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Carte scolaire 2025 : 83 suppressions de postes à Paris Les attaques contre l’École publique continuent !

Mis à jour le 7 février 2026

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Mobilisons-nous dès maintenant !
En grève mardi 17 février !
Tout comme les écoles parisiennes, l’ensemble des établissements scolaires d’Ile de France vont subir une véritable saignée budgétaire. L’heure est à la mobilisation ! La FSU Ile de France, dont la FSU-SNUipp fait partie, propose donc aux autres syndicats d’appeler l’ensemble des personnels de premier et second degrés à la grève.




[Edit du 29 janvier]
Il s’agit de 83 suppressions de postes à Paris et non 90 !


Au gouvernement, l’austérité budgétaire se conjugue avec l’amateurisme... Le Ministère a dévoilé, avant-hier, en CSA-MEN, la ventilation par académie des moyens d’enseignements pour la rentrée 2026. Ce n’est pas moins de 2 229 suppressions qui ont été annoncées (dont 90 postes pour l’académie de Paris), parmi lesquelles se trouvaient 1891 postes (ETP : équivalent temps plein) de titulaires et 338 ETP de stagiaires, prenant en compte la diminution du nombre de postes au CRPE à bac+5 par rapport à 2025, puisque le concours à bac+3 est censé se mettre en place cette année. Suite à l’intervention de la FSU, le Ministère a remis cette ligne de 38 ETP stagiaires à 0, puisque ce ne sont pas des suppressions de postes à proprement parler, et encore moins un transfert entre le CRPE bac+5 et le CRPE bac+3. Finalement, il y aura donc 1891 suppressions de postes dans les écoles à la rentrée 2026, dont 83 suppressions de postes pour l’académie de Paris.
Cette séquence d’improvisation depuis lundi est la conséquence de l’absence de communication officielle du Ministère qui, en se retranchant derrière l’absence de budget, évite d’affronter les effets de l’annonce de cette saignée pour l’Éducation nationale. Le SNUipp et la FSU sont déterminés à construire avec l’ensemble des personnels la mobilisation pour faire reculer le gouvernement.


Le budget de l’État n’est toujours pas complètement adopté, mais cela n’a pas empêché le ministère de l’Éducation Nationale de devancer les désirs de Bercy puisqu’il a annoncé 2 229 suppressions de postes à l’échelle nationale ce lundi 26 janvier. La dotation budgétaire pour l’Académie de Paris pour l’année prochaine est donc connue. Une fois de plus, notre Académie voit sa dotation baisser avec 90 postes retirés pour la rentrée 2026. Si cette année notre Académie n’est pas la plus touchée par ces coupes budgétaires, il n’en reste pas moins, que ces suppressions de postes viennent s’ajouter aux 390 postes déjà supprimés ces trois dernières années ! Pour la FSU-SNUipp Paris, le discours faisant passer les suppressions massives de postes à Paris comme indolores n’est pas entendable au regard des difficultés grandissantes rencontrées dans les écoles.
Elles dégradent les conditions de travail des personnels comme les conditions d’apprentissage des élèves, en particulier les plus fragiles. Et elles rendent toujours plus dysfonctionnelle notre institution déjà fragilisée.
Ne parlons même pas du grave problème d’attractivité rencontrée par notre profession auquel le Ministère ne répond pas : salaires, mobilités, recrutement, formation initiale...
Tant de sujets abandonnés par notre ministère. M. Geffray, comme les six autres ministres qui l’ont précédés depuis 2022, peut compter sur notre syndicat pour l’empêcher d’abimer l’École publique et pour lui imposer les revendications des personnels !


Mobilisons-nous !

Carte scolaire et remplacement : réunion d’information syndicale mercredi 28 janvier à 13h30


Nous ne pouvons nous résoudre à cette nouvelle attaque ! La FSU-SNUipp continue de revendiquer un plan d’urgence pour l’Éducation. Le service public n’est pas une charge, mais bien un investissement pour l’avenir. La FSU-SNUipp Paris va d’ores et déjà déposer un préavis de grève à compter du 1er février. La FSU-SNUipp invite l’ensemble des enseignant-es à la réunion d’information syndicale (RIS) prévue mercredi 28 janvier à 13h30 afin d’informer et de construire collectivement la mobilisation contre les nouveaux projets de l’Académie concernant la carte scolaire et le remplacement.
La RIS aura lieu à la Bourse du Travail, 3 rue du Château d’Eau, 75010, salle Louise Michel (métro République). La présence à cette réunion permettra aux enseignant-es de déduire 3h des animations pédagogiques. Merci de nous prévenir par mail de votre présence.


La mobilisation de l’ensemble de la communauté éducative est indispensable. Notre organisation va donc être à l’initiative d’une réunion de l’ensemble des forces syndicales, associatives et politiques qui composent le collectif "Touche pas à ma classe". De nouvelles actions leur seront proposées dans les semaines à venir. Notre organisation va aussi s’adresser aux élu-es parisien-nes, sénateur-ices et député-es pour les alerter sur la situation et leur demander d’agir à nos côtés pour empêcher ces suppressions de postes.


Pour un plan d’urgence pour l’École publique !

 Remplacement
La situation difficile du remplacement dans l’Académie aurait dû à elle seule, amener le Ministère à renoncer à ces suppressions de postes. Il n’est pas question de s’habituer à ce que les absences de courte et moyenne durée ne soient pas toutes remplacées et que celles de longue durée le soient de manière parfois chaotique. Pour la FSU-SNUipp Paris, c’est au moins 800 collègues remplaçant-es dont l’académie a besoin pour couvrir tous les besoins. Les réformes du remplacement dans notre académie, ne sont que des cache-misères destinés à gérer la pénurie. Elles dégradent les conditions de travail des collègues remplaçant-es et n’améliorent en rien la continuité pédagogique dans les classes !



 Formateur-ices
L’Académie ne pourra mener un plan académique de formation ambitieux alors même que la mise à jour des connaissances scientifiques et pédagogiques et l’échange de pratiques sont aussi un maillon essentiel pour la réussite des élèves. La formation et l’accompagnement des jeunes collègues et des équipes passent aussi nécessairement par la création de postes de PEMF et de CPC, au plus près des équipes.



 ASH et inclusion
Le manque de maître-sses ADP et ADR, de psychologues scolaires, et de moyens humains pour réaliser l’inclusion - enseignant-es spécialisé-es et enseignant-es référent-es - devrait amener le Ministère à prendre d’autres décisions budgétaires. Ce n’est pas le recrutement annoncé de 2 000 AESH au niveau national qui suffira à lui seul à assurer le bon fonctionnement de l’inclusion, encore moins après le rejet par le Sénat de la proposition de loi visant à créer un statut de la Fonction publique pour nos collègues AESH.



 Baisse des effectifs partout
La réduction des inégalités scolaires ne pourra se faire sans un véritable engagement national et académique. Toutes les écoles, qu’elles soient en éducation prioritaire ou non, doivent voir leurs effectifs de classe baisser, et ce sur tous les niveaux. Pour la FSU-SNUipp, c’est maximum 22 élèves par classe hors REP et 18 en REP, 15 en TPS et PS. Les élèves d’UPE2A et d’ULIS doivent être comptabilisé-es dans les effectifs de leur classe ordinaire d’inclusion. La réduction des effectifs en CP, en CE1 et en GS a été un premier pas mais cette baisse doit avoir lieu dans tous les niveaux de classe. Elle ne doit pas non plus être un frein à la réflexion collective et pédagogique des équipes sur la structure pédagogique des écoles. La baisse démographique pourrait permettre d’améliorer les conditions de scolarité dans les écoles parisiennes en garantissant des effectifs bas partout et en créant les postes nécessaires au bon fonctionnement du service public d’éducation.


Pour le maintien du calendrier initial !

Tout comme ses prédécesseurs, le gouvernement refuse d’assumer le coût politique de ses décisions délétères et fait le choix de reporter les opérations de carte scolaire après le deuxième tour des élections municipales. Les mesures de carte scolaire pour notre académie ne seront donc pas connues avant fin mars au mieux. Ce report aura des conséquences néfastes pour le fonctionnement des écoles, sur le mouvement intra-départemental et in fine sur la vie personnelle et professionnelle des enseignant-es. Les écoles et les personnels n’ont pas à subir cet arrangement politique minable ! La FSU-SNUipp Paris exige un calendrier qui permette d’envisager une rentrée 2026 sereine.


Remplir une fiche de contrôle syndical dès maintenant

Afin de défendre au mieux chaque école parisienne dans le cadre des opérations de carte scolaire, la FSU-SNUipp invite les écoles revendiquant une ouverture ou craignant une fermeture à alerter les représentant-es du personnel et à leur renvoyer par mail - snu75@snuipp.fr - une fiche de contrôle syndical. Vous pouvez aussi nous appeler au 01 44 62 70 01.
Les fiches de contrôle syndical se trouvent dans cet article


Je pense être concerné-e par une fermeture de classe

La dernière personne nommée à titre définitif dans l’école est celle qui verra son poste supprimé en cas de fermeture de classe confirmée en CDEN. Quelques cas font exception (postes à profil, bonification handicap). N’hésitez pas à nous contacter si vous êtes concerné-e ou si vous avez des doutes sur la personne concernée. Attention, compte tenu du décalage des opérations de Carte scolaire, le calendrier du mouvement n’est pas encore connu. La FSU-SNUipp Paris revendique la prise en compte des ouvertures et fermetures de classes pour le mouvement, afin de pouvoir y participer en ayant tous les éléments.
Toutes les informations se trouvent dans cet article


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