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Compte-rendu d’audience avec la nouvelle Dasen, Mme Gautherot 30 novembre 2022

publié le 2 décembre 2022

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À sa demande, le SNUipp-FSU a été reçu en audience par Mme la Dasen, Madame Gautherot. Madame Gény-Guéry (DRH adjointe), Madame Bauer (cheffe de la division des écoles) et Monsieur Fontaine (conseiller technique ASH du Recteur) étaient également présent-es à cette réunion.
Le SNUipp-FSU tenait à rencontrer la nouvelle Dasen, nommée le 17 octobre dernier, afin d’évoquer avec elle les problématiques actuelles de l’Académie et porter ses revendications prioritaires pour l’amélioration des conditions de travail des enseignant-es et AESH parisien-nes.

Présentation de la nouvelle Dasen

Le SNUipp-FSU souhaite la bienvenue dans l’Académie à Mme Christelle Gautherot, académie qu’elle connait pour y avoir précédemment occupé un poste il y a quelques années. Mme Gautherot a exposé en introduction son parcours, précisant qu’elle avait commencé sa carrière comme institutrice avant de passer le concours d’IEN puis de s’engager dans des missions au sein de différents rectorats : Paris puis Haute-Marne. De retour à Paris en tant que Dasen chargée des écoles et des collèges, elle a explicité les priorités qui seront les siennes dans les mois et années à venir : la réussite des élèves, l’accompagnement des personnels et la scolarisation des élèves en situation de handicap.
Le SNUipp-FSU prend acte que les personnels représentent un point central de l’action de Mme la Dasen. Il restera attentif et vigilant aux actions et discours à venir pour que les droits collectifs et individuels des enseignant-es soient respectés et que le service public d’éducation à Paris garantisse réussite et émancipation pour toutes et tous.

Fonctionnement des services du rectorat : restaurer le dialogue

Les dysfonctionnements qu’ont connu les services du rectorat ces derniers mois sont connus de tous et toutes. L’Académie a annoncé que des recrutements ont été faits et les équipes semblent stabilisées. Pour le SNUipp-FSU, les dysfonctionnements n’ont que trop duré, il y a urgence ! Le SNUipp-FSU sera vigilant pour que les réponses soient apportées dans des délais raisonnables aux collègues et que les opérations administratives se déroulent correctement.

Par ailleurs le SNUipp-FSU a alerté sur certaines démarches devenues compliquées depuis leur dématérialisation. Les demandes d’autorisations d’absences sur l’application AA1D sont fastidieuses et les règles qui les régissent opaques. À la demande du SNUipp-FSU, une nouvelle circulaire devrait être rédigée pour clarifier la procédure et rappeler le cadre légal des autorisations d’absences.

Remplacement : les difficultés enfin reconnues

Le SNUipp-FSU n’a eu de cesse de dénoncer et alerter le Rectorat sur les dégâts qu’a engendrés la centralisation de la gestion du remplacement. Après deux années catastrophiques l’Académie reconnait enfin ces dysfonctionnements et souhaite y remédier. Il y a actuellement 612 postes de brigades budgétés sur l’Académie, un nombre qui devrait suffire à couvrir les besoins de remplacements selon l’Académie, mais faute de personnel, tous les postes ne sont pas pourvus. Et force est de constater qu’il y a pénurie de remplaçant-es dans les écoles… Un grand nombre de brigades sont en fait mobilisées sur des postes à l’années ou sur des compléments de temps partiels. L’Académie semble consciente de ce problème.
Le SNUipp-FSU demande de nouveau à ce qu’une enquête soit réalisée pour que le nombre de jours de classe non remplacés soit chiffré et diffusé publiquement.

Le SNUipp-FSU a aussi rappelé que la distinction entre remplacement long et remplacement court doit être réinstallé pour permettre aux collègues brigades de se projeter dans les spécificités de chaque poste et s’y engager en connaissance de cause. Il a également redemandé à ce que les brigades affectées sur des postes à l’année ou sur des compléments de temps partiels puissent continuer à toucher leurs ISSR, demande qui a, à nouveau, été acceptée. Enfin, le SNUipp-FSU a demandé à ce qu’un parcours de formation spécifique soit proposé aux collègues brigades afin de leur permettre de s’outiller au mieux face aux spécificités de ce poste, demande qui semble avoir reçu un accueil favorable de la part de Mme la Dasen.

Le SNUipp-FSU sera très attentif dans les mois qui viennent aux propositions de l’Académie pour améliorer la situation du remplacement et les conditions de travail des brigades.

Attractivité du métier : des droits respectés comme première base

Les représentantes du SNUipp-FSU ont rappelé leur attachement à un service public d’éducation de qualité avec des enseignant-es formé-es, sous statut, dont les droits sont respectés, dans l’objectif de faire réussir tous-tes les élèves. Notre vision de l’école s’oppose radicalement au projet "d’école du futur" du Président Macron qui favorise l’individualisation des carrières et des parcours d’élèves, et la mise en concurrence des écoles dans un vaste marché scolaire. Aucune des réformes portées par le président et ses ministres de l’éducation ne sont de nature à rendre nos métiers et notre académie plus attractifs. La crise de recrutement que connait la profession, et particulièrement l’Académie de Paris, menace sérieusement la qualité du service public d’éducation.

La spirale infernale de restriction des droits des personnels aux temps partiels, aux disponibilités ou à la mobilité géographique participe à la perte d’attractivité de l’Académie et à la fuite des enseignant-es titulaires qui finissent par opter pour une démission. Il est clair que la faiblesse de notre indemnité de résidence n’y est pas pour rien non plus.

La Dasen, tout en partageant ce constat, affirme que les restrictions vont se poursuivre, voire se durcir dans les années qui viennent. La situation du manque d’enseignant-es est telle que l’Académie est contrainte de gérer la pénurie. Après avoir dénoncé ces perspectives, le SNUipp-FSU a insisté sur l’attention et la bienveillance qui doivent être portées aux situations individuelles des collègues pour que des perspectives soient données à celles et ceux qui, pour des raisons médicales, familiales, sociales ou professionnelles ont besoin de cette mobilité. C’est cette souplesse que devrait nous garantir notre statut. L’Administration a affirmé que les situations seront examinées attentivement. N’hésitez pas à vous rapprocher du SNUipp-FSU pour que nous puissions vous accompagner dans vos démarches.

Évaluations d’école : calendrier confirmé et demande de report possible

Pour commencer, le SNUipp-FSU a tenu à rappeler son opposition à ce dispositif inutile, chronophage et par principe délétère pour l’avenir du service public.
L’Académie nous a confirmé que la phase d’auto-évaluation pouvait être rendue début 2023 (le 9 mars au plus tard). Les pressions que pourraient mettre les circonscriptions sur les équipes pour que les rendus se fassent avant les vacances d’hiver sont donc illégitimes. Si votre école se trouve dans cette situation, contactez-nous sans tarder.
Par ailleurs, les demandes de report de cette évaluation ont été attentivement étudiées et certaines ont reçues une réponse favorable.
Contactez-nous si votre école est concernée.

Loi Rilhac pas encore appliquée : attention aux demandes impropres !

Le SNUipp-FSU a rappelé que la loi Rilhac qui instaure une délégation de compétence aux directeur-trices d’école n’est pas encore en application. Par conséquent, les demandes faites aux directeur-trices ne peuvent en aucun cas s’apparenter à un rôle hiérarchique. Il est par exemple inacceptable que l’on demande aux chargée-es de direction de valider une demande de formation d’adjoint-es de l’école. L’Académie a reconnu que de telles demandes étaient inadaptées et rappellera le cadre le cas échéant. N’hésitez pas à faire remonter toute situation de ce type au syndicat.

Formation initiale et continue : de plus en plus illisible

Le SNUipp-FSU a alerté l’Académie sur l’appauvrissement manifeste de la formation initiale et continue. La mise en place des constellations, puis maintenant de l’EAFC et des nouvelles modalités d’inscriptions aux 18h font que le parcours de formation continue devient de plus en plus illisible.
Personne ne semble comprendre le contenu et les modalités d’inscriptions des animations pédagogiques pour cette année. En outre, nous sommes déjà en décembre et aucun calendrier n’est prévu ! Les réponses lacunaires apportées par l’Académie à nos questions ne sont pas de nature à nous rassurer. Il semble bien que la formation continue des enseignant-es ne soient pas une priorité et encore moins que celle-ci corresponde aux besoins réels et souhaits des collègues.

Par ailleurs, les convocations du jour pour le lendemain sont légion, notamment pour les PES à 100% qui se sont vus convoqué-es le mardi pour le mercredi ! L’Académie a reconnu que ces convocations tardives n’étaient pas correctes et affirmé que les collègues qui ne pourraient pas se rendre aux formations ne seraient pas inquiété-es. Contactez-nous si vous rencontrez des problèmes.

Carte scolaire et opérations administratives : reprendre des habitudes de travail paritaire

On sait désormais que les opérations de carte scolaire cette année vont être difficiles. Il faut s’attendre à de nombreuses fermetures de classe. Au-delà du plan d’urgence que revendique le SNUipp-FSU, la transparence et la justice doivent être de mise dans les opérations de carte scolaire. L’année dernière, les opérations ont été rendues difficiles notamment par le manque d’anticipation, de travail préparatoire et par une perte manifeste de compétence au sein des services.

Le SNUipp-FSU demande à ce que tout soit anticipé au mieux cette année pour que le travail paritaire puisse se faire avec toute la rigueur et la transparence nécessaires à une telle opération. L’Académie affirme sa volonté à ce que le dialogue social se poursuive de manière qualitative et que le travail rigoureux puisse se poursuivre malgré la disparition des CAPD. Des groupes de travail préparatoires devraient être organisés en janvier pour sécuriser au maximum les opérations de carte scolaire. De même, les opérations de promotions devraient être préparées en amont avec les représentant-es du personnel afin d’éviter que les problèmes rencontrés lors de la campagne 2022 ne se reproduisent en 2023. Le SNUipp-FSU prendra toute sa part dans ces travaux et apportera comme à son habitude son expertise et ses exigences dans ces domaines.

Manque d’Asem dans les écoles : continuons à signer la pétition du SNUipp-FSU !

Le SNUipp-FSU a alerté l’Académie sur la situation dans les écoles maternelles qui sont confrontées au non-remplacement des Asem absentes et qui se retrouvent en sous-effectifs chroniques. Même si l’Académie n’est pas responsable de cette situation qui relève de la Ville, c’est la qualité d’accueil des élèves et leurs conditions d’apprentissages qui est en jeu.

La Dasen devait rencontrer M. Bloche jeudi 1er décembre et s’est engagée à évoquer ce sujet avec lui. Si ce n’est déjà fait, le SNUipp-FSU appelle tous les enseignant-es parisien-nes à signer la pétition en ligne pour demander une asem par classe : https://75.snuipp.fr/?Asem-le-compte-n-y-est-toujours


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