Sommaire

«Autoformation guidée» et «surnombres»

25/09/09


AVSco : travailler plus ou être payé moins

25/09/09


Audience avec l'IA

compte-rendu du 18/09/09


Pressions hierarchiques

Lettre commune du 19/09/09


CTP carte scolaire de rentrée

SNUipp Paris le 08/09/09

Actualité Parisienne


• lire le dossier carte scolaire    • lire les compte-rendus de Capd

SNUipp-FSU Paris 22/01/2010

CAPP : changement de ton de l’académie

Accompagnée par le SNUipp, FO et le Se, une délégation de collègues des Capp a été reçue à l’Académie lundi 18 janvier. Celle ci était réprésentée par M. Michelet (Directeur), M. Duthy (IA) et Mme Faure (ICC-ASH). Force est de constater que le changement de ton était radical sur la question des Capp : alors que l’IA précédent avait juré leur disparition, celle-ci n’est plus à l’ordre du jour même de nouvelles suppressions de postes sont annoncées. Si la direction de l’académie continue à dire que ce n’est pas à l’éducation nationale de financer les Capp, le directeur reconnaît que ces structures sont « une nécessité ».

Pour autant , l’Académie explique que si ‘lon veut maintenir l’intégralité des Capp, « il faut prendre ailleurs » et que donc il faut « une gestion équilibrée ». Il est donc proposé un découpage des Capp en 4 pôles ayant chacun un directeur à leur tête ainsi qu’un psychologue. Les postes G, eux, seraient entre 3 et 6 par pôle. Pour le SNUipp, si le changement de ton est très largement appréciable, la réalité de l’évolution des structures est condamnable : au final près d’un tiers des postes seraient supprimés en deux ans, ce qui est plus que contestable pour un dispositif reconnu comme « utile et nécessaire ».

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SNUipp-FSU Paris 22/01/2010

Des départs Capa-sh insuffisants prévus par l'académie en 2010/11

Lors de la réunion d’information de janvier sur les départs en stages CAPA-SH, l’académie a indiqué, sans explication, les « besoins » de départs en formation. Soit option A : un départ, pas de départ en option B, option C : 2 départs, option D : 16+2 départs, option E et F : 5 départs et option G : 2 départs.

Les représentants de l’académie ont bien précisé que ces besoins chiffrés étaient provisoires et qu’ils devaient être discutés dans les instances paritaires prévues mi-février. C’est à ce moment là que devraient être présentés les postes vacants, les départs en retraite prévus, les ouvertures et fermetures de postes, afin d’obtenir un nombre de collègues spécialisés nécessaire. Le SNUipp revendiquera un nombre de départs en stage permettant une couverture de tous les postes spécialisés par des collègues spécialisés ou en cours de spécialisation. En cela, les prévisions de départs envisagées par l’académie sont bien en deçà des besoins constatés dans les écoles. Et surtout elles arrivent après une année blanche pour les Rased sans aucun départ en formation E et G à Paris. Nationalement, la situation n’est guère meilleure et laisse planer de lourdes inquiétudes sur le devenir des Rased. Cette année, seuls 36 enseignants sont en formation Capa-sh G et 119 en E, alors qu’ils étaient respectivement 252 et 544 en 2008/2009.

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à l’initiative des syndicats SNUipp-FSU, Snudi-FO, Se-Unsa  et de la FCPE

Première enquête parents/enseignants sur les besoins et revendications des écoles parisiennes


4 pagesLire le 4 pages en Pdf

Lire et remplir l'enquête en .xls

(tableur Excel à compléter, enregistrer et renvoyer par mail avant le 20 décembre à snu75@snuipp.fr)

Face aux décisions gouvernementales et aux décrets Darcos, des mobilisations importantes en faveur de l’école rassemblant enseignants et parents ont lieu sous diverses formes. En trois ans, ce sont plus de 40 000 postes qui seront supprimés dans l’éducation. Pourtant à chaque rentrée, le ministère comme l’académie de Paris persistent à expliquer que les conditions sont bonnes et que la rentrée se fait sans problèmes. À ces suppressions de postes s’ajoutent des réformes contestées (nouveaux programmes, suppression du samedi matin et introduction des deux heures d’aide personnalisée…) qui dégradent les conditions d’apprentissage des élèves et les conditions d’enseignement.[...] lire la suite

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Lettre du SNUipp FSU du 08/12/09

SMA contestation de la légalité des exigences académiques

lire en Pdf la lettre envoyée à l'IA


SNUipp-FSU Paris 10/12/09

Table ronde Ville de Paris/organisations syndicales
« relations ville de Paris/direction d’école »

Depuis longtemps, le SNUipp FSU revendique l’organisation d’une table ronde avec la Ville de Paris pour clarifier les relations entre la ville de Paris et les écoles primaires. Le problème de la double saisie Base élèves/Gépi l’an passé à amener le SNUipp à porter de nouveau cette revendication. Mme Brossel, adjointe au Maire de Paris chargée des affaires scolaires, partageant cette volonté de clarification, a souhaité lancer une table ronde sur les relations entre la Ville et les écoles primaire.


Propositions de la Ville de Paris

Procédure

A son arrivée, Mme Brossel s’est dite surprise de l’absence de documents de travail sur les liens entre les directeurs d’école et la ville de Paris, même si la DASCO organise des réunions de formation à destination des nouveaux directeurs. Elle note également de fortes disparités entre les arrondissements et les CAS.

Mme Brossel souhaite donc lancer une table ronde entre la Ville de Paris et les organisations syndicales représentatives d’enseignants. L’objectif de la table ronde est de clarifier les relations  ville de Paris/écoles, et d’aboutir à l’élaboration d’un document reprenant les conclusions des travaux. Ce travail se fera pendant le 1er semestre 2010. L’Inspecteur d’académie a été informé de ce travail, et l’académie pourra participer à un moment donné aux travaux.


Sujets de travail proposés

Mme Brossel a proposé 5 thèmes de travail :

- les activités pendant l’interclasse.

- les projets scolaires et périscolaires type Paris lecture

- les relations entre la ville et les personnels de la ville : animateurs, ATE, ATSEM, gardien d’école.

- la question des locaux : utilisation et travaux.

- la question de l’organisation des cours municipaux d’adultes.


Propositions du SNUipp sur la table ronde

Les représentants du SNUipp se sont félicités de l’organisation de cette table ronde. Ils ont rappelé que les enseignants des écoles parisiennes, dont les directeurs et directrices d’école font partie, sont des fonctionnaires d’Etat, il est donc fondamental que l’académie participe aux travaux.

Ils ont également émis des réserves sur la durée des travaux : 6 mois semblent un peu courts pour mettre à plat tous les sujets évoqués par la Ville.

Ils ont aussi demandé que les organisations syndicales représentants les agents de la Ville de Paris participent aux débats lorsque les sujets travaillés concernent ces agents.

Aux sujets proposés par la ville, le SNUipp souhaite ajouter d’autres sujets :

- les questions de budget et de moyens de fonctionnement.

- les relations avec les parents : question de l’admission/inscription des élèves (Base élève/Gépi), harmonisation des règlements intérieurs des écoles, les paiements pour la ville (cantine, activités périscolaires…)

- un travail autour de la relation triangulaire Mairie/CAS/inspection de circonscription en relation avec les écoles.

Le SNUipp FSU Paris informera les enseignants de l’avancement des travaux au fur et à mesure.

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Consigne syndicale parisienne SNUipp FSU, Snudi FO et Sud Education du 19/11/09

Enseigner est un métier qui s’apprend ! « ne pas accueillir d’étudiants pendant la seconde vague de stage en janvier »

lire la position unitaire parisienne


Pétition unitaire parisienne SNUipp-FSU, Snudi-FO et Sud Education du 23/11/09

Personnels aidant à la scolarisation des élèves en situation de handicap à Paris : travailler plus ou être payé moins !

lire et signer la pétition en .Pdf


SNUipp-FSU Paris 22/10/09

Primes évaluations CE1 et CM2 : Versement à tous et retrait des courriers de réprimande du dossier administratif des collègues concernés

Des enseignants parisiens ayant fait passer les évaluations CE1 ou CM2 à leurs élèves n’avaient pas perçu la prime de 400€.
Le SNUipp condamne ces évaluations sur le fond, tant pour leur inefficacité pédagogique, pour leur nocivité en cas de mise en échec des élèves, que leur objectif politique de mise en concurrence des écoles. Il condamne également le nouveau pas ministériel vers une rémunération des enseignants au mérite par le biais de la prime. Néanmoins, le ministère doit respecter ses engagements et verser cette prime aux collègues concernés.
En réponse aux demandes des élus du SNUipp lors de la CAPD du 8 octobre, l’IA avait indiqué qu’il ne verserait pas la prime à 46 enseignants se basant sur les constations faites par M. Rosselet l’an passé de non remontée des résultats, ou de passage partiel des évaluations
Le SNUipp était intervenu une première fois auprès du ministère pour que les enseignants ayant appliqué la consigne unitaire sur les évaluations perçoivent la prime. Le ministère avait donné son accord. La directive ministérielle est finalement appliquée à Paris puisque l’IA a annoncé que les enseignants qui avaient fait passé les évaluations recevront la prime sur la paie de novembre.
De plus, seront retirés du dossier administratif des personnels les courriers envoyés aux adjoints et aux directeurs d’école par l’ancien Inspecteur d’académie sur ce sujet.

Reverser sa prime ?

Des enseignants parisiens, ayant perçu une prime pour les évaluations de CE1, ont décidé de ne pas la garder et la reverser à des associations qui en feront bon usage pour agir pour une autre politique éducative.
Lire leur texte : http://pedagost.over-blog.com/article-36475233.html

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SNUipp-FSU Paris 22/10/09

Stages PE1 : regarder une classe à la Toussaint pour enseigner après Noël, c’est possible !

La « réforme » de la mastérisation, dont le SNUipp demande le retrait, a acté le principe de 108 heures de stage dans les écoles rémunérées 3000€ pour les étudiants en seconde année de master. Durant cette année « transitoire », ces stages pourront être effectués par les PE1 et tous les inscrits au concours 2010. L’académie vient de lancer un appel aux circonscriptions pour trouver des classes d’accueil. Elle envisage d’organiser ces stages en 2 périodes de deux semaines, après les vacances de la Toussaint et après celles de Noël. Chacune des premières semaines de chaque période serait consacrée à l’observation du déroulement de la classe par les deux étudiants accueillis. La seconde semaine de la première période pourrait prendre la forme d’une pratique accompagnée si les stagiaires le souhaitent. Par contre, lors de la seconde semaine de la deuxième période, les deux étudiants seraient en responsabilité de la classe, sans la présence du maître d’accueil.
À la place d’une véritable formation professionnelle, ces stages placent des étudiants, en situation de pleine responsabilité, l’année de leur concours, dans une découverte brutale de la classe au mépris de leur formation et sans se préoccuper des élèves.

nouveauté du 22/10/09

Questions/réponses sur les stages d’observation et de pratique accompagnée et en responsabilité des PE1 et Master 1

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SNUipp-FSU Paris 25/09/09

«Autoformation guidée» et «surnombres»
une «formation» bricolée et inégalitaire

L’académie souhaite utiliser les enseignants sans affectation, les « surnombres », pour la formation continue. Ils seront nommés sur des postes administratifs de Zil rattachés à une école, choisie arbitrairement par les inspecteurs de circonscription « en fonction des besoins prévisibles de remplacement et de formation continue ». Ils feront à la fois des remplacements dans l’école d’enseignants absents et d’enseignants bénéficiant d’une « autoformation guidée ». Cette modalité de formation, sortie du chapeau, se baserait sur un projet des enseignants en langue, arts ou culture. Remplacés un à plusieurs jours par semaine par l’enseignant en surnombre, ils pourraient ainsi « se rendre dans des lieux culturels, visiter des classes, rencontrer les conseillers pédagogiques de circonscription ou académiques… ».
Les critères de choix des écoles qui bénéficieront de ce dispositif sont totalement laissés à la discrétion des inspecteurs de circonscription, tout comme le choix des enseignants au sein de ces écoles. Ce dispositif est également précaire puisque le « surnombre » peut être appelé à tout moment pour remplacer dans une école voisine ou pour occuper un poste devenu vacant en cours d’année.
L’académie tente ainsi de bricoler un dispositif bancal dont bénéficierait au mieux une école sur six. Et elle reste sourde aux demandes répétées par le SNUipp d’utiliser les possibilités offertes par le ministère de créer 36 postes budgétaires en surnombre. De quoi retrouver les 22,5 postes de brigade départementale de remplacement supprimés, pourvoir les postes de Capp non pourvus et les 6 postes E encore gelés… A l’amélioration pérenne des conditions d’enseignement, l’académie de Paris préfère mettre en place une « formation » bricolée et inégalitaire.

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SNUipp-FSU Paris 25/09/09

Personnels aidant à la scolarisation des élèves handicapés à Paris : travailler plus ou être payé moins

Depuis l’été, les assistants d’éducation effectuant des missions d’AVSco, auxiliaire de vie scolaire accompagnant la scolarisation des élèves en situation de handicap, se voient imposer entre travailler plus ou être payé moins. Depuis la rentrée, l’académie parisienne les obligent à effectuer des heures d’atelier « coups de pouce » après la classe pour compléter leur temps de service ou de passer à un temps partiel de 75%, leur salaire passant alors de 1132 euros à 758 euros mensuels.
L’administration parisienne argue d’un horaire hebdomadaire obligatoire de 35 heures et d’un temps de présence élèves de 24h. Ce calcul tatillon ne prend pas en compte les heures effectuées par les AVSco durant les réunions de coordination et de synthèse ainsi que tout le travail spécifique organisé dans une Clis.
Le SNUipp invite ces personnels à refuser d’effectuer toutes les heures autres que leur mission d’aide à la scolarisation des élèves en situation de handicap et à ne pas signer d’avenant pour ceux déjà signataires d’un contrat de travail antérieur. Il engage toutes les démarches, notamment juridiques, pour rétablir ces personnels dans leurs droits.

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compte-rendu du SNUipp-FSU Paris

Audience du SNUipp auprès de l’Inspecteur d’académie compte-rendu de l’audience du 18 septembre

Les représentants du SNUipp ont rencontré le nouvel Inspecteur d’académie et ont abordé les points suivants : aide personnalisée, Rased et postes “Sout”, mastérisation, situation des AVS ...
lire le compte-rendu de l'audience

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lettre commune du 19 septembre 2009

SNUipp-FSU, Snudi-FO et Sud Education
Non aux pressions dans certaines circonscriptions

SNUipp-FSU Paris
SNUDI-FO Paris
SUD Education Paris

à Monsieur l’Inspecteur d’académie de Paris,


Nous avons été saisis par de nombreux collègues concernant des pressions ou des atteintes aux droits et statuts des personnels dans certaines circonscriptions :

- à plusieurs endroits, des collègues se voient « inciter fortement » à s’inscrire à des stages d’habilitation en langue « sous peine de perdre leur poste » alors que d’une part la carte scolaire n’a pas eu lieu et que d’autre part l’inscription à un stage relève du volontariat ;
- dans certaines circonscriptions, aucune demande de cumul d’emploi n’est accordée alors même qu’ils n’y a pas de confusion entre déclinaison des 108 heures et travail extérieur ;
- suite aux suppressions de postes, certains Rased se voient imposer un fonctionnement qui aggrave leurs conditions de travail et remet en cause leurs missions sans avoir été réunis depuis la rentrée ;
- des collègues affectés sur postes « SOUT » ne sont pas considérés comme membre du Rased, leurs missions ne sont donc pas respectées ;
- volonté d’imposer aux collègues en « surnombre » des tâches contraires à leur lettre de mission (remplacement par exemple)...

Depuis de nombreux mois, les pressions, les intimidations, voire les atteintes aux droits des collègues se multiplient à Paris contre nos collègues enseignants du premier degré. Les inégalités sont flagrantes entre les circonscriptions, voire entre les écoles. C’est une des raisons qui avaient poussé nos collègues à se mobiliser à plusieurs reprises, notamment lors de la grève du 16 octobre dernier.

Nous vous demandons, monsieur l’Inspecteur d’académie, d’intervenir afin que les droits des collègues et leurs statuts soient respectés et qu’ils puissent travailler dans un climat serein, ceci dans l’intérêt de leurs élèves.

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SNUipp-FSU Paris 8 septembre 2009

CTP carte scolaire
une rentrée marquée par la suppression de 89 postes

Le CTP de rentrée s'est tenu le lundi 7 septembre 2009. Il a procédé aux derniers ajustements de carte scolaire clôturant ainsi l'exercice 2008/2009. Après le CDEN du 12 février 2009, il restait 5 blocages et 4 ouvertures conditionnelles à examiner ainsi que des situations qui auraient pu évoluer depuis. Au final, l'académie de Paris aura retenu 38 ouvertures de classes contre 30 fermetures dans les écoles de Paris.

Une avalanche de mesures

En exceptant les mesures dites techniques, ce sont près de 250 mesures d’ouvertures et de fermetures qui ont touché les écoles parisiennes l’année scolaire passée. Pour mémoire, en 2007, il n’y avait eu que 73 mesures. Cette avalanche de mesures résulte de l’implantation de classes fléchées langues et de la suppression de 72 postes de Rased. Elle aurait été encore plus importante si l’administration n’avait pas renoncé, devant la mobilisation importante des parents et des personnels, à la fermeture des postes en hôpital et dans les CAPP.

Des conditions de plus en plus difficiles

Alors que l’on attendait près de 300 élèves de plus à cette rentrée, l’académie de Paris ne comptera que 8 classes de plus cette année. Malgré une légère inflexion l’année dernière, le nombre de classes à niveaux multiples reste élevé. Ainsi en 98/99 il y avait sur 3273 classes élémentaires 214 classes à niveaux multiples (6,54%). En 08/09 sur 3224 classes élémentaires, il y en avait 387 (12%), soit près du double.
De plus, de nombreuses écoles se plaignent de classes surchargées. Il n’est pas rare de voir des classes à 29, 30 élèves, notamment au cycle 3. Ce sont souvent des écoles qui frôlent le seuil d’ouverture sans parvenir à le dépasser franchement et qui donc se voient refuser une ouverture pourtant nécessaire. Il faudra que l’académie revoit les seuils d’ouverture et de fermeture si l’on veut que cette situation préjudiciable à la réussite des élèves évolue dans le bon sens. Il est trop tôt aujourd’hui pour avoir une vision exacte de la situation des écoles. L’annuaire statistique de l’académie de Paris qui paraitra en décembre donnera école par école, classe par classe la situation des effectifs. Nous tirerons alors réellement le bilan de cette carte scolaire.

Les Rased sacrifiés

Cette rentrée voit la mise en application de la suppression de 72 postes de Rased sur Paris. Tous les arrondissements sont touchés, y compris ceux concentrant les écoles en Zep/Rep. L’exceptionnelle mobilisation des parents et des personnels a permis d’enrayer le processus de disparition complète des rased. Elle a même obligé le ministre X. Darcos à reculer en transformant la moitié des postes rased supprimés en postes de « soutien » implantés dans des écoles difficiles. À Paris cela donne 36 postes « sout ». Les personnels des rased vont être contraints d’établir des priorités dans leurs interventions et pourront encore moins qu’auparavant répondre à toutes les demandes des collègues pour venir en aide aux enfants en difficulté.

Postes E gelés

À l’issue du mouvement, il restait 8 postes E vacants, notamment dans le 18e arrondissement. L’ancien Inspecteur d’académie, M. Rosselet, avait décidé de ne pas affecter de personnels sur ces postes au prétexte qu’ils n’étaient pas spécialisés. Au cours du CTP de rentrée et après les interventions répétées des délégués du personnel, le nouveau directeur de l’académie, M. Michellet a accepté que des collègues soient nommés sur ces postes. Certes ce ne sont pas des enseignants spécialisés et ne pourront pas faire un vrai travail de rased. Mais ils ne seront pas de trop pour venir en aide aux enfants en difficultés.

Remplacements

Pour « financer » les ouvertures de classes et la création des postes « sout » tout en rendant au ministère les 89 postes demandés, le rectorat a supprimé 22,5 postes de brigades départementales. Ce n’est pas de cette façon que l’on améliorera le remplacement des collègues absents. Pourtant l’ancien ministre X. Darcos avait indiqué qu’il pouvait être fait appel à des postes surnuméraires pour la création des postes «sout». Malgré nos protestations, le rectorat n’a pas utilisé cette possibilité. Nous interviendrons auprès du ministère pour que la parole donnée soit respectée.
Néanmoins, le directeur de l’académie s’est engagé à utiliser les enseignants en surnombre jusqu’à leur affectation définitive sur des missions de remplacement ou d’aide auprès des élèves en difficulté.

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