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Université de printemps 2019 Jeudi 23 et vendredi 24 mai 2019

publié le 22 février 2019

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En complément de l’Université d’Automne du SNUipp-FSU organisée tous les ans, le SNUipp-FSU Paris organise son Université de Printemps. En réunissant chercheurs-chercheuses et enseignant-es pour des conférences et débats, le SNUipp-FSU poursuit son ambition de participer à la transformation d’une école en quête de réussite de tous-tes les élèves, en agitant et alimentant la réflexion professionnelle.

Ces journées ont également pour but de permettre aux enseignant-es de prendre du recul et de reprendre la main sur leur métier. L’Université de Printemps est un temps de formation et de réflexion ouvert à toutes et tous, syndiqué-es ou non, et entrant dans le cadre de la formation syndicale à laquelle chaque enseignant-e a droit.

Pour pouvoir y participer, il suffit d’envoyer une demande d’autorisation d’absence à son IEN au plus tard un mois avant (lettre type en ligne : http://75.snuipp.fr/?Autorisation-d-absence-pour-stage ). Attention, il faut donc l’envoyer avant le 23 avril. Afin de ne pas oublier, nous vous invitons à envoyer votre courrier dès maintenant.

Nous vous remercions de vous inscrire auprès du syndicat par mail.

Face aux inégalités scolaires : quels supports pédagogiques ?

Jeudi matin de 9h à 12h

Intervenant : Stéphane Bonnéry

Stéphane Bonnéry est maître de conférences en sciences de l’éducation à l’Université Paris-VIII Vincennes Saint-Denis et membre de l’équipe de recherche ESSI-ESCOL.

L’échec scolaire n’est pas une fatalité, la traduction des inégalités sociales en inégalités scolaires non plus. En gardant toujours à l’esprit la question de la démocratisation scolaire, les derniers travaux de recherche de Stéphane Bonnéry ont porté sur la complexification du métier d’enseignant-e. Il s’appuie sur un grand nombre de supports pédagogiques (littérature de jeunesse, manuels, fiches de travail…) et pointe que les exigences en terme d’apprentissage ont fortement augmenté atteignant parfois le déraisonnable. Dans son intervention qui concernera aussi bien l’école maternelle qu’élémentaire, Stéphane Bonnery tentera d’aider les enseignant-es à y voir plus clair dans la multiplicité et la compléxité des outils à leur disposition.

Quelle pratique des ateliers philosophiques à l’école élémentaire ?

Jeudi après-midi de 13h30 à 16h30

Intervenant : Olivier BLOND-RZEWUSKI

Olivier BLOND-RZEWUSKI, professeur des écoles pendant une dizaine d’années en REP ; formateur d’enseignants à l’École Supérieure du Professorat de Nantes (France) en sciences de l’éducation ; membre de la commission formation de la chaire UNESCO « Pratiques de la philosophie avec les enfants » et formateur du diplôme universitaire de philosophie pour enfants ; co-organisateur des rencontres sur les Nouvelles Pratiques Philosophiques ; doctorant en sciences de l’éducation (thèse sur la philosophie avec les enfants) ; est un praticien de longue date des ateliers philosophiques à l’école. Il a dirigé la publication de l’ouvrage Pourquoi et Comment Philosopher avec les enfants (HATIER, 2018).

La conférence est une introduction à la pratique de la philosophie avec les enfants, dans le cadre (entre autres) de l’enseignement moral et civique. Les programmes d’EMC, que ce soit dans leur version 2015 ou dans les ajustements de juillet 2018, insistent sur l’importance du développement de l’esprit critique et proposent la mise en place de "discussions argumentées" ou du "débats réglés", parmi lesquels figurent les débats « à visée philosophique ».
Mais, au-delà de simples attendus institutionnels, « l’urgence démocratique » (pour reprendre une expression de Martha Nussbaum) et la reconnaissance du droit fondamental de l’enfant à « philosopher », légitiment - pour ne pas dire rendent indispensable - cette pratique du « philosopher avec les enfants » et en expliquent le développement un peu partout dans le monde. Il s’agira dans un premier temps de définir ce que l’on entend par "philosopher avec des enfants", pour lever de possibles malentendus ; dans un second temps seront présentées les différentes méthodologies existantes ; enfin, un panorama de supports et d’outils pratiques pour la classe sera proposé.

La construction d’un rapport second au monde, un enjeu pour une école inclusive

Vendredi matin de 9h à 12h

Intervenant : Thierry Philippot

Thierry Philippot est maître de conférences hors classe en sciences de l’éducation et de la formation à l’université de Reims Champagne-Ardenne. Membre titulaire du CEREP (EA 4692), ses travaux de recherche portent sur les évolutions de la professionnalité enseignante dans des contextes professionnels en mutation, sur la didactique de la géographie et sur l’école inclusive.

Favoriser la réussite scolaire de tous les élèves dans leur diversité est aujourd’hui un enjeu central pour le système éducatif français. C’est ce qui s’exprime dans la volonté politique d’aller vers une Ecole inclusive, une école qui repose sur un principe fondamental « l’école ordinaire doit accueillir, de façon aussi ordinaire que possible, tous les jeunes en s’adaptant aux besoins de chacun » (Thomazet, 2008, p.129). Dans cette perspective, du point de vue des apprentissages des élèves et de leur réussite scolaire nous considérons que développer des pratiques d’enseignement inclusives, c’est favoriser une « accessibilité universelle aux savoirs, savoir-faire, savoir-faire » (CNESCO, 2016 : 1).
La plupart des travaux de recherche sur l’inclusion portent sur les politiques, sur les dispositifs et les mesures prises pour favoriser l’inclusion dans les établissements scolaires. Ainsi, par exemple, dans son article distorsion et détournement des dispositifs inclusifs : des obstacles à la transition vers de nouvelles pratiques ? Hervé Benoît (2013) montre comment certains discours professionnels sont suceptibles d’entraver le développement de pratiques d’enseignement inclusif. D’autres auteurs, par exemple Thomazet et Mérini (2015) questionnent la possiblité pour l’école inclusive d’être unn projet commun partagé par des acteurs relevant de différents domaines professionnels. Enfin, d’autres travaux portent sur les transformations du travail des enseignants dans le contexte de l’école inclusive, par exemple le fait pour l’enseignant de devoir travailler avec un, une AESH (Nédélec-Trohel & Toullec-Thery, 2010).

Dans ces recherches, l’approche didactique de l’inclusion scolaire est peu développée. Pourtant, on ne peut s’empêcher de penser que c’est au cœur même de des pratiques d’enseignement que se joue pour une part la réussite scolaire de tous les élèves. Dans ce contexte, nous pensons que la secondarisation des savoirs, entendu comme un processus de transformation et de reconfiguration cognitives chez les élèves, consistant à “ passer d’un rapport et d’une maîtrise pratiques du monde et des savoirs ”, à “ un rapport et une maîtrise symboliques du monde et des savoirs” est une question centrale. Aussi, la construction d’un rapport second au monde dans le cadre de l’enseignement des différentes disciplines scolaires est un enjeu pour une école inclusive.

La conférence abordera ces questions à partir du cas de l’enseignement de la géographie à l’école primaire, en s’appuyant sur l’étude de pratiques ordinaires d’enseignement. Il s’agira de montrer comment les pratiques d’enseignement de cette discipline peuvent ou non favoriser la construction d’un rapport second au monde chez les élèves et donc in fine participer à des processus menant à des formes d’exclusion. Par exemple, l’usage fréquent des cartes lors des séances de géographie peut faire obstacle à la construction de ce rapport second au monde chez les élèves quand les consignes de l’enseignant portent plus sur le « coloriage » de la carte que sur les réels enjeux d’apprentissage (Philippot, 2008). A partir de l’exemple de l’enseignement de la géographie à l’école primaire, nous tenterons d’argumenter l’intérêt d’une approche didactique des questions posées par le développement de pratiques d’enseignement inclusives au service de la réussite de tous les élèves dans leur diversité.


Synthèse des débats et questions d’actualité

Vendredi après-midi de 13h30 à 15h


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