a priori transférée de l’école St Jacques à l’école rue Olivier Métra. De manière plus large, le SNUipp-FSU a dénoncé le manque d’AVS et d’AVSi. Le non respect des prescriptions de la MDPH produit des effets désastreux sur les conditions d’apprentissage de l’élève concerné et celles des élèves de la classe, ainsi que sur les conditions de travail des enseignants.


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