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Compte rendu de l’audience SEGPA du vendredi 8 février 2019

publié le 19 février 2019

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Pour l’Académie : M. DESTRES, Directeur Académique chargé du 2nd degré ; M. LE BAIL, Inspecteur de l’Education Nationale ASH

Pour le SNUipp-FSU : M. CLAPPE, Directeur de SEGPA ; MME HERMET, Directrice SEGPA ; M. LAMBERT, Secrétaire Départemental du SNUipp -FSU  ; M.THIMONIER, Directeur SEGPA

Cette audience a été sollicitée suite à la réunion syndicale qui s’est tenue le 23 novembre 2018 où étaient présents PE/PLP/Directeurs de Segpa. Les diverses questions soulevées lors de cette réunion ont donc été à l’ordre du jour de notre rencontre avec les représentants de l’Académie de Paris.

Avant d’aborder les questions, M. Le Directeur Académique rappelle que vient d’être publié le rapport de l’IGEN n°2018-076 juillet 2018, qui fait un état des lieux des fonctionnements des Segpa.
Ce rapport pourrait servir d’appui pour mettre en place un groupe de travail académique sur l’enseignement adapté et spécialisé. M.Destrées souhaite faire dès la rentrée 2019 un état des lieux des moyens attribués aux SEGPA parisiennes, des besoins nécessaires et plus généralement de la politique d’inclusion.


DHG 2019/2020

Les DHG sont arrivées dans les collèges avec des baisses de dotation pour certaines Segpa.
Si la plupart ont pu obtenir le versement des heures manquantes pour un fonctionnement correct, mais plancher, il reste 2 situations problématiques : Pierre Mendès France et Aimé Césaire. Il manque 6H en 4° à MDF et 12H à A.Césaire sur les ateliers de découverte professionnelle.
Comment penser pouvoir mettre en œuvre une pédagogie ambitieuse avec des moyens en baisse ?
Supprimer des moyens sur une année conduit à des difficultés l’année d’après car les besoins n’auront pas été anticipés : nous rappelons l’arrivée importante d’élèves en 5ème. Ces baisses de dotation fragilisent l’enseignement adapté, risquent de conduire des enseignants à partir et mettront en difficulté les collèges concernés. Nous avons insisté pour que ces 2 SEGPA voient leurs dotations révisées.

Le DASEN propose de revoir ces 2 situations rapidement sans attendre juin, ce que nous avons acté. En effet, très souvent c’est en juin que des heures sont rajoutées en fonction de la réalité des effectifs. Il y a un coût non négligeable généré par des Segpa qui n’ont pas des effectifs suffisants.

Le constat d’une arrivée importante d’élèves en 5ème (cycle3 et pré-orientation en 6ème) est partagé ainsi qu’une remontée des effectifs en général : 725 élèves en 2017-2018 au sein des Segpa parisiennes, 761 en 2018-2019 (36 élèves de plus soit 5 %).

DNB Pro

Au-delà du CFG où tous les élèves sont présentés, beaucoup d’élèves scolarisés en 3ème Segpa vont passer le DNB pro. Comme il est noté dans le rapport de IGEN, les élèves ont besoin d’enseignement solide en physique/chimie, technologie/SVT : pour cela il faut des professeurs PLC qui maîtrisent les savoirs et les programmes.

Une DHG plus importante permettrait de dégager des heures pour les élèves de Segpa afin d’assurer un enseignement plus approfondi et plus proche des attendus du cycle 4. Une nouvelle ambition pour des élèves de Segpa est souhaitable mais elle doit être accompagnée de moyens.

Une culture de l’inclusion aiderait à assurer tous les enseignements construite autour d’une démarche de projets. Peut-être aussi que des HSA données aux collèges peuvent participer à de l’enseignement en Segpa. Comme souligné dans le rapport, une réflexion sur les compétences adaptées au cycle IV doit être menée : il faudrait proposer des évaluations adaptées.

Nous rappelons que la culture du partage, des expériences, nécessitent du temps et des heures : Comment co-enseigner, co-intervenir ensemble ? Nous sommes en attente d’une réflexion commune et d’un travail à mener sur ces questions : pratiques professionnelles et pratiques d’inclusion comment les faire évoluer pour optimiser nos enseignements pour la réussite de nos élèves ?

La formation continue

Il y a une grande attente de l’ensemble des enseignants PE, PLP, PLC, sur des temps de formation continue que nous souhaitons régulière et ouverte sur différents questionnements.
L’impression de mettre en route, tous les ans, un nouveau sujet de réflexion n’est pas satisfaisant. Nous avons ainsi demandé pourquoi le groupe de pilotage initié l’an passé n’a toujours pas été ré-activé.

Pas de réponse précise à cette question.
Une formation est prévue en mars : ACIM.  A l’ESPE, tous les enseignants y ont été sensibilisés. Certains enseignants de SEGPA pratiquent déjà cette méthode avec des résultats probants indique M.Le Bail.


Le parcours des élèves

Comme tous les ans, nous sommes en attente de résultats sur le devenir de nos élèves.
Nous n’avons toujours pas le bilan de l’orientation /affectation fait pas le SAIO. Il est important puisque nous préparions la plupart de nos élèves vers le Lycée professionnel et d’avoir avec ce dernier des liens pour éviter une rupture dans le parcours scolaire de nos élèves. Comment, par notre expérience, notre formation aider les LP à une approche particulière avec nos élèves ?

Réponses du DASEN et de l’IEN-ASH : Effectivement la question du devenir des élèves de Segpa se pose. Un groupe de travail réunissant les directeurs/PE/PLP devrait être envisagé pour mettre en lien LP/ EREA/SEGPA. M.Le Bail indique que nous pourrions disposer rapidement des suivis de cohorte au LP, demande réitérée depuis de nombreuses années par le SNUipp-FSU.

Les réflexions que souhaite mener le rectorat :
• Que faire pour éviter le décrochage ?
• Comment mobiliser tous les élèves ?
• Comment former les professeurs de LP à ce public d’élèves de Segpa mais aussi d’ULIS ?
• Quels outils pour former les professeurs ?


CAPPEI

Pas de réponse à notre demande de chiffrer le nombre de postes vacants.
L’attractivité du métier est aussi à évaluer : pourquoi moins de candidats sur les postes de l’ASH ?

Remplacement

Il y a une grande difficulté à avoir des remplaçants sur des absences longues (et courtes aussi)….
Il faut faire remonter à l’Académie les absences longues. La brigade ASH, de 8 personnes, remplace dans n’importe quel contexte : l’équipe est polyvalente et donc souvent occupée.
Le non remplacement dans le spécialisé sur un temps long se pose trop souvent ( PE ou PLP)

Le DASEN ne conteste pas ces problèmes de remplacement sans apporter de réponses en terme de programmation de moyens sur cette question. Il indique que les remplacements peuvent être faits par les brigades/des contractuels/ et l’équipe brigade ASH.
A Paris, il existe aussi un mouvement complémentaire dans l’ASH qui permet de pallier aux postes non pourvus.


Les rendez-vous de carrière

Qu’en est-il aujourd’hui à Paris ?
Pour l’Académie la question est réglée : Les PE ont un rendez-vous qui a été fixé sur l’année scolaire.

Pour conclure, le Directeur de l’Académie souhaiterait que soit mise en œuvre à la prochaine rentrée scolaire une réflexion sur les Segpa : une remise à plat afin de pouvoir travailler tous ensemble sur :
• "L ’optimisation" des moyens.
• La politique d’inclusion au sein des Segpa en site propre (En exemple la Segpa Berlioz qui par son organisation a su favoriser l’inclusion.)
• La baisse des effectifs dans certaines Segpa : comment mieux gérer à Paris la répartition des élèves sur le territoire ?


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