Au sommaire
Mis à jour le 21 mai 2026

La crise que traverse aujourd’hui le périscolaire est grave. Les violences abominables révélées dans un certain nombre de nos écoles nécessitent une réaction forte dont la protection des enfants doit être la priorité. Pour cela, il est indispensable de repenser le temps scolaire pour remettre au centre des préoccupations collectives la réussite scolaire et le bien-être et la sécurité de toutes et tous. Il est impensable de mener ce travail sans mettre au cœur des discussions les enjeux de l’École. Le temps scolaire ne peut être uniquement pensé en fonction des contraintes municipales, il doit retrouver toute sa centralité !
La Mairie de Paris a donc lancé la convention qui portera notamment sur les temps de l’enfant. Dans cette convention, malgré nos demandes réitérées, la voix des enseignant-es est bien absente ! Pour la Ville de Paris, entendre les enseignant-es, c’est inviter un-e de leurs représentant-es dans un grand forum pour tenir un stand à destination des participant-es s’il-elles désirent (ou pas) entendre ce que les enseignant-es pensent du système actuel. C’est aussi constituer à la va-vite un panel d’enseignant-es selon une procédure plus que douteuse... La voix de nos collègues a été ignorée et méprisée par la Ville de Paris depuis 2013. Elle continuera visiblement à l’être sous la nouvelle mandature. On ne peut affirmer un attachement au service public d’éducation comme la majorité municipale le fait quand on méprise ainsi ses agent-es.
Notre syndicat ne peut se résigner à ce mépris ! La FSU-SNUipp s’est donc adressée au Maire de Paris et à son adjointe pour que cela cesse et que l’avis des personnels soient pris en compte.
Dans ce courrier, la FSU-SNUipp y rappelle aussi que les enseignant-es parisien-nes alertent et dénoncent depuis 2013 le fonctionnement des rythmes scolaires parisiens, leur impact sur les conditions d’apprentissage des élèves et sur leurs propres conditions de travail. Le système actuel est massivement rejeté par les professeur-es des écoles. Lors de la dernière consultation intersyndicale, une large majorité des collègues s’étaient alors prononcée pour l’organisation de la semaine sur 4 jours.
L’intersyndicale parisienne du 1er degré va se réunir dans les prochaines jours. La FSU-SNUipp y portera la nécessité de se mobiliser collectivement et de manière unitaire pour imposer à la Ville et l’Académie d’entendre la voix de tous-tes les enseignant-es. Le système actuel doit être abandonné, les enseignant-es consultés et l’avis majoritaire respecté.
Cliquez sur l’image ci-dessous pour lire l’intégralité du courrier au Maire de Paris.