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Épidémie du coronavirus : la santé des personnels et des élèves doit primer ! [Mise à jour le 24 mars, 16h30]

publié le 24 mars 2020

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Nous mettons cet article à jour au fur et à mesure de l’arrivée des consignes rectorales et ministérielles.
Le SNUipp-FSU Paris assure une permanence mail les week-ends et habituelle les autres jours.


Le SNUipp-FSU Paris propose une Foire aux Questions mise à jour régulièrement, n’hésitez pas à la consulter !.


Le SNUipp-FSU Paris exige :

- que les personnels volontaires pour accueillir les enfants dans les écoles bénéficient du matériel de protection préconisé par les autorités de santé,

- que les IEN ne se reposent pas, seulement, sur les directeur-trices pour organiser cet accueil (exemple : s’il n’y a pas de volontaire, si la direction est contrainte de rester chez soi...)


[Mise à jour, 24 mars, 16h30]

Un comité technique rassemblant la direction de l’Académie et les représentant-es du personnel a eu lieu ce matin par visio conférence. De nombreux sujets ont été abordés : continuité scolaire, accueil des enfants de soignant-es, demandes de la hiérarchies, mouvement... Nous vous invitons à prendre connaissance du compte-rendu du SNUipp-FSU Paris afin d’être informé-e de la situation.

La FSU s’est adressée au Premier Ministre dans un courrier du 22 mars, afin d’obtenir un peu de clarté dans les consignes données et les annonces faites.

L’intersyndicale de l’Éducation s’est quant à elle adressée au Ministre dans un courrier du 23 mars.


[Mise à jour, 22 mars, 15h]

Grâce à l’intervention du SNUipp-FSU auprès de l’Académie, les écoles et les personnels accueillant des enfants de personnels soignants ont enfin reçu une lettre du Dasen apportant de premiers éléments de réponse.
Le SNUipp-FSU se tient au côté des collègues pour faire remonter tous les problèmes persistants dans ces écoles d’accueil.
Lire la lettre du Dasen

En parallèle, le SNUipp-FSU a également interpellé la Mairie de Paris, vous pouvez lire le compte-rendu ici. Le Maire a, entre autre, assuré que du matériel devait être livré dans les écoles accueillant des enfants le lundi 23 mars.


[Mise à jour, 20 mars, 12h]

Accueil des enfants du personnel soignant : le SNUipp-FSU Paris s’est adressé au Recteur
Mercredi 18 mars, le SNUipp-FSU Paris a écrit au Recteur afin de porter les interrogations et inquiétudes légitimes des personnels. Depuis lundi, les équipes volontaires ont su s’organiser intelligemment et en cohérence avec les instructions gouvernementales pour que cet accueil se passe au mieux à la fois pour les personnels et pour les familles. L’engagement et la mobilisation des enseignant-es parisien-nes en cette période de crise n’est pas à démontrer.
L’Académie doit toutefois mesurer les limites de l’acceptable pour ces agent-es volontaires qui refuseront de se mettre en danger ou de mettre en danger les enfants : regroupements imposés, consignes sanitaires inexistantes, manque de matériel...
Les enseignant-es ont besoin de réponses claires !

Lire la lettre adressée au Recteur.

Lire aussi le communiqué de l’intersyndicale parisienne.


[Mise à jour, 18 mars, 12h]

Après avoir eu le Dasen au téléphone hier, nous interpellons aujourd’hui le Recteur pour qu’enfin des réponses claires soient données aux enseignant-es concernant l’accueil des enfants du personnel soignant indispensable à la gestion de l’épidémie.


[Mise à jour, 16 mars, 19h55]

Une réunion a eu lieu aujourd’hui, lundi 16 mars, entre la direction de l’Académie et les représentant-es du personnel.

Après avoir évoqué le manque de communication de l’Académie voire les injonctions contradictoires de la hiérarchie, le SNUipp-FSU a d’abord demandé qu’à l’avenir le Rectorat communique plus rapidement et directement aux enseignant-es des écoles car le-la directeur-trice peut aussi être empêché-e.
Le Recteur a indiqué qu’il n’y avait pas eu d’injonctions contradictoires et a insisté sur le fait que l’Académie avait attendu d’avoir des informations précises et fiables avant de communiquer.

La question de l’accueil des enfants des soignant-es et des obligations des enseignant-es ont été abordées lors de cette réunion. Il est évident que les réponses données par l’Académie sont valables au moment de la réunion et qu’elles dépendent de la déclaration présidentielle de ce soir. Les principales réponses de l’Académie sont ci-dessous.

  • Obligation des enseignant-es :

- Seul-es les enseignant-es volontaires sont attendu-es dans les écoles, il n’y a donc aucune obligation pour nos collègues de s’y rendre. Aucune coercition n’est envisagée.
Cette décision est valable aussi pour les directeurs-trices d’école.

- Les AESH n’ont pas à se rendre dans les écoles.

- L’Académie n’est pas opposée à ce que des enseignant-es quittent leur domicile pour se rendre en-dehors de Paris en cas de confinement, sous réserve des annonces gouvernementales et présidentielles.

  • Accueil des enfants des personnels soignant-es :

Les élèves doivent être accueilli-es si un des parents est soignant-e et qu’il-elle n’a pas d’autre moyen de garde.

Un état des lieux est en train d’être fait par l’Académie. Des consignes d’organisation seront transmises une fois que l’Académie saura combien d’élèves doivent être pris en charge et dans quelles écoles. Pour le moment, l’Académie pense que seul-es les enseignant-es volontaires suffiront. Si leur école de rattachement n’est pas ouverte, les élèves seront réorienté-es vers une autre école.

Pour le moment, il n’y a pas d’autre consigne académique concernant les conditions sanitaires d’accueil que celles actées par les autorités sanitaires. Il s’agit d’accueillir dans des groupes de 8 à 10 enfants.


[Mise à jour, 15 mars, 18h55]

Nous sommes dimanche soir, contrairement à d’autres académies, aucune information de l’Académie de Paris à destination des enseignant-es. C’est inacceptable !

Qu’attend la direction de l’Académie de Paris pour mettre en oeuvre les consignes du 1er Ministre et communiquer directement avec les enseignants-es !? D’autant que les déclarations du PM contredisent les consignes données vendredi par l’Académie !


[Mise à jour, 15 mars, 16h05]

Le stade 3 de la gestion de l’épidémie a été annoncé hier soir, pour le SNUipp-FSU Paris, le principe qui doit être au cœur des décisions : la santé des personnels.

Communiqué de l’intersyndicale de l’Éducation nationale : Incohérence et double discours ministériel, en inadéquation avec les préconisations de l’ARS et les dernières annonces du Premier ministre.

Des consignes claires devraient être envoyées par le Rectorat à tous les personnels dans la journée(dimanche 15 mars), avec éventuellement un modèle de demande d’ASA.


[Mise à jour, 14 mars, 20h30
Après intervention d’Edouard Philippe et mise à jour de la FAQ du Ministère de l’éducation nationale, ]

Le ton martial du 1er ministre sur la limitation des déplacements n’est pas du tout compatible avec la légèreté de l’Éducation Nationale exigeant que nous venions dans les écoles parisiennes lundi sans consigne ni protection sanitaire !
D’autres instructions sont indispensables !


[Mise à jour du 13 mars, 17h]

Jeudi 12 mars, le Président de la République a annoncé un certain nombre de mesures pour endiguer la propagation du coronavirus, en particulier la fermeture « jusqu’à nouvel ordre » des écoles, établissements scolaires, universités et crèches à compter de lundi 16 mars. Depuis lors, diverses informations et consignes ont circulé. _

Une clarification attendue

Un syndicat n’a pas à se prononcer sur le bien fondé d’une mesure sanitaire telle que la fermeture des écoles. Ceci dit, cette clarification était attendue par les enseignant-es tant les décisions passées manquaient de cohérence.
Cet après-midi, l’Académie a indiqué que les enseignant-es étaient attendu-es sur leur lieu de travail lundi matin aux horaires habituels. Alors même que l’État conseille de limiter les déplacements, le Ministère lui-même invite les enseignant-es à se rendre dans leur école...vide ! Le doute plane même sur un rôle éventuel de garderie des enfants de soignant-es...
Pour le SNUipp-FSU Paris, cette décision, prise en temps de crise, ne peut être définitive, ni être prise au détriment de la santé des personnels et de leurs proches.

Quelle continuité pédagogique ?!

Depuis ces annonces, le ministre de l’Éducation nationale, répète dans les médias que tout est prêt pour assurer la « continuité pédagogique ». De toute évidence, il s’agit là d’une communication à destination de l’opinion publique, les professionnel-les que nous sommes, sommes tout à fait conscient-es que rien n’est encore prêt et que les enseignant-es n’ont pas réellement les moyens (matériels et en terme de formation) de mettre partout en œuvre cette continuité pédagogique, qu’il conviendrait par ailleurs de définir.
Circulaire ici

Si les professeur-es des écoles se préoccupent sans cesse de maintenir une relation pédagogique avec leurs élèves et leurs familles, cette mise en place ne doit pas relever de la seule bonne volonté individuelle des enseignant-es.
Les enseignant-es n’ont pas besoin de nouvelles injonctions mais d’outils, de formation, de moyens pour mettre en œuvre cet enseignement à distance, c’est pourquoi un cadrage précis de ce qui peut être proposé aux familles dans le cadre de la continuité pédagogique est indispensable.

Par ailleurs, pour les élèves du primaire, le travail à distance ne peut aucunement remplacer le travail en classe et ne fait que renforcer les inégalités scolaires : comment faire la « classe à la maison » quand on n’a pas d’ordinateur à la maison ou quand les parents ne lisent pas le français ?
Les interactions entre des élèves qui éprouvent des difficultés dans leurs apprentissages et des parents démunis du point de vue de l’intervention pédagogique ont toutes les chances d’occasionner malentendus, tensions et in fine dévalorisation de l’image de soi des enfants (« en échec ») et des adultes (incapables de proposer une aide). Il faut donc être vigilant sur la mise en œuvre de cette continuité pédagogique.
Tout au mieux peut-on espérer maintenir une préoccupation scolaire chez les élèves.

Emmanuel Macron, nouveau converti aux services publics

L’allocution d’Emmanuel Macron aura enfin été l’occasion pour ce champion du néolibéralisme d’expliquer que selon lui tout ne peut être confié aux marchés. Voilà un discours qu’on ne peut qu’approuver, cette crise révèle en effet combien nous avons besoin de services publics de qualité !

Mais on ne peut que douter de la sincérité du président qui s’est attaqué méthodiquement à tout ce qui constitue le modèle social français : les services publics menacés dans leur ensemble par la loi de la transformation de la fonction publique, l’assurance chômage, les retraites… L’illustration la plus parlante du danger de cette politique étant probablement l’état de l’hôpital public, laissé à l’abandon par l’actuel gouvernement malgré les alertes des personnels depuis plus d’un an et qui -malgré toute la bonne volonté des personnels – risque fort d’avoir du mal à faire face à cette crise par manque de moyens.

Consignes en cours dans l’Académie de Paris, sous réserve d’évolution.
[Mise à jour, 13 mars, 15h30]

À partir de lundi 16 mars, les élèves ne seront pas accueilli-es dans leur école et ce, jusqu’à nouvel ordre.

Dès jeudi 12 au soir, le SNUipp-FSU Paris a pris contact avec l’Académie afin de porter à nouveau les points de vigilance essentiel : qu’un support informatif soit diffusé aux écoles à destination des familles, qu’une communication claire soit effectuée à destination des personnels et que l’Académie définisse ce que le Ministre entend par « continuité pédagogique ». Il a aussi tenu à rappeler que c’est bien la santé des personnels et des enfants qui doit guider l’action.
Les enseignant-es qui seraient contraint-es de rester chez eux lundi (garde d’enfants de moins de 16 ans, cas avéré de Covid-19, personnes fragiles, dans ce cas-là, il faut un certificat de son médecin traitant ou de la médecine de prévention.), n’ont pas à rédiger de lettre ou accord par rapport à un potentiel télétravail.
Il leur suffit d’envoyer un mail à leur IEN pour indiquer la raison pour laquelle ils-elles doivent rester chez elles-eux.

L’Académie quant à elle, s’engage à rédiger un document d’accompagnement afin d’élaborer un cadrage précis de la forme que peut prendre cette continuité pédagogique. Ce document devrait être transmis aux enseignant-es soit ce week-end, soit en tout début de semaine prochaine.

A priori ces dispositions s’appliquent également aux AESH, mais visiblement rien ne leur a été communiqué de la part de l’Académie. N’hésitez pas à nous contacter. _


Lire le compte-rendu du CHSCT exceptionnel du mardi 10 mars sur la question du coronavirus.


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