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Missions des PEMF, implantation des postes, CAFIPEMF, indemités... Compte-rendu du GT du 12 mars 2026

Mis à jour le 18 mars 2026

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Un groupe de travail académique a eu lieu jeudi 12 mars sur les missions des formateur-ices du 1er degré, PEMF et DEA. Les élu-es de la FSU-sont intervenu-es pour porter la voix des personnels.


PEMF

Missions actuelles des PEMF
Cette année, sur 119 postes de PEMF, seuls 72 sont occupés. Pour la FSU-SNUipp, l’importance du nombre de postes vacants démontre si besoin était de la nécessaire amélioration des conditions de travail et revalorisation des rémunérations de nos collègues pour rendre les fonctions de formation plus attractives.
Les élu-es de la FSU-SNUipp ont de nouveau souligné l’importante charge de travail des PEMF. Ils-elles ont également souligné de premières avancées sur l’harmonisation de ce qui est demandé à nos collègues dans le cadre des circonscriptions, mais ont indiqué que ce travail devait se poursuivre sur quelques circonscriptions.


Évolutions des missions à la rentrée prochaine
Les textes prévoient que dès la rentrée 2026, 50% des heures de formation en LPE (Licence Professorat des écoles) et en M2E (Master des métiers de l’enseignement et de l’éducation) seront dispensées par "des personnels de terrain".
Pour notre syndicat, si l’augmentation de l’intervention des formateur-ices de terrain est une bonne chose, la quotité d’intervention des collègues doit être réfléchie au regard du nombre de formateur-ices disponibles et de la nécessité de l’intervention d’universitaires au sein de la formation.
Les 50% d’intervention des practicien-nes de terrain doivent être sur la globalité de la Licence. Cela ne sera donc pas forcément 50% d’intervention pour la L1, l’intervention des formateur-ices sera surement un peu plus importante en fin de licence.


Interrogée par la FSU-SNUipp, l’Académie a précisé qu’aucun changement de quotité de décharge n’était prévu pour la rentrée.
Cependant, l’Académie n’est pas encore en capacité de savoir qui complètera les PEMF, ce qui n’est pas anodin ! Cela représente 25 postes. Par ailleurs, les jours arrêtés pour les décharges devraient être amenés à évoluer à la rentrée prochaine.


L’Académie est en train de construire avec l’Inspé les maquettes pour la rentrée 2026. Cette maquette devra être rendue le 26 mai. Pour se faire, l’Académie va interroger chaque PEMF pour faire le point sur les expertises de chacun-e et leurs envies afin que l’attribution des missions soit plus transparente.
Il s’agit d’une demande de longue date de la FSU-SNUipp.
Ces changements vont avoir des conséquences sur le Vademecum et la répartition des missions. Les élu-es de la FSU-SNUipp ont demandé à ce qu’un groupe de travail se réunisse avec les représentant-es des personnels pour en discuter, ce GT aura lieu début juin, une fois la maquette arrêtée.
Les CPC pourraient être sollicité-es pour intervenir au sein de la formation initiale.


Indemnités
Pour rappel, voici les indemnités auxquelles les PEMF ont droit. La FSU-SNUipp invite les personnels à vérifier leur fiche de paie et à contacter les élu-es du personnel en cas de problème.


- Indemnité 201214 - ISAE = 212,50€. Depuis septembre 2024, ISAE à 100% pour tous-tes les PEMF. La régularisation des paies sur l’ISAE pose encore difficulté pour douze collègues. A priori, cela sera régularisé sur la paie d’avril.

 Indemnité 200408 - Indemnité fonction particulière professeur-e des écoles = 73,90€.

 Indemnité 201844 - Indemnité maitre formateur-ice / Tutorat 1D = 160,42€ jusqu’en août 2025, puis 212,50€ depuis septembre 2025.

 Indemnité 201911 - Rémunération tutorat apprenti 1 (pour le suivi des M2 alternant-es) = 800€ versés en une fois en août.


DEA

Missions des DEA
Les missions des DEA sont multiples et variées. Il semble qu’il soit nécessaire que le point soit fait sur l’ensemble des missions et qu’elles soient harmonisées de manière transparente. En réponse, l’Académie a indiqué que l’IEN en charge du dossier de la formation initiale les recevra à leur demande pour faire le point sur les missions. Un groupe de travail aura lieu par la suite.


Indemnités
Pour rappel, voici les indemnités auxquelles les DEA ont droit. La FSU-SNUipp invite les personnels à vérifier leur fiche de paie et à contacter les élu-es du personnel en cas de problème.


- BI, NBI, ISS et REP/REP+ comme les directeur-ices d’écoles ordinaires.

 Indemnité 200408 - Indemnité fonction particulière professeur-e des écoles = 73,90€.

 201844 - Indemnité maitre formateur-ice / Tutorat 1D = 212,50€.
Celle-ci ne semble pas automatique. Les DEA peuvent prétendre à cette indemnité, mais le versement de cette indemnité nécessite un document justificatif de l’IEN qui indique qu’une mission de tutorat de stagiaires est bien effectuée. Pour la FSU-SNUipp, tous-tes les DEA doivent toucher cette indemnité. Suite à l’interpellation de la FSU-SNUipp, l’Académie a indiqué qu’elle apportera une réponse à cette demande assez vite.

 Indemnité 201911 - rémunération en cas de tutorat d’un-e apprenti 1 (pour le suivi des AED prépro) = 800€ versés en une fois en août. 

 Indemnité 201978 - rémunération en cas de tutorat d’un-e néo-directeur-ice par exemple.


Dernière session du CAFIPEMF à Paris

Lors de la session 2025, le taux de réussite au CAFIPEMF était de 71%. 12 adjoint-es l’ont obtenu, 6 ont pris un poste d’application.


Cette année, 51 enseignant-es étaient candidat-es, 5 collègues ont abandonné-es au cours de l’année. Les résultats paraitront avant le mouvement, ce qui permettra aux lauréat-es de demander et d’obtenir des postes d’application. Comme cela a été fait, cette année, les néo-PEMF bénéficieront de deux jours de formation pour les accompagner dans leur entrée en fonction.


Évolution possible du CAFIPEMF

Un groupe de travail ministériel s’est tenu le 18 février pour débattre notamment du CAFIPEMF. Le Ministère souhaite réformer à nouveau le CAFIPEMF, pourtant déjà remodelé en 2021, en raison de la mise en place de la réforme de la formation initiale et de la désaffection des collègues pour les fonctions de formation. L’Académie a indiqué qu’elle n’avait reçu aucune information ou demande du Ministère sur ce point et prévoit l’organisation de la formation et du CAFIPEMF selon la mouture actuelle. En attendant, la FSU-SNUipp vous propose un compte-rendu du GT ministériel sur la question :


Une proposition qui désagrège la certification
La certification se voit segmentée en 3 blocs distincts :
Bloc 1 : Français et mathématiques
Bloc 2 : Accompagnement individuel
Bloc 3 : Formation collective


D’après le document de travail du MEN, l’évaluation de chaque bloc se ferait sur une observation en situation professionnelle accompagnée d’un entretien et serait validée par un jury.
La validation des blocs 1 et 2 attesterait de la capacité à former sur l’ensemble de l’école primaire et le bloc 3 permettrait une spécialisation dans différents domaines.
Ces 3 blocs n’auraient pas vocation à être présentés la même année mais pourraient l’être au fil de "l’expérience professionnelle" acquise par les candidat-es.
La certification serait donc réduite à la juxtaposition de compétences acquises, au fil du temps et de l’expérience, par une sorte de validation de l’expérience acquise.


Un projet marqué par l’improvisation et l’impréparation
Les éléments donnés par l’Administration sont lacunaires : aucun élément sur la composition des jurys, ni sur les attendus pour l’obtention des différents blocs, ni même sur le référentiel de compétences sur lequel reposeront ces attendus. Plus inquiétant encore, aucune formation n’est prévue à l’heure actuelle pour l’obtention des différents blocs au niveau national.


Ce qui a été défendu par la FSU-SNUipp
Pour la FSU-SNUipp, la nouvelle mouture du CAFIPEMF n’est pas la raison principale de la désaffection des fonctions de formation. Ce sont avant tout les conditions de travail, de rémunération et les missions confiées à ces collègues, notamment sur la formation continue dont les contenus restent irrémédiablement axés sur les maths et le français, au détriment des besoins de formation des collègues.
La formation au CAFIPEMF a été recentrée sur les maths et le français depuis la dernière réforme de 2021, ce qui est présenté comme une réelle avancée… Mais les évaluations nationales montrent que les inégalités scolaires se maintiennent, voire s’aggravent, depuis 2017. La FSU-SNUipp a exigé que la centration accrue sur les fondamentaux de cette nouvelle réforme soit abandonnée.


Le projet présenté était basé sur des constats erronés et une nouvelle organisation de la formation qui laisse présager une certification appuyée uniquement sur les acquis de l’expérience. Le MEN veut certifier massivement et le plus rapidement possible pour répondre à son objectif irréaliste des 50% de personnels de terrain en LPE comme en M2E. Ce projet a engendré la colère de toutes les organisations syndicales.


Pour la FSU-SNUipp, le CAFIPEMF ne doit pas devenir une certification au rabais comme le prépare ce projet. La formation initiale et continue des enseignant-es, levier indispensable à la lutte contre les inégalités scolaires, nécessite une réelle formation des formateurs et formatrices en lien avec la recherche, et une amélioration de leurs conditions d’exercice et de rémunération. Ils et elles doivent rester concepteur-ices de leurs actions de formation.


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