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Compte-rendu de la CAPD du 11 octobre 2018 Stages de formation continue, animations pédagogiques Hors classe, entretiens de carrière

publié le 11 octobre 2018

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Hors Classe, oublis d’entretien de carrière : stop aux injustices ! Le SNUipp-FSU a l’initiative du vote d’un vœu en CAPD et obtient le début de réparation d’une injustice sur la HC

Au niveau national, le SNUipp-FSU continue d’intervenir pour dénoncer les injustices constatées dans le nouveau déroulement des carrières, notamment concernant la Hors Classe. Au niveau académique, la mise en place des textes réglementaires a été plus que chaotique. Il y a dix jours, le SNUipp-FSU a donc interpellé par écrit le Dasen sur deux points spécifiques : les entretiens de carrière oubliés et les avis émis pour la hors classe sans entretien de carrière. Le SNUipp-FSU souhaite que les revendications portées dans ce cadre soient unitaires, ses élu-es ont donc soumis au vote en CAPD aujourd’hui un vœu reprenant les revendications portées par le SNUipp-FSU. L’ensemble des syndicats a voté ce voeu.

Entretiens de carrière : 140 collègues passé-es à la trappe
Sollicité par quelques collègues en cette rentrée, le SNUipp-FSU a découvert en interrogeant le Rectorat que 140 enseignant-es des écoles parisiennes n’ont pas eu l’entretien de carrière prévu réglementairement pour eux-elles l’an passé. Le Ministère préconiserait que les comptes-rendus des rendez-vous de carrière qui n’ont pas pu se tenir soient complétés avec la mention "Non renseigné", l’appréciation finale étant également non renseignée. Il reviendrait ensuite aux collègues de saisir la CAPD… Cette solution n’a aucun sens. Sur quelle base le Dasen émettrait-il un avis ? Le SNUipp-FSU demande donc que pour des raisons de justice et d’équité, ces collègues puissent avoir un entretien de carrière en cette rentrée s’ils-elles le souhaitent.

Pour la révision des avis hors classe du Dasen
Une appréciation a été portée par les IEN et le Dasen sur le travail et la carrière de tous-tes les collègues qui avaient dépassé leur deuxième année au 9e échelon sans entretien ni explication, en toute opacité. Or, pour le moment, cet avis est définitif. L’Académie n’a pas respecté ses obligations réglementaires en terme de notification de l’avis émis, certain-es collègues ne le connaissent d’ailleurs toujours pas. En fin d’année dernière, au moment de la CAPD, l’Académie a refusé l’étude des recours spontanés des enseignant-es.

Le SNUipp-FSU ne peut se satisfaire de ce statu quo. L’ensemble des collègues concerné-es doit recevoir la notification de l’avis émis les concernant et ils-elles doivent tous-tes être informé-es des voies de recours possibles. Pour le SNUipp-FSU, il est fondamental que chacun-e puisse contester l’avis émis et que son recours soit étudié par le Dasen après la réunion d’une CAPD.

Les réponses de l’Académie
- sur les entretiens de carrière oubliés : le Rectorat a annoncé que le Ministère refusait cette demande. Le SNUipp-FSU va donc intervenir auprès du Ministère.

- sur les appréciations finales du Dasen : le Rectorat a accédé à la demande que portait le SNUipp-FSU depuis 15 jours. L’ensemble des collègues au 9ème échelon qui ont eu un avis du Dasen sur leur carrière pour étudier le passage à la hors classe sans entretien de carrière va recevoir la notification de cette appréciation d’ici une dizaine de jours avec les voies de recours possibles.

Stages de formation continue

La CAPD avait pour objet principal l’étude des candidatures aux stages de formation continue.

La formation continue réduite à portion congrue
Lors d’une déclaration liminaire, le SNUipp-FSU a réaffirmé que la formation professionnelle continue est un des leviers fondamentaux de la transformation de l’école qu’il revendique. C’est également un droit pour les personnels, droit que le Ministre ne respecte pas faute de moyens de remplacement. Le SNUipp-FSU revendique donc une augmentation du nombre de postes de brigade de remplacement « stages formation continue » avec comme première mesure la pérennisation des postes de brigade « éphémère » qui remplace les collègues de CP partant en formation cette année.

Pour une formation continue choisie sur temps de classe ! Pour le SNUipp-FSU, la formation continue doit se dérouler sur temps de classe. Se réunir pour une formation deux ou trois mardis à 16h n’a rien à voir avec une formation se tenant sur la journée pendant une ou plusieurs semaines.
Pour notre syndicat, les enseignant-es doivent avoir le choix entre de nombreux stages de qualité, en lien avec la recherche et leurs besoins. Ce n’est pas le cas aujourd’hui.
Enfin, contrairement aux résultats de l’enquête de recherche menée auprès des enseignant-es parisien-nes sur la formation continue à Paris, l’Académie a fait le choix de multiplier la formation à distance via des supports numériques. Si le SNUipp-FSU n’a rien a priori contre la formation à distance, elle ne doit pas avoir vocation à se substituer à la formation présentielle, ce qui est clairement le cas aujourd’hui.

Résultats définitifs
Certains stages ne sont pas complets. 34 stages sur temps scolaire et 29 stages hors temps scolaire vont donc être proposés de nouveau aux enseignant-es parisien-nes. Gaïa va donc être réouvert, l’information paraitra dans Informalire.

Toutes les demandes pour les stages hors temps scolaire ont été acceptées.

Pour mémoire, le barème des enseignant-es pour les demandes de stages est : (Ancienneté générale des services + 36) – le nombre de semaines de stage déjà effectuées.

Les années passées, il y a eu de gros problèmes d’information des personnels, certain-es ont même été prévenu-es de leur participation à un stage après la tenue du stage… Cette année, les collègues seront averti-es de l’attribution ou non de stage sur le serveur Gaïa à partir de la rentrée des vacances d’automne au plus tard. En revanche, les convocations seront encore envoyées sur la boite école et non sur l’adresse personnelle des enseignant-es comme le demande le SNUipp-FSU.

En attendant, le SNUipp-FSU invite les collègues concerné-es à contacter le syndicat dès maintenant pour connaître leurs résultats personnels.

Animations pédagogiques : stop aux injonctions !

Le SNUipp-FSU a également tenu à intervenir sur les 18h d’animations pédagogiques… ou ce qu’il en reste.

Non aux formations imposées !
Conformément à sa vision politique verticale et unilatérale, le Ministre a imposé 9h en français et 9h en maths à tous-tes les enseignant-es des écoles élémentaires, dernière preuve du peu de considération des enseignant-es que peut avoir le Ministre… Ce dernier nous considère vraiment comme des exécutant-es et non des concepteurs-trices de notre métier. D’ailleurs, le SNUipp-FSU a interrogé l’Académie sur la demande qui était faite de s’inscrire sur Gaïa vu que nous n’avons le choix de rien, d’autant que ce site fonctionne mal très régulièrement… L’Inspecteur d’Académie adjoint a répondu que le modèle global des 18h et Gaïa l’imposent…

Par ailleurs, concernant la déclinaison académique de ces injonctions, le SNUipp-FSU a demandé à ce que plusieurs choix de date et de contenu en français et en maths soient proposés au sein de chaque circonscription, ce qui n’est pas le cas partout. L’Inspecteur d’Académie adjoint a répondu que l’Académie avait choisi de produire une maquette de formation centralisée à décliner au niveau des circonscriptions avec une possibilité pour les IEN de varier les contenus. Cependant, le Dasen avait demandé à ce que chaque enseignant-e puisse avoir le choix entre des contenus et des dates différentes dans la mesure du possible. Manifestement, sur le terrain, cette demande académique a été entendue diversement, ce que l’Académie assume au regard des contraintes liées à chaque circonscription. Il n’est pas acceptable que les droits des enseignant-es soient ainsi restreints ! Le SNUipp-FSU continuera d’intervenir !

Par ailleurs, il a demandé que les dates soient fixées dès maintenant pour que les enseignant-es puissent s’organiser.

Enfin, il n’est pas acceptable que les 18h qui sont censées être des heures annualisées se concentrent de janvier à juin.

Pour mémoire, il est possible de déduire 9h de réunions d’information syndicale sur les 18h d’animations pédagogiques.

Une charge de travail inacceptable pour les formateurs-trices L’an passé, le SNUipp-FSU était intervenu fortement pour dénoncer l’augmentation de la charge de travail et le glissement des missions des CPC engendré par l’intégration des 18h au sein de Gaïa. Notre syndicat avait porté un certain nombre de demandes notamment pour que la DAFOR prenne en charge certaines tâches dévolues illégitimement aux CPC. Le Dasen avait indiqué entendre certaines demandes et étudier cette question pour cette rentrée. Mais dans les faits, rien n’a changé ! Ce n’est pas acceptable. En réponse au SNUipp-FSU, l’Inspecteur d’Académie adjoint a estimé que dans le cadre de Gaïa, la charge de travail est considérablement réduite comme le nombre de modules proposés était moindre cette année...

La mise en place des injonctions ministérielles a également des conséquences sur le travail des formateurs-trices à qui on demande de refaire des formations tout en leur donnant des consignes plus ou moins claires et ce dans l’urgence.
Sur ce point, l’Inspecteur d’Académie adjoint a répondu qu’a priori, les animations pédagogiques ne commençaient qu’en janvier, ce qui laissait du temps aux formateurs-trices de préparer leurs formations.

L’ensemble des réponses de l’Académie concernant les CPC est très insatisfaisante. Aucun acte académique n’est pris pour réduire la charge de travail de nos collègues ou pour reconnaitre financièrement l’alourdissement de celle-ci. Seule la production d’une lettre de mission est à l’horizon… Le SNUipp-FSU continuera donc d’intervenir.


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