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publié le 2 novembre 2025

Il s’agit d’une modification majeure apportée à la mobilité en 2021 et reconduite encore cette année : en parallèle du mouvement interdépartemental habituel, environ 250 postes issus du 1er degré, au plan national, vont être profilés et ouverts à candidature à l’ensemble des PE.
Un appel à candidature a lieu à partir de fiches de postes disponibles sur Iprof > Les services > SIAM > Mouvement Pop > Colibri. Puis une commission présidée par le-la DASEN s’entretiendra avec les candidat-es aux postes de chaque département concerné.
L’agent-e choisi-e par le-la DASEN sera affecté-e sur ce poste au 1er septembre suivant, et obtiendra le bénéfice de la mutation par INEAT/EXEAT “automatiques” dans le département.
L’agent-e aura alors l’obligation d’occuper ce poste sur une durée minimale de 3 ans. À l’issue de ces trois ans, quatre possibilités s’offrent à lui-elle :
– 1. rester sur le dit-poste
– 2. participer au mouvement intra du département d’accueil
OU
À condition d’occuper le poste POP à l’issue des 3 ans (ne pas avoir participé au mouvement intra du nouveau département) :
– 3. bénéficier d’une majoration de 27 points sur tous vœux pour les permutations
– 4. réintégrer son département d’origine s’il ou elle ne souhaite pas rester dans le département obtenu
Les postes non pourvus seront reversés dans le mouvement intradépartemental, les DASEN choisissant de conserver le profilage ou de l’attribuer au barème.
Les candidat-es retenu-es sur un de leurs vœux formulés dans le cadre du mouvement POP verront leur participation au mouvement interdépartemental automatiquement annulée.
L’année 2025-2026 est la première année pendant laquelle il est possible d’obtenir 27 points de bonification sur tous les voeux du mouvement inter-départemental après avoir exercé pendant 3 ans sur un poste POP. Il est également possible de regagner son département d’origine une fois ces trois années passées. Il faut pour cela signaler sa demande dans le serveur mouvement.
| Date | Échéances |
|---|---|
| Formulation des demandes de mouvement POP | |
| Mardi 4 novembre 2025 | Ouverture de la plateforme Info mobilité |
| Mercredi 5 novembre 2025 à 12h | Ouverture de la page mouvement POP sur Colibris |
| Mercredi 26 novembre 2025 à 12h | Clôture des demandes sur Colibris et fermeture de Info mobilité |
| Phase d’entretiens | |
| Du lundi 1er décembre 2025 au mardi 27 janvier 2026 | Organisation des entretiens pour les postes sur lesquels vous aurez postulé si votre dossier a été pré-sélectionné |
| Jeudi 22 janvier 2026 à minuit | Date limite d’annulation de votre participation au mouvement POP |
| Mardi 18 février 2026 | Diffusion individuelle des résultats aux candidat-es à la mutation POP |
La FSU-SNUipp, a dénoncé cette attaque frontale aux règles du mouvement inter et à la transparence des mutations. En l’absence de bilan complet des LDG mobilité, cette évolution est clairement guidée par une volonté idéologique de casser le cadre collectif des règles de gestion.
Ce mouvement national sur postes à profil n’améliorera pas le taux de satisfaction déjà très bas dans le 1er degré, il risque en plus d’accentuer les déséquilibres entre les départements attractifs et non attractifs. Mais encore, en réduisant de facto le nombre de postes vacants, ce dispositif impactera négativement les mouvements intra-départementaux. Cela rappelle le fiasco qu’a représenté l’expérimentation ECLAIR, abandonnée au bout d’un an.
Étant posée comme première étape, cette modalité supplémentaire aura une conséquence sur le calibrage départemental (balance définie dans la plus grande opacité entre le nombre d’entrées dans le département et le nombre de sorties).
Dans ces conditions, elle ne fera que réduire les possibilités de sorties par permutations informatiques des départements peu demandés, y compris pour les détenteur-trices de priorités légales.
De fait, certain-es collègues bénéficiant de priorités légales pourraient se voir empêché-es de partir. De plus, les priorités légales sont reléguées au rôle de discriminants puisqu’elles ne seront utilisées que pour départager des candidat-es aux « valeurs professionnelles » équivalentes
La FSU a rappelé que « ce n’est pas le profilage qui redonnera de l’attractivité, il faut avant tout des recrutements. Cela permettrait d’améliorer les conditions de travail par la baisse des effectifs par classe. »