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Formation initiale Compte-rendu de la rencontre avec l’ESPE du 29 septembre 2016

publié le 13 octobre 2016

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A sa demande, le SNUipp-FSU Paris a rencontré la direction de l’ESPE afin d’échanger sur le déroulement de l’année de stagiaire et plus généralement sur la maquette de formation.

La rentrée s’est mieux déroulée que l’an passée

Le SNUipp-FSU a tout d’abord affirmé que la rentrée des stagiaires s’était mieux passée que l’an passé notamment du point de vue des affectations. A priori, les écoles les plus difficiles ont été évitées et les stagiaires ont pu connaître leur niveau de classe avant l’été. L’ESPE porte la même appréciation.
Le SNUipp-FSU a rappelé qu’il avait revendiqué le recrutement rapide des candidat-es inscrit-es sur la liste complémentaire, ce qui a pu créer quelques difficultés organisationnelles du côté de l’ESPE.

L’organisation de la formation initiale

Cette année, en plus des stagiaires qui suivent la formule habituelle (à mi-temps en classe et mi-temps en formation sur la semaine), une nouvelle formule est mise en place : 65 stagiaires sont à deux sur une classe qu’ils se partagent. Ils alternent 3 semaines en classe et 3 semaines à l’ESPE. Cette formule existe déjà dans d’autres départements. L’ESPE réfléchit à améliorer encore l’accompagnement de ces jeunes collègues si le dispositif était reproduit l’an prochain. Le SNUipp-FSU n’était pas a priori opposé à ce dispositif. Notre syndicat tirera le bilan de ce fonctionnement en fin d’année avec l’ensemble des collègues (stagiaires, formateurs/trices, équipes des écoles concernées) afin de prendre position sur sa reconduction. L’ESPE propose de mettre en place un comité de suivi et une évaluation du dispositif en fin d’année afin de voir s’il sera généralisé par la suite.
Enfin, le SNUipp-FSU a rappelé que l’année de stagiaire place les jeunes collègues dans une situation intenable. Même si la réforme de la formation a permis le retour à mi-temps en formation des stagiaires. Ils doivent à la fois préparer une classe à mi-temps, s’assurer de leur titularisation et pour beaucoup d’entre eux, passer un Master.

Selon la réglementation, l’ESPE et l’académie doivent adapter la formation des stagiaires déjà titulaires d’un Master. L’académie a donc publié un document de cadrage sur les parcours adaptés des ceux-ci (en renouvellement, déjà titulaires d’un Master…) Ce document demande à ce que l’ESPE adapte les parcours des étudiants. Le SNUipp-FSU continue de revendiquer une meilleure prise en compte des parcours de ces collègues dans les formations délivrées à l’ESPE.
L’ESPE a indiqué qu’elle ne disposait pas des parcours des collègues avant la rentrée, cette adaptation est très compliquée à organiser. Dans les faits, les seuls qui ont un parcours vraiment adapté sont ceux qui sont titulaires du master MEEF (Métiers de l’enseignement).
Le SNUipp-FSU a indiqué qu’il ne pouvait être demandé les mêmes évaluations des unités d’enseignement aux collègues titulaires d’un Master et à celles et ceux qui doivent le valider durant leur année de stagiaire. Cette question dépend d’une décision académique, le syndicat va donc s’adresser au Dasen en ce sens.

Suite aux interventions du SNUipp-FSU notamment, une nouvelle maquette de formation a été actée en cette rentrée, allégeant ainsi le nombre d’heures demandées aux stagiaires. Il est clair qu’il s’agit d’un pis-aller car l’objectif de la FSU n’est pas de diminuer le nombre d’heures de formation, mais dans la situation actuelle, face à la fatigue voire à la souffrance de nos jeunes collègues, cette évolution était indispensable. Cependant, tout n’est pas encore acquis, l’ESPE et l’académie s’étaient engagées à ne pas tenir de cours le mercredi après-midi. Le SNUipp-FSU a réaffirmé qu’il ne peut être demandé à un stagiaire dans son école le matin de venir en cours à l’ESPE le mercredi après-midi. Par ailleurs, le mercredi après-midi est une après-midi libérée pour les professeurs des écoles, cela doit être le cas aussi pour les stagiaires qui ont pu organiser leur vie personnelle en conséquence.

La direction de l’ESPE a tout d’abord souligné que l’ESPE avait réussi à organiser les emplois du temps de telle sorte que les stagiaires aient une à deux demies journées libérées. Malheureusement, le tronc commun au premier et au second degré ne peut se faire apriori qu’à ce moment-là. Cela dit, la direction semble avoir bien entendu nos remarques et va donc encore essayer de trouver une solution pour cette année. Un travail interne à l’ESPE va être mené pour modifier les emplois du temps l’année prochaine. Un point rapide sur l’avancée de ce dossier sera fait.

Pour une intervention plus importante des formateurs/trices du 1er degré

Le SNUipp-FSU a tenu à échanger avec l’ESPE sur la situation des formateurs/trices du 1er degré et a rappelé le travail en cours avec l’académie. Notre syndicat a insisté de nouveau pour qu’une meilleure collaboration soit organisée entre les formateurs/trices du 1er degré et les professeurs de l’ESPE. Ce point sera de nouveau travaillé tout au long de l’année.

Master PIF et ASH/VAE

Le SNUipp-FSU a d’abord rappelé sa demande de possibilité pour les enseignant-es de faire reconnaître leur expérience par des diplômes universitaires sans que cela ne leur coûte. Si le Master pour les stagiaires ASH est en route, il reste encore des discussions sur le Master PIF.
Cela dit, les discussions semblent avancer, l’ESPE et l’Université sont tombées d’accord sur une maquette. Le problème du coût de la formation reste un problème majeur. La validation d’un Master en formation continue coûte environ 3 000 euros, mais l’université devrait proposer un tarif plus faible. Pour le SNUipp-FSU, c’est à notre employeur de prendre en charge ce coût.


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