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CDEN « carte scolaire » du 16 février : des avancées bien insuffisantes au regard des enjeux !

publié le 17 février 2012

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L’école dans son ensemble est attaquée.

Dans une déclaration liminaire (à lire ici), le SNUipp-FSU a dénoncé l’obsession budgétaire ministérielle dictée par la Révision Générale des Politiques Publiques et le dogme libéral de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Les conséquences sur les écoles sont dramatiques car c’est bien l’école dans son ensemble qui est atteinte. A la rentrée prochaine, les classes vont être surchargées. Les remplacements, quand ils seront effectués, le seront par des personnels précaires sans formation comme c’est le cas dans deux ULIS et deux Segpa actuellement, ce que le SNUipp-FSU a dénoncé. Cette vision de l’école est contraire à notre vision d’une école ambitieuse, indispensable à la réussite de tous les élèves, que porte le SNUipp-FSU. Il revendique l’arrêt des suppressions de poste et la restitution des 70 000 postes supprimés depuis 2008. Une autre politique éducative est également indispensable.

Comme lors du comité technique, le directeur d’académie et l’Inspecteur d’académie n’ont eu de cesse de justifier le projet de carte scolaire parisienne en raison de l’enveloppe limitée de postes fixée par le Ministère. L’académie a repris quelques arguments avec la mise en avant des heures d’aides personnalisées pour justifier la fin des Rased ou encore la substitution de la formation continue par les heures d’animations pédagogiques… Arguments fermement rejetés par les divers participants.
Le SNUipp-FSU appelle donc à rester mobilisés afin de démontrer au ministère que son obsession budgétaire mène le service public d’éducation dans le mur. Le projet académique doit être revu et largement corrigé ! Le SNUipp-FSU est déterminé à continuer la mobilisation avec les enseignants et les parents d’élèves après les vacances de février. Il a proposé à ses partenaires une intersyndicale et une réunion avec la FCPE pour définir les modalités de cette mobilisation, notamment vis-à-vis de la pénurie de remplaçants à Paris. D’autre part, dans le contexte électoral, l’école est un élément clé des débats, où le SNUipp-FSU veut faire entendre les revendications des enseignants pour l’école et ses personnels.
Sans même prendre en compte les suppressions inacceptables de Rased et de remplaçants, il est évident que les 6 postes qui restent à l’académie pour effectuer des ouvertures de classes et revenir sur des fermetures en juin seront largement insuffisants. Il n’est pas question que les postes de Rased ou de remplaçant servent de variable d’ajustement et que de nouveaux postes soient supprimés en juin ! C’est pour cette raison que le SNUipp-FSU revendique le vote d’un collectif budgétaire pour répondre aux besoins des écoles.

Enfin, le SNUipp-FSU a été à l’initiative de la présentation d’un vœu par l’ensemble des organisations syndicales, la FCPE et la Ligue de l’Enseignement (le lire ici) demandant l’annulation des suppressions de postes. Ce vœu a été adopté à une quasi-unanimité (une abstention du représentant de la PEEP, un vote contre d’un élu de l’opposition municipale).
Le projet de carte scolaire a été soumis au vote et unanimement rejeté.

Les mesures initiales envisagées par l’académie

Classes : des avancées très insuffisantes

L’académie a décidé d’annuler les fermetures de classes dans les écoles suivantes : élémentaire Varlin (10ème), pérennisation du poste de « maître en surnombre » à l’école Franc Nohain (13ème), élémentaire Asseline (14ème), élémentaire Lépine et Polyvalente Goutte d’Or (18ème), élémentaires Mathis et Aubervilliers (19ème). Des ouvertures de classe supplémentaires ont été actées : élémentaire Alexandre Dumas (11ème), élémentaire Bretonneau ou son secteur (20ème).
La Mairie a indiqué que les ouvertures de classe dans les écoles Pereire et Pouchet (17ème) étaient impossibles en raison d’un manque de locaux scolaires et que d’autres solutions devaient être envisagées pour accueillir les élèves de ce secteur.
Le projet de transformation en école polyvalente de l’école élémentaire Varlin (10ème) est suspendu. Sur proposition du SNUipp-FSU, une réunion réunissant les membres du CDEN et la Mairie du 10ème aura lieu dès la rentrée pour essayer de trouver une solution plus opportune pour le dégorgement indispensable de l’école Aqueduc.
Ces avancées sont bien insuffisantes : d’autres classes auraient dû ouvrir sans attendre le mois de juin. Ouvrir une classe en juin et non en janvier place les écoles dans des situations difficiles du point de vue de leur organisation pédagogique.
De plus, de nombreuses fermetures de classes auraient dues être annulées ! Le SNUipp-FSU a obtenu l’engagement de l’académie que les cas des écoles dont une classe a été fermée seront étudiées de manière plus « favorable » : pour rouvrir lors du groupe de travail en juin, les écoles devront atteindre le seuil de fermeture et non d’ouverture.

Rased et remplaçants : un statut quo inacceptable

Seuls bougés possibles : 19C, 18C, 20A. Le nombre de suppressions resterait identique, mais les postes supprimés ne seront pas forcément ceux prévus. L’académie va prendre une décision rapidement.

CLIS

Comme en CTA, l’IA a indiqué qu’a priori, il y aurait autant d’élèves en CLIS que l’an passé et qu’ils pourraient donc tous être accueillis. L’académie prévoit en effet de nombreux départs d’élèves de CLIS vers les ULIS. Toutefois, si les prévisions s’avéraient sous-évaluées, la Mairie a confirmé travailler pour localiser deux écoles où pourraient être ouvertes deux CLIS en juin.
Concernant la CLIS A transformée en CLIS TSL (troubles sévères du langage), elle sera a priori transférée de l’école St Jacques à l’école rue Olivier Métra.

Transformation des postes de DMA et PEIMF/adjoints en école maternelle : reculs importants de l’académie

Face à l’argumentation et à la ténacité des représentants du SNUipp-FSU, l’académie a reculé sur ses projets de transformations de postes d’école maternelle en poste de PEIMF dans les écoles St Denis (2ème), Archives (4ème), Blanche (9ème), Bullet (10ème), Bercy, Traversière, Hillairet (12ème), Torcy, Lamarck, Orsel, Carpeaux (18ème), Archereau (19ème). De même, les postes de Peimf ne seront pas fermées et transformées dans les écoles Musset, Parc des Princes (16ème). Enfin, quatre postes de DMA des écoles Vandrezanne (13ème), Coppée (15ème), Murat, Parc des Princes (16ème) seront transformés en poste de titulaire secteur.
Deux postes de PEIMF en école d’application sont fermés : EEA Murat et Michel Ange (16ème)

IRL

Le SNUipp-FSU a dénoncé l’augmentation insuffisante de l’IRL versée aux instituteurs non logés.


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