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publié le 25 octobre 2025

Étaient présent-es pour le Rectorat : le directeur des Ressources humaines, la directrice des Ressources humaines chargée du premier degré, la cheffe de la division des personnels du premier degré et l’adjointe à la cheffe de division.
Étaient présent-es pour les organisations syndicales : la CGT éduc’action, la FSU-SNUipp et le SNUDI-FO.
La commission consultative paritaire (CCP) est l’instance compétente pour traiter des situations individuelles et des règles collectives qui concernent les agent-es contractuel-les. À Paris, elle traite essentiellement des personnels contractuels du second degré, qui représentent environ 1800 collègues. Mais depuis 2020, le nombre de contractuel-les dans le premier degré a fortement augmenté. Aujourd’hui il y a près de 200 personnels contractuels dans le premier degré à Paris. À la demande de l’intersyndicale, une audience intersyndicale premier degré s’est tenue le 10 octobre 2025.
Si vous êtes professeur-e des écoles contractuel-les vous pouvez consulter le guide spécial contractuel-les de l’académie.
Jusqu’en 2020, l’académie de Paris comptait très peu de collègues contractuel-les dans le premier degré. L’effet du Covid a eu un impact quasi instantané sur leur recrutement afin de combler les absences des titulaires en congé maladie. Dès la rentrée 2021, l’académie comptait 84 contractuel-les, nombre qui a explosé à la rentrée 2022 avec un recrutement de 268 contractuel-les. En effet, pour la première fois, la session du CRPE 2022 n’a pas fait le plein : 157 admis-es pour 219 postes au CRPE externe ! La cause ? La réforme Blanquer et le passage du concours à bac +5 qui a eu pour effet immédiat un recul des inscriptions au CRPE, qui s’est poursuivi les années suivantes. L’Académie s’est donc retrouvée contrainte à embaucher par “job dating” un nombre effarant de personnels contractuels, sans diplôme de l’éducation, ni formés aux métiers de l’enseignement. Malgré ces recrutements massifs, l’état du remplacement des enseignant-es dans le premier degré est toujours critique. Pour rappel, la FSU-SNUipp revendique, en plus de l’augmentation du nombre de postes au concours, une brigade de remplacement de collègues titulaires à hauteur de 10% de l’effectif des PE. Ce qui correspondrait à Paris, à 800 postes de remplacement. Aujourd’hui, la brigade compte 640 remplaçant-es.
À la rentrée 2023, l’académie comptait 214 contractuel-les dont 194 emplois à temps plein (ETP), avec un pic à 257 personnels en mars. À la rentrée 2024, l’académie comptait 241 contractuel-les dont 234 ETP, avec un pic à 270 personnels en mars. À la rentrée 2025, l’académie compte 198 contractuel-les dont 189 ETP. Certain-es contractuel-les sont donc recruté-es à temps partiel.
Cette année, parmi les 198 contractuel-les, 193 personnels sont en renouvellement de contrat et 5 sont néo-contractuel-les (dont 3 intervenant-es en langue). Les néo-contractuel-les ont été recruté-es au détriment de la liste complémentaire du CRPE. La FSU-SNUipp revendique le recrutement de l’ensemble de la liste complémentaire au concours ! Les contractuel-les sont affecté-es sur 164 postes vacants, 23 sur un poste de brigade et 11 sur des missions particulières (CASNAV, intervention langue).
La quasi totalité des personnels contractuels sont en CDD. Pour bénéficier d’un CDI, il faut avoir accompli 6 années continues (sans interruption supérieure à 4 mois) de services en CDD. Depuis la rentrée 2024, il y a 8 personnels contractuels en CDI et 9 à la rentrée 2025. Il est possible pour un-e collègue contractuel-le venant d’une autre académie que Paris de faire valoir ses années de CDD de son académie d’origine. Les CDD proposés par l’académie de Paris sont datés du 1er septembre au 31 août. Il n’existe pas de “portabilité” de CDI. Les collègues contractuel-les qui souhaiteraient changer d’académie doivent postuler directement auprès de leur nouvelle académie sans garantie de recrutement. Cependant, ils-elles peuvent directement bénéficier d’un CDI s’ils-elles sont recruté-es.
Le Rectorat dispose d’une enveloppe budgétaire pour 200 postes de contractuel-les. Pour cette année 2025-2026, le Rectorat n’a pas prévu de nouveau recrutement. Pourtant, comme chaque année, l’Académie risque de devoir embaucher plus de personnels aux mois de janvier et de mars.
L’Académie n’est pas en mesure de connaître le nombre de contractuel-les de l’académie qui auraient passé le CRPE à Paris. Elle n’a pas non plus communiqué le nombre de personnels contractuels qui n’auraient pas les conditions requises pour passer le concours. Pour rappel, pour passer le concours, les candidat-es doivent être de nationalité française ou être ressortissant-es d’un État membre de l’Union européenne. Pour la FSU-SNUipp, le recours à la contractualisation doit redevenir l’exception.
La moyenne d’âge des contractuel-les est de 25-35 ans. La répartition entre femmes et hommes est à peu près équivalente à celle des titulaires, autour de 80% de femmes selon les années.
La dernière circulaire régissant les modalités de suivi et formation des non-titulaires est la circulaire 23AN0164 du 4 octobre 2023.
Les néo contractuel-les sont suivi-es et visité-es dans l’année par des formateur-ices (PEMF ou CPC). Ces visites font l’objet d’un rapport et l’IEN peut également visiter les néo contractuel-les si besoin. Une visite est obligatoirement effectuée pendant la période d’essai puis une visite par trimestre est prévue. Les contractuel-les renouvelé-es ont ensuite deux visites par an. Les contractuel-les en CDI ne sont plus visité-es.
Avant leur prise de poste, les contractuel-les bénéficient de deux jours d’observation en classe (généralement fin juin, après la période de recrutement en mai). Ensuite, est prévue une formation d’une semaine, généralement fin août, avant leur arrivée devant les élèves. La formation des contractuel-les couvre 54 heures : 18 heures d’animations pédagogiques et de formation continue en circonscription et 36 heures prises sur les temps d’APC dont les contractuel-les sont exempté-es. Parmi ces 36 heures, 14 heures sont dédiées à des modules concernant la conduite de classe (concevoir une séance, utiliser les ressources institutionnelles, aménager l’espace classe dans un intérêt pédagogique, structurer le temps au service des apprentissages, gérer et inclure, évaluer) et 10 heures consacrées aux modules de développement professionnel en visioconférence de 2 heures. Les heures restantes sont consacrées à des apports théoriques “d’expert-es” et des déclinaisons pratiques lors d’ateliers de conception des enseignements. Un parcours de formation en autonomie « Entrer dans le métier » leur est proposé sur la base du volontariat et accessible sur M@gistère. Un-e contractuel-le connaissant des difficultés, est immédiatement signalé à l’IEN par la direction d’école et/ou les CPC. Il-elle pourra bénéficier d’un parcours d’accompagnement renforcé (observations de classe et accompagnement renforcé) organisé par la circonscription. Dans certains cas exceptionnels, si la situation présente un risque avéré pour la sécurité des élèves et leurs apprentissages, l’IEN peut être amené-e à proposer à la DASEN de retirer le-la contractuel-le de la classe.
Après leur première année en classe, l’IEN émet un avis sur le renouvellement ou non du contrat du-de la contractuel-le, se référant aux rapport de visites. En cas de refus, les collègues concerné-es sont appelé-es à contacter la FSU-SNUipp pour être accompagné-es dans leur recours. En effet, en cas de contestation de l’avis de l’IEN, il est possible de déposer un recours auprès de la DASEN. Les personnels concerné-es sont alors reçu-es par l’administration et un-e IEN. En 2024-2025, 4 recours ont été déposés dont 2 acceptés par la DASEN suite à l’entretien. Plus un-e contractuel-le a d’ancienneté, plus l’Administration demande aux IEN de justifier leur avis défavorable.
Le taux de renouvellement des contrats est de 73% à la rentrée 2025. 32 personnels contractuels n’ont pas été renouvelés suite à l’avis défavorable de l’IEN, dont 9 qui étaient sous contrat depuis 3 ans. 36 personnels contractuels qui ont reçu un avis favorable n’ont pas renouvelé leur contrat (pour obtention du CRPE a priori). Seul-es les personnels contractuels depuis 3 ans qui recevraient un avis défavorable de l’IEN sont obligatoirement reçu-es par l’IEN et l’Administration.
La FSU-SNUipp demande à ce que tous les personnels contractuels voient leur IEN au moins une fois dans l’année. Il n’est pas acceptable que la seule fois où l’IEN rencontre les collègues contractuel-les soit celle où l’IEN annonce son avis défavorable concernant le renouvellement de contrat.
En 2024-2025, 27 contractuel-les ont démissionné, 3 ont été licencié-es pour abandon de poste et 8 en cours de période d’essai.
L’indice de rémunération des personnels contractuels dépend de leur niveau de diplôme :
– si niveau inférieur à bac +2, indice 367
– si niveau bac +2, indice 388
– si titulaire d’une licence, indice 410, soit 1 988 € brut/mois
– si titulaire d’un master 1, indice 431, soit 2 090 € brut/mois
– si titulaire d’un master 2, DESS, DEA ou diplôme d’ingénieur, indice 453, soit 2 197 € brut/mois
– si titulaire d’un doctorat, indice 475, soit 2 303 € brut/mois
Ils et elles bénéficient d’une revalorisation indiciaire triennale mise en place depuis la rentrée 2024 à Paris.
Ils et elles ont droit à :
– l’ISAE de 212€ bruts / mois
– l’indemnité REP de 144,50€ brut /mois ou REP+ de 426€ bruts / mois
– la prime Grenelle (dégressive en fonction de l’indice, allant de 125€ à 58€ bruts / mois)
– la prime informatique de 175€ bruts / an
– le forfait mobilité durable allant de 100€ à 300€ bruts / mois
– le remboursement des transports de 61€ bruts / mois
– le remboursement de la mutuelle de 15€ bruts / mois
– le SFT (dépend du nombre d’enfants à charge)
La répartition des personnels contractuels selon leur niveau d’étude est la suivante :
– Doctorat, 3%
– Master 2, 48%
– Master 2, 12%
– Maitrise, 7%
– Licence, 20%
– Autres (BTS, DUT…), 10%
La FSU-SNUipp a demandé à ce que tous les personnels contractuels affectés en ASH bénéficient de l’équivalent de la NBI de 27 points (132€ bruts / mois) et a porté à nouveau cette revendication lors du CSA du 4 novembre. L’Académie a répondu qu’elle allait étudier la pertinence et la faisabilité de cette demande.