•
notre dossier sur la mise en place de la réforme dite de
"mastérisation" à Paris
• les
compte-rendus de Capd des élu(e)s du SNUipp
•
tout savoir sur les tables rondes "direction et fonctionnement des
écoles" avec la ville de Paris
Certaines circonscriptions ont mis en place pour la grève du 23 mars une nouvelle fiche d’état de grève absolument scandaleuse. Elle impose aux enseignants grévistes de signer cette fiche, et en plus de déclarer que « leur absence justifie l’application d’une retenue salariale »… En plus de tout ça, c’est la circonscription qui est censée saisir cette fiche sur le logiciel « Mosart », et ce au mépris de la légalité…
Interpellé le 1er avril par le SNUipp, l’Inspecteur d’académie a annoncé réfléchir sur la suite à donner à l’existence de cette fiche dans le département. Dans l'attente d'une évolution de la position académique, le SNUipp a appellé les enseignants ayant participé à la grève à refuser de signer et de remplir cette fiche.
Interrogé de nouveau par le SNUipp le 15 avril, l’Inspecteur d’académie a indiqué abandonner les modalités de déclaration initiales de cette fiche de grève. Ainsi, seule la colonne « émargement des personnels présents sur la période » doit être remplie par les enseignants au sein de l’école, la colonne « émargement des agents dont l’absence ne justifie pas l’application d’une retenue salariale » sera elle remplie par la circonscription.
Le SNUipp se félicite de ce retour au respect des textes en vigueur en matière de droit de grève.
La jurisprudence du Conseil d'état du 25/07/2003 (arrêt n°258677) stipule qu’il « appartient à l’administration de prendre les dispositions nécessaires pour s’assurer du service fait par ses agents afin notamment de procéder, en cas de grève, aux retenues sur traitement ». En aucun cas, les grévistes doivent déclarer leur participation à une journée de grève.
L’académie voudrait saboter les opérations du mouvement, elle ne s’y prendrait pas autrement.
Elle a indiqué successivement différentes
périodes d’ouvertures du serveur pour ne retenir
finalement qu’une période réduite.
Elle a refusé tout allongement de cette période jusqu’au 5 avril, un allongement pourtant nécessaire notamment pour les entrants sur Paris à la suite du mouvement inter-départemental.
Elle n’a pas voulu tenir compte du cafouillage ministériel du mercredi 17 mars où Iprof n’était plus accessible.
Elle a publié tardivement, et en plein milieu des vacances d’hiver, la circulaire organisant le mouvement.
Elle a oublié d’y joindre des pages contenant notamment une partie des libellés des vœux d’ordre généraux.
Elle a bloqué 58 postes vacants pour mettre en place la contre-réforme dite de « mastérisation » diminuant d’autant les possibilités de mutation sans même en informer les écoles.
Elle a changé en plein milieu de la période de saisie des voeux sur Iprof les missions de la brigade de formation continue.
Elle n’a mis en ligne les postes spécialisés hors réseaux qu’en milieu de semaine dernière…
La liste pourrait encore s’allonger…
Comme à son habitude, le SNUipp se montrera très
vigilant cette année lors du contrôle des
opérations du mouvement. Il publiera comme chaque
année le projet de mouvement en ligne avec
l’ensemble des barèmes. Il invite tous les
enseignants y ayant participé à le consulter
à l’aide de leur code
Acady personnel.
Dans sa volonté de court-circuiter les organisations syndicales, le Ministère a souhaité accélérer le dispositif du mouvement inter-départemental au mépris de l’intérêt des personnels et du paritarisme… Résultats : par erreur, les services informatiques du ministère ont envoyé depuis hier les résultats provisoires des enseignants ayant participé à ce mouvement dans les boîtes Iprof. Or, ces résultats n’ont pas fait l’objet des vérifications nécessaires au sein des services du Ministère et ne sont pas définitifs.
Par conséquent, le Ministère a pris la décision de bloquer les boîtesaux lettres Iprof des enseignants jusqu’à lundi (selon les informations en provenance du ministère aujourd’hui, le service sera peut-être rétabli plus tôt). Les enseignants qui ont vu leur résultat dans la boite Iprof avant l’interruption ne doivent pas les considérer comme définitifs, ils ne le seront a priori qu’à partir de lundi 22 mars.
Pour parer à cette bourde, le ministère a bloqué dans un premier temps l'accès à Iprof, empêchant ainsi les enseignants parisiens d’effectuer les opérations de mouvement intradépartemental, avant de limiter ce blocage à la seule boite aux lettres Iprof en fin d'après-midi du 17 mars. Le SNUipp a contacté l’Inspecteur d’académie pour qu’il prolonge l’ouverture du serveur du mouvement parisien afin de respecter les droits des personnels à la mutation.
Accompagnée par le SNUipp, FO et le Se, une délégation de collègues des Capp a été reçue à l’Académie lundi 18 janvier. Celle ci était réprésentée par M. Michelet (Directeur), M. Duthy (IA) et Mme Faure (ICC-ASH). Force est de constater que le changement de ton était radical sur la question des Capp : alors que l’IA précédent avait juré leur disparition, celle-ci n’est plus à l’ordre du jour même de nouvelles suppressions de postes sont annoncées. Si la direction de l’académie continue à dire que ce n’est pas à l’éducation nationale de financer les Capp, le directeur reconnaît que ces structures sont « une nécessité ».
Pour autant , l’Académie explique que si ‘lon veut maintenir l’intégralité des Capp, « il faut prendre ailleurs » et que donc il faut « une gestion équilibrée ». Il est donc proposé un découpage des Capp en 4 pôles ayant chacun un directeur à leur tête ainsi qu’un psychologue. Les postes G, eux, seraient entre 3 et 6 par pôle. Pour le SNUipp, si le changement de ton est très largement appréciable, la réalité de l’évolution des structures est condamnable : au final près d’un tiers des postes seraient supprimés en deux ans, ce qui est plus que contestable pour un dispositif reconnu comme « utile et nécessaire ».
Lors de la réunion d’information de janvier sur les départs en stages CAPA-SH, l’académie a indiqué, sans explication, les « besoins » de départs en formation. Soit option A : un départ, pas de départ en option B, option C : 2 départs, option D : 16+2 départs, option E et F : 5 départs et option G : 2 départs.
Les représentants de l’académie ont bien précisé que ces besoins chiffrés étaient provisoires et qu’ils devaient être discutés dans les instances paritaires prévues mi-février. C’est à ce moment là que devraient être présentés les postes vacants, les départs en retraite prévus, les ouvertures et fermetures de postes, afin d’obtenir un nombre de collègues spécialisés nécessaire. Le SNUipp revendiquera un nombre de départs en stage permettant une couverture de tous les postes spécialisés par des collègues spécialisés ou en cours de spécialisation. En cela, les prévisions de départs envisagées par l’académie sont bien en deçà des besoins constatés dans les écoles. Et surtout elles arrivent après une année blanche pour les Rased sans aucun départ en formation E et G à Paris. Nationalement, la situation n’est guère meilleure et laisse planer de lourdes inquiétudes sur le devenir des Rased. Cette année, seuls 36 enseignants sont en formation Capa-sh G et 119 en E, alors qu’ils étaient respectivement 252 et 544 en 2008/2009.
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le
4 pages en Pdf
(tableur Excel à
compléter, enregistrer et renvoyer par mail avant le 20
décembre à
snu75@snuipp.fr)
Face aux
décisions gouvernementales et aux
décrets Darcos, des mobilisations importantes en faveur de
l’école rassemblant enseignants et parents ont
lieu sous diverses formes. En trois ans, ce sont plus de 40 000 postes
qui seront supprimés dans l’éducation.
Pourtant à chaque rentrée, le
ministère comme l’académie de Paris
persistent à expliquer que les conditions sont bonnes et que
la rentrée se fait sans problèmes. À
ces suppressions de postes s’ajoutent des réformes
contestées (nouveaux programmes, suppression du samedi matin
et introduction des deux heures d’aide
personnalisée…) qui dégradent les
conditions d’apprentissage des élèves
et les conditions d’enseignement.[...]
lire la suite
Depuis longtemps, le SNUipp FSU revendique l’organisation d’une table ronde avec la Ville de Paris pour clarifier les relations entre la ville de Paris et les écoles primaires. Le problème de la double saisie Base élèves/Gépi l’an passé à amener le SNUipp à porter de nouveau cette revendication. Mme Brossel, adjointe au Maire de Paris chargée des affaires scolaires, partageant cette volonté de clarification, a souhaité lancer une table ronde sur les relations entre la Ville et les écoles primaire.
Procédure
A son arrivée, Mme Brossel s’est dite surprise de l’absence de documents de travail sur les liens entre les directeurs d’école et la ville de Paris, même si la DASCO organise des réunions de formation à destination des nouveaux directeurs. Elle note également de fortes disparités entre les arrondissements et les CAS.
Mme Brossel souhaite donc lancer une table ronde entre la Ville de Paris et les organisations syndicales représentatives d’enseignants. L’objectif de la table ronde est de clarifier les relations ville de Paris/écoles, et d’aboutir à l’élaboration d’un document reprenant les conclusions des travaux. Ce travail se fera pendant le 1er semestre 2010. L’Inspecteur d’académie a été informé de ce travail, et l’académie pourra participer à un moment donné aux travaux.
Sujets
de travail
proposés
Mme Brossel a proposé 5 thèmes de travail :
- les activités pendant l’interclasse.
- les projets scolaires et périscolaires type Paris lecture
- les relations entre la ville et les personnels de la ville : animateurs, ATE, ATSEM, gardien d’école.
- la question des locaux : utilisation et travaux.
- la question de l’organisation des cours municipaux d’adultes.
Les représentants du SNUipp se sont félicités de l’organisation de cette table ronde. Ils ont rappelé que les enseignants des écoles parisiennes, dont les directeurs et directrices d’école font partie, sont des fonctionnaires d’Etat, il est donc fondamental que l’académie participe aux travaux.
Ils ont également émis des réserves sur la durée des travaux : 6 mois semblent un peu courts pour mettre à plat tous les sujets évoqués par la Ville.
Ils ont aussi demandé que les organisations syndicales représentants les agents de la Ville de Paris participent aux débats lorsque les sujets travaillés concernent ces agents.
Aux sujets proposés par la ville, le SNUipp souhaite ajouter d’autres sujets :
- les questions de budget et de moyens de fonctionnement.
- les relations avec les parents : question de l’admission/inscription des élèves (Base élève/Gépi), harmonisation des règlements intérieurs des écoles, les paiements pour la ville (cantine, activités périscolaires…)
- un travail autour de la relation triangulaire Mairie/CAS/inspection de circonscription en relation avec les écoles.
Le SNUipp FSU Paris informera les enseignants de l’avancement des travaux au fur et à mesure.
Des enseignants parisiens ayant fait passer les
évaluations CE1 ou CM2 à leurs
élèves n’avaient pas perçu
la prime de 400€.
Le SNUipp condamne ces évaluations sur le fond, tant pour
leur inefficacité pédagogique, pour leur
nocivité en cas de mise en échec des
élèves, que leur objectif politique de mise en
concurrence des écoles. Il condamne également le
nouveau pas ministériel vers une
rémunération des enseignants au mérite
par le biais de la prime. Néanmoins, le ministère
doit respecter ses engagements et verser cette prime aux
collègues concernés.
En réponse aux demandes des élus du SNUipp lors
de la CAPD du 8 octobre, l’IA avait indiqué
qu’il ne verserait pas la prime à 46 enseignants
se basant sur les constations faites par M. Rosselet l’an
passé de non remontée des résultats,
ou de passage partiel des évaluations
Le SNUipp était intervenu une première fois
auprès du ministère pour que les enseignants
ayant appliqué la consigne unitaire sur les
évaluations perçoivent la prime. Le
ministère avait donné son accord. La directive
ministérielle est finalement appliquée
à Paris puisque l’IA a annoncé que les
enseignants qui avaient fait passé les
évaluations recevront la prime sur la paie de novembre.
De plus, seront retirés du dossier administratif des
personnels les courriers envoyés aux adjoints et aux
directeurs d’école par l’ancien
Inspecteur d’académie sur ce sujet.
Des enseignants parisiens, ayant perçu une prime
pour les évaluations de CE1, ont
décidé de ne pas la garder et la reverser
à des associations qui en feront bon usage pour agir pour
une autre politique éducative.
Lire leur texte : http://pedagost.over-blog.com/article-36475233.html
La « réforme » de la
mastérisation, dont le SNUipp demande le retrait, a
acté le principe de 108 heures de stage dans les
écoles rémunérées
3000€ pour les étudiants en seconde
année de master. Durant cette année «
transitoire », ces stages pourront être
effectués par les PE1 et tous les inscrits au concours 2010.
L’académie vient de lancer un appel aux
circonscriptions pour trouver des classes d’accueil. Elle
envisage d’organiser ces stages en 2 périodes de
deux semaines, après les vacances de la Toussaint et
après celles de Noël. Chacune des
premières semaines de chaque période serait
consacrée à l’observation du
déroulement de la classe par les deux étudiants
accueillis. La seconde semaine de la première
période pourrait prendre la forme d’une pratique
accompagnée si les stagiaires le souhaitent. Par contre,
lors de la seconde semaine de la deuxième
période, les deux étudiants seraient en
responsabilité de la classe, sans la présence du
maître d’accueil.
À la place d’une véritable formation
professionnelle, ces stages placent des étudiants, en
situation de pleine responsabilité,
l’année de leur concours, dans une
découverte brutale de la classe au mépris de leur
formation et sans se préoccuper des
élèves.
nouveauté
du 22/10/09
L’académie souhaite utiliser les
enseignants sans affectation, les « surnombres »,
pour la formation continue. Ils seront nommés sur des postes
administratifs de Zil rattachés à une
école, choisie arbitrairement par les inspecteurs de
circonscription « en fonction des besoins
prévisibles de remplacement et de formation continue
». Ils feront à la fois des remplacements dans
l’école d’enseignants absents et
d’enseignants bénéficiant
d’une « autoformation guidée
». Cette modalité de formation, sortie du chapeau,
se baserait sur un projet des enseignants en langue, arts ou culture.
Remplacés un à plusieurs jours par semaine par
l’enseignant en surnombre, ils pourraient ainsi «
se rendre dans des lieux culturels, visiter des classes, rencontrer les
conseillers pédagogiques de circonscription ou
académiques… ».
Les critères de choix des écoles qui
bénéficieront de ce dispositif sont totalement
laissés à la discrétion des
inspecteurs de circonscription, tout comme le choix des enseignants au
sein de ces écoles. Ce dispositif est également
précaire puisque le « surnombre » peut
être appelé à tout moment pour
remplacer dans une école voisine ou pour occuper un poste
devenu vacant en cours d’année.
L’académie tente ainsi de bricoler un dispositif
bancal dont bénéficierait au mieux une
école sur six. Et elle reste sourde aux demandes
répétées par le SNUipp
d’utiliser les possibilités offertes par le
ministère de créer 36 postes
budgétaires en surnombre. De quoi retrouver les 22,5 postes
de brigade départementale de remplacement
supprimés, pourvoir les postes de Capp non pourvus et les 6
postes E encore gelés… A
l’amélioration pérenne des conditions
d’enseignement, l’académie de Paris
préfère mettre en place une « formation
» bricolée et inégalitaire.
Depuis l’été, les assistants
d’éducation effectuant des missions
d’AVSco, auxiliaire de vie scolaire accompagnant la
scolarisation des élèves en situation de
handicap, se voient imposer entre travailler plus ou être
payé moins. Depuis la rentrée,
l’académie parisienne les obligent à
effectuer des heures d’atelier « coups de pouce
» après la classe pour compléter leur
temps de service ou de passer à un temps partiel de 75%,
leur salaire passant alors de 1132 euros à 758 euros
mensuels.
L’administration parisienne argue d’un horaire
hebdomadaire obligatoire de 35 heures et d’un temps de
présence élèves de 24h. Ce calcul
tatillon ne prend pas en compte les heures effectuées par
les AVSco durant les réunions de coordination et de
synthèse ainsi que tout le travail spécifique
organisé dans une Clis.
Le SNUipp invite ces personnels à refuser
d’effectuer toutes les heures autres que leur mission
d’aide à la scolarisation des
élèves en situation de handicap et à
ne pas signer d’avenant pour ceux déjà
signataires d’un contrat de travail antérieur. Il
engage toutes les démarches, notamment juridiques, pour
rétablir ces personnels dans leurs droits.
Les représentants du SNUipp ont
rencontré le nouvel Inspecteur
d’académie et ont abordé les points
suivants : aide personnalisée, Rased et postes
“Sout”, mastérisation, situation des AVS
...
lire
le
compte-rendu de l'audience
SNUipp-FSU Paris
SNUDI-FO Paris
SUD Education Paris
à Monsieur l’Inspecteur d’académie de Paris,
Nous avons été saisis par de nombreux
collègues concernant des pressions ou des atteintes aux
droits et statuts des personnels dans certaines circonscriptions :
- à plusieurs endroits, des
collègues se voient « inciter fortement
» à s’inscrire à des stages
d’habilitation en langue « sous peine de perdre
leur poste » alors que d’une part la carte scolaire
n’a pas eu lieu et que d’autre part
l’inscription à un stage relève du
volontariat ;
- dans certaines circonscriptions, aucune
demande de cumul d’emploi n’est accordée
alors même qu’ils n’y a pas de confusion
entre déclinaison des 108 heures et travail
extérieur ;
- suite aux suppressions de postes,
certains Rased se voient imposer un fonctionnement qui aggrave leurs
conditions de travail et remet en cause leurs missions sans avoir
été réunis depuis la
rentrée ;
- des collègues
affectés sur postes « SOUT » ne sont pas
considérés comme membre du Rased, leurs missions
ne sont donc pas respectées ;
- volonté d’imposer
aux collègues en « surnombre » des
tâches contraires à leur lettre de mission
(remplacement par exemple)...
Depuis de nombreux mois, les pressions, les intimidations, voire les
atteintes aux droits des collègues se multiplient
à Paris contre nos collègues enseignants du
premier degré. Les inégalités sont
flagrantes entre les circonscriptions, voire entre les
écoles. C’est une des raisons qui avaient
poussé nos collègues à se mobiliser
à plusieurs reprises, notamment lors de la grève
du 16 octobre dernier.
Nous vous demandons, monsieur l’Inspecteur
d’académie, d’intervenir afin que les
droits des collègues et leurs statuts soient
respectés et qu’ils puissent travailler dans un
climat serein, ceci dans l’intérêt de
leurs élèves.
Le CTP de rentrée s'est tenu le lundi 7 septembre
2009. Il a procédé aux derniers ajustements de
carte scolaire clôturant ainsi l'exercice 2008/2009.
Après le CDEN du 12 février 2009, il restait 5
blocages et 4 ouvertures conditionnelles à examiner ainsi
que des situations qui auraient pu évoluer depuis. Au final,
l'académie de Paris aura retenu 38 ouvertures de classes
contre 30 fermetures dans les écoles de Paris.
En exceptant les mesures dites techniques, ce sont
près de 250 mesures d’ouvertures et de fermetures
qui ont touché les écoles parisiennes
l’année scolaire passée. Pour
mémoire, en 2007, il n’y avait eu que 73 mesures.
Cette avalanche de mesures résulte de
l’implantation de classes fléchées
langues et de la suppression de 72 postes de Rased. Elle aurait
été encore plus importante si
l’administration n’avait pas renoncé,
devant la mobilisation importante des parents et des personnels,
à la fermeture des postes en hôpital et dans les
CAPP.
Alors que l’on attendait près de 300
élèves de plus à cette
rentrée, l’académie de Paris ne
comptera que 8 classes de plus cette année.
Malgré une légère inflexion
l’année dernière, le nombre de classes
à niveaux multiples reste élevé. Ainsi
en 98/99 il y avait sur 3273 classes élémentaires
214 classes à niveaux multiples (6,54%). En 08/09 sur 3224
classes élémentaires, il y en avait 387 (12%),
soit près du double.
De plus, de nombreuses écoles se plaignent de classes
surchargées. Il n’est pas rare de voir des classes
à 29, 30 élèves, notamment au cycle 3.
Ce sont souvent des écoles qui frôlent le seuil
d’ouverture sans parvenir à le dépasser
franchement et qui donc se voient refuser une ouverture pourtant
nécessaire. Il faudra que l’académie
revoit les seuils d’ouverture et de fermeture si
l’on veut que cette situation préjudiciable
à la réussite des élèves
évolue dans le bon sens. Il est trop tôt
aujourd’hui pour avoir une vision exacte de la situation des
écoles. L’annuaire statistique de
l’académie de Paris qui paraitra en
décembre donnera école par école,
classe par classe la situation des effectifs. Nous tirerons alors
réellement le bilan de cette carte scolaire.
Cette rentrée voit la mise en application de la
suppression de 72 postes de Rased sur Paris. Tous les arrondissements
sont touchés, y compris ceux concentrant les
écoles en Zep/Rep. L’exceptionnelle mobilisation
des parents et des personnels a permis d’enrayer le processus
de disparition complète des rased. Elle a même
obligé le ministre X. Darcos à reculer en
transformant la moitié des postes rased supprimés
en postes de « soutien » implantés dans
des écoles difficiles. À Paris cela donne 36
postes « sout ». Les personnels des rased vont
être contraints d’établir des
priorités dans leurs interventions et pourront encore moins
qu’auparavant répondre à toutes les
demandes des collègues pour venir en aide aux enfants en
difficulté.
À l’issue du mouvement, il restait 8
postes E vacants, notamment dans le 18e arrondissement.
L’ancien Inspecteur d’académie, M.
Rosselet, avait décidé de ne pas affecter de
personnels sur ces postes au prétexte qu’ils
n’étaient pas spécialisés.
Au cours du CTP de rentrée et après les
interventions répétées des
délégués du personnel, le nouveau
directeur de l’académie, M. Michellet a
accepté que des collègues soient
nommés sur ces postes. Certes ce ne sont pas des enseignants
spécialisés et ne pourront pas faire un vrai
travail de rased. Mais ils ne seront pas de trop pour venir en aide aux
enfants en difficultés.
Pour « financer » les ouvertures de
classes et la création des postes « sout
» tout en rendant au ministère les 89 postes
demandés, le rectorat a supprimé 22,5 postes de
brigades départementales. Ce n’est pas de cette
façon que l’on améliorera le
remplacement des collègues absents. Pourtant
l’ancien ministre X. Darcos avait indiqué
qu’il pouvait être fait appel à des
postes surnuméraires pour la création des postes
«sout». Malgré nos protestations, le
rectorat n’a pas utilisé cette
possibilité. Nous interviendrons auprès du
ministère pour que la parole donnée soit
respectée.
Néanmoins, le directeur de l’académie
s’est engagé à utiliser les enseignants
en surnombre jusqu’à leur affectation
définitive sur des missions de remplacement ou
d’aide auprès des élèves en
difficulté.