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Groupe de travail sur les risques psycho-sociaux dans le premier degré : Compte-rendu de la réunion du 24 mars

publié le 7 avril 2022

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Jeudi 24 mars, à la demande du SNUipp-FSU Paris, un groupe de travail (GT) consacré à la prévention des risques psycho-sociaux (RPS) dans le 1er degré a eu lieu réunissant des représentant-es du personnel et des membres de la direction académique dont le Dasen – M. Teulier, le DRH de l’Académie de Paris – M . Pierre, la DRH 1er degré – Mme Geny-Guery, le conseiller technique du Recteur dans l’ASH – M. Fontaine, le psychologue du travail 1er degré – M. Lobermann, l’inspecteur santé et sécurité au travail – M. Julian, la responsable du SPR (service de prévention des risques) – Mme Salibur

Les RPS, kesako ?

« Les risques psycho-sociaux sont des risques pour la santé mentale, physique et sociale, engendrés par les conditions d’emploi et les facteurs organisationnels et relationnels susceptibles d’interagir avec le fonctionnement mental. »

Depuis la circulaire de 2016 sur les RPS, l’Académie se doit d’engager un plan d’évaluation et de prévention de ces risques. Un plan d’action approuvé par l’ensemble du CHSCT avait été mis en place suite aux différents groupes de travail auxquels le SNUipp-FSU avait participé activement.

Le dernier groupe de travail autour de la question des RPS datait de 2018. Depuis septembre, le SNUipp-FSU Paris insistait pour qu’un GT seulement premier degré soit réuni. En effet, la situation parisienne se dégrade, les collègues étant de plus en plus confronté-es à des situations difficiles avec un soutien institutionnel défaillant.

Bilan du plan d’action : ce qui a été mis en place et... tout ce qu’il reste à faire !

Le plan d’action rédigé en 2018 comprenait 6 axes de prévention et d’intervention dont 3 concernent les personnels du 1er degré.

- Axe 1 : accompagner les personnels du 1er degré confronté-es à des élèves hautement perturbateur-trices, il y était en particulier acté :
→ La mise en place d’un affichage et d’un livret informatif sur les dispositifs et protocoles de prise en charge des élèves à difficultés de comportement, afin d’uniformiser le niveau d’information des PE.
Le livret et l’affiche sont en cours de réactualisation et devraient être communiqués aux enseignant-es et aux écoles à la rentrée prochaine.
Le SNUipp-FSU Paris a demandé que la transmission des documents ne se limite pas à une parution dans Inform@lire mais qu’un exemplaire papier soit envoyé à toutes les écoles.

M. Fontaine a rappelé l’existence de 3 EMASCO (équipe mobile de scolarisation) aujourd’hui déployées à Paris, dispositif financé par l’ARS et composé de personnel expérimenté venant du médico-social. 4 conférences pour les directrices et directeurs d’école sont prévues courant avril pour présenter ce livret et les dispositifs qui sont parfois encore méconnus (e.g. l’Emasco)

→ L’organisation de formations sur les postures et gestes professionnels sur 2 journées.
Elles devront être de nouveau proposées dès septembre 2022. Le SNUipp-FSU Paris a demandé à l’Administration de préciser les modalités de mise en place de cette formation. Pour le SNUipp-FSU Paris, ces stages doivent être sur temps scolaire, remplacés et concerner une part importante de l’équipe d’une même école. En effet, ces formations sont censées concerner des équipes d’école complètes ayant été ou/et parfois étant encore confrontées à un ou plusieurs élèves hautement perturbateurs.

→ La mise en place par la-le psychologue du travail d’une nouvelle formation au PAF : animation de groupes d’analyse de situations professionnelle pour les directeur-trices.
Des groupes d’analyses avaient été menés jusqu’à l’année scolaire dernière par la précédente psychologue du travail – Mme Kerambrun. L’Académie laisse à M. Lobermann, nouvellement en poste, le temps de s’organiser pour décider de reprendre ou non la mise en place de ces groupes d’analyses. Au-delà de l’importance évidente de leur mise en place, le SNUipp-FSU Paris a aussi souligné que ces temps d’analyses devraient concerner tous-tes les professeur-es des écoles et ne pas être réservés aux directeurs-trices. Si l’Académie ne pense pas le proposer aux professeur-es des écoles, c’est uniquement par manque de remplacement. Une fois de plus, les personnels paient le manque d’investissement dans l’éducation !

- Axe 2 : accompagner les personnels confrontés aux violences au travail
Un vademecum avait été écrit en 2018 et sa mise à jour est en cours. Le SNUipp-FSU Paris a rappelé que, malgré un certain engagement de la part des IEN, le soutien institutionnel en cas de dépôt de plainte en particulier demeure très insuffisant : accompagnement de l’IEN dans les locaux de la Police, appel téléphonique systématique en cas d’agression, etc.

- Axe 6 : identifier les situations à risques psychosociaux
Situations difficiles dans les classes et les écoles : l’Académie souligne l’utilisation des fiches RSST pour des raisons très variées, et selon elle pas toujours à bon escient : problèmes entre collègues, élèves ingérables… Le SNUipp-FSU Paris a souligné que les collègues se saisissaient de ces fiches puisqu’il s’agit bien de faire remonter des situations qui affectent la santé et la sécurité au travail. L’Académie devrait plutôt veiller à son obligation de protection en évitant ces situations plutôt qu’en reprochant aux personnels une mauvaise utilisation de l’outil !
L’académie a décidé de préciser leur rôle et les autres canaux de remontée des problèmes dans un prochain GT avant la fin de l’année scolaire.

D’autres facteurs de RPS

Le SNUipp-FSU Paris a par ailleurs souligné le manque de perspectives pour les collègues, contrairement aux discours de l’académie en particulier sur la mobilité des enseignant-es : quasi-impossibilité à quitter l’académie pour une autre, pour un détachement à l’étranger ou dans un autre corps, quasi absence de disponibilité ou de temps partiel sur autorisation quelle que soit la raison : continuer ses études, pratiquer une autre activité..., en bref une impression d’enfermement grandissante. Il s’est inquiété une nouvelle fois du rôle exact et les propositions concrètes des ressources humaines de proximité dont il est fait grande publicité.

Le SNUipp-FSU Paris a enfin rappelé à l’Académie que les actes de prévention et de formation ne pouvaient être efficacement proposés que si des moyens étaient réellement débloqués. Si la sécurité sanitaire et psychologique des personnels est une des premières responsabilités de notre employeur, alors il faut pouvoir y consacrer un budget réel. Il faut aussi lui consacrer une vraie place dans la formation.

Un deuxième groupe de travail autour de ce plan d’actions devrait avoir lieu courant mai. Vous pouvez compter sur les représentant-es du SNUipp-FSU Paris pour tout faire pour obtenir des avancées sur les conditions de travail dans l’académie.


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