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Équipes et enseignant-es confronté-es à des élèves à grosses difficultés de comportement Compte-rendu de l’audience avec l’IEN ASH du lundi 2 décembre 2019

publié le 8 décembre 2019

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Depuis longtemps, le SNUipp-FSU Paris intervient auprès de l’Académie sur la question des élèves présentant de grosses difficultés de comportement : du côté des personnels via le CHSCT et le travail académique sur la prévention des risques pyscho-sociaux (RPS) et du côté des élèves et du fonctionnement des écoles.

Élèves à comportement hautement perturbateur : le protocole académique ne suffira pas

Le protocole d’accompagnement des élèves à comportement hautement perturbateur a été envoyé dans l’inform@lire #130.

Ce protocole fait suite à une demande insistante de la part du SNUipp-FSU dans les groupes de travail d’une prise de conscience de l’Académie sur cette question. Le protocole précise ce qu’il faut faire au niveau de l’école, puis de la circonscription, et enfin au niveau académique avec une plateforme mise en place depuis février. Même si certains outils sont bienvenus (comme une aide à la rédaction d’une équipe éducative), le protocole semble très lourd dans des situations professionnelles ou les enseignant-es et les équipes sont fatiguées. Pour le SNUipp-FSU Paris, un protocole ne peut pas remplacer un accompagnement humain (enseignant-es spécialisé-es, médecine scolaire, dispositifs extérieurs…) pour les écoles et/ou les élèves.

Les trois niveaux du protocole académique : l’école, la circonscription, l’Académie

L’Académie rappelle qu’il y a 20 professeur-es ressource à Paris qui sont à la disposition des équipes et qu’il ne faut pas hésiter à les solliciter puisqu’en général, ils-elles interviennent dans les 15 jours. L’Académie indique que ces moyens semblent suffisants pour couvrir les besoins.

En ce qui concerne la médecine scolaire, l’Académie a rappelé qu’il y avait 10 médecins cadres, un pour deux arrondissements, qui prennent le relais et doivent trouver un médecin s’il n’y en a plus dans l’école.

L’IEN peut demander l’intervention de R’École. L’Académie indique que R’École fonctionne dans plus d’un cas sur deux. Il-elle peut également demander directement l’intervention de l’équipe de circonscription de M. Fontaine qui reste mobilisée sur cette question.

Depuis février 2019, la plateforme académique s’est réunie six fois et elle s’est intéressée à une vingtaine de situations. À chaque réunion siègent M. Fontaine, la secrétaire générale adjointe, la DASES (Direction de l’action sociale, de l’enfance et de la santé, Mairie), deux directeur-trices, un-e CPC, un-e membre de R’École, des maître-sses E et G, un-e pédopsychiatre d’un hôpital parisien. Le ou la directrice de l’école de l’élève concerné-e ainsi que le ou la psychologue sont également présent-es, et éventuellement d’autres intervenant-es. L’objectif affiché est de faire travailler ensemble tous les services, dans un souci de prise en charge rapide et complète.

D’après l’Académie, ce dispositif permet souvent d’accélérer les prises en charge et de demander, le cas échéant, la saisie de la MDPH par la famille.

Le SNUipp-FSU Paris a tenu à souligner le changement académique sur cette question : écriture d’un protocole académique, formation spécifique pour les directeur-trices d’écoles nouvellement nommé-es, formation des CPC, stages sur temps de travail… Le SNUipp-FSU Paris a aussi souligné la réactivité des IEN dans des cas de violence ou d’écoles en situation très difficile, alors qu’auparavant, les équipes devaient attendre trop longtemps.

Cependant, beaucoup reste encore à faire puisque de trop nombreux-ses collègues et écoles sont mis-es en difficulté. Cette année, 160 PE ont pu bénéficier d’un stage de deux jours sur temps de travail. Pour rappel, ce stage était une demande du SNUipp-FSU Paris et il aurait du concerner deux fois plus de collègues, puisque ces stages ont été annulés l’an dernier. L’Académie avait indiqué que les départs de l’an dernier seraient reportés : il n’en est rien ! Cette formation devait concerner des équipes entières pour qu’elles puissent, collectivement, réfléchir, se former et prendre le temps de discuter. Finalement, ce sont des enseignant-es, parfois désigné-es volontaires qui l’ont suivie.

Le SNUipp-FSU Paris a rappelé sa demande de création d’une équipe d’enseignant-es spécialisé-es qui pourraient venir dans les écoles concernées et y rester le temps nécessaire pour accompagner les équipes.

L’Académie de Paris a-t-elle vraiment pris la mesure de l’urgence ?


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