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Compte-rendu du Comité technique académique du 10 avril Carte scolaire : le compte n’y est pas !

publié le 11 avril 2014

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Pour une revalorisation des salaires et des conditions de travail !
Dans une déclaration liminaire (en intégralité en fin de compte-rendu), le SNUipp-FSU a revendiqué une revalorisation des salaires et des carrières. Ses représentants ont dénoncé l’insuffisance des 10 postes octroyés à l’académie face aux besoins des écoles parisiennes en terme de baisse des effectifs, besoin impérieux de remplaçants, Rased. Ils ne suffisent pas à compenser les dégâts causés par les suppressions massives de postes des années précédentes et transformer l’école.
Le SNUipp-FSU a contacté les écoles concernées par les ouvertures ou les fermetures de classes, a porté leurs revendications en séance et a accompagné en délégation les écoles revendiquant une ouverture de classe ou touchées par une fermeture de classe.

Pas de réponse concrète de l’académie
Le Dasen a indiqué qu’il ne souhaitait pas créer cette année de postes de Rased car il reste des postes encore non occupés et a affirmé que s’il lui restait des postes à l’issue des opérations, il augmenterait le nombre de postes de brigade de remplacement.
Concernant les ouvertures et fermetures de classe, l’académie a peu entendu les représentants du personnel. L’ensemble des organisations syndicales a voté contre le projet de carte scolaire, un nouveau comité technique est donc convoqué pour le 29 avril. L’académie ne tranchera qu’après la réunion du CDEN (réunissant les représentants de parents et de la Mairie) le 20 mai. Il est donc encore temps de se mobiliser, le SNUipp-FSU appelle les écoles à contacter le syndicat pour construire ensemble cette mobilisation et à donner les éléments récents pour pouvoir défendre au mieux les écoles le 20 mai. Concernant l’ASH, le Dasen n’a pas voulu revenir sur les fermetures en postes dans les hôpitaux. Concernant les CLIN, il n’a pas répondu favorablement à la revendication d’ouverture d’une CLIN dans le 18ème. Quelques bougés auront peut-être lieu avant le comité technique du 29 avril, mais rien n’est sûr, le Dasen a juste annoncé être attentifs à plusieurs situations.

Lire les mesures envisagées par l’académie avant le CTA

Déclaration liminaire du SNUipp-FSU – CTA du 10 avril
A l’entrée de CTA, nous ne pouvons faire comme si n’existaient pas les fuites, prospectives et autres annonces budgétaires qui ont lieu en ce moment. Tantôt il serait question de revenir sur la promesse présidentielle de création de 60 000 postes au sein de l’Education Nationale, tantôt il est question de poursuivre le gel inacceptable du point d’indice des fonctionnaires jusqu’en 2016 voire de bloquer leur avancement. Le SNUipp-FSU tient à réaffirmer ici que les services publics ne sont pas une charge, mais un investissement pour l’avenir. Ceci est dans l’intérêt des personnels bien sûr, mais aussi du service faute de quoi nous assisterons à un manque de candidats aux concours. C’est pourquoi le SNUipp avec la FSU continuera de se mobiliser aux côtés des personnels afin d’obtenir un réel changement de politique économique et sociale.

La revalorisation des conditions de travail des enseignants est également primordiale et c’est de cela dont il va notamment être question aujourd’hui. Nous entrerons dans les détails des mesures de carte scolaire au cours des débats. Mais dès maintenant le SNUipp-FSU réaffirme que l’octroi de 10 postes aux écoles parisiennes est insuffisant pour répondre aux besoins. Loin de permettre de transformer l’école, ce budget ne permet même pas de réparer les dégâts des politiques passées et des suppressions massives de postes.
Le nombre moyen des élèves par classe dans les écoles parisiennes est parmi les plus élevés de France, le différenciel entre les écoles situées en éducation prioritaire et les autres un des plus faibles, et bien, l’académie ne s’engage pas dans une baisse des effectifs dans les classes.
Par ailleurs, nous le savons tous ici, la situation des remplacements au sein de l’académie est catastrophique. Les absences de courte durée ne sont plus remplacées, les interim de direction non assurés… les enseignants se retrouvent seuls à gérer cette pénurie. Ce n’est pas acceptable. La réponse de l’académie face à ces graves difficultés se limite à la création de quatre postes de remplaçants. Ce qui est bien insuffisant pour remplacer les collègues absents et ne parlons même pas de la relance de la formation continue qui ne restera qu’à l’état d’annonce ministérielle.
Concernant les Rased, malgré une tendance positive de départs en stage CAPA-SH, le SNUipp-FSU dénonce qu’aucune recréation de poste de Rased ne soit actée pour la rentrée prochaine, alors même que dans certaines circonscriptions, aucun poste de maître G n’existe et que dans d’autres le maître E est censé suivre plus de 2 000 élèves.
Enfin, nous tenons à souligner la faiblesse des postes octroyés aux priorités ministérielles. Là aussi, ne restent aux écoles que de se satisfaire des annonces gouvernementales en lieu et place d’actes.

Pour conclure, il est clair que la refondation de l’école manque cruellement de ciment. Une seule boussole va guider le SNUipp-FSU dans les débats aujourd’hui : obtenir un réel changement dans les conditions d’apprentissage des élèves et d’enseignement des professeurs à la rentrée 2014. Pour cela, les mesures proposées par l’académie doivent très sérieusement évoluer.


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