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Mis à jour le 29 mai 2026

Un groupe de travail concernant l’école inclusive et la scolarisation des élèves allophones a eu lieu jeudi 28 mai. Les élu-es de la FSU-SNUipp ont multiplié leurs interventions pour porter la voix des personnels sur ces dossiers de haute importance.
Dans le premier degré, il y a 13 000 élèves en situation de handicap (dont 8 000 élèves bénéficient de l’accompagnement d’un-e AESH) soit 4,1% d’élèves en situation de handicap par rapport à l’ensemble de la population scolaire. Ce pourcentage est stable depuis deux ans et correspond au pourcentage national.
782 élèves du premier degré sont scolarisé-es au sein d’une ULIS école, il y a 71 ULIS écoles. Toutes les ULIS ont un "taux de remplissage" de 87% à 97%, sauf les ULIS TFV (46%).
La mission « ECP » a été sollicitée à 85 reprises cette année. Si les remontées semblent indiquer que le travail mené au sein des écoles avec la mission est intéressant et très souvent positif, il semble que celle-ci intervienne trop tard, lorsque la situation est déjà explosive. Il devient donc plus difficile d’y remédier.
Si les raisons du caractère tardif de l’intervention de la mission sont multiples, pour la FSU-SNUipp, la mission devrait surtout bénéficier de plus de personnels pour intervenir. Le Rectorat s’y refuse.
789 élèves dont 28 EFIV (élèves issu-es de familles itinérantes et de voyageur-euses) sont accueilli-es au sein des 55 dispositifs dépendant du CASNAV (53 UPE2A et 2 UPS). Cela correspond à une moyenne de 14,4 élèves par dispositif. Pour la FSU-SNUipp, cette moyenne cache des disparités ce qui induit la nécessité de création d’UPE2A dans certains secteurs. Paris est l’Académie de France qui scolarise le plus d’élèves en UPE2A.
La FSU-SNUipp a notamment insisté sur deux points :
- la nécessité de continuer de sensibiliser la Mairie et les écoles sur le fait qu’être francophone pour un-e élève n’obère pas le fait qu’il-elle puisse nécessiter d’être scolarisé-e en UPE2A.
- l’importance de la rapidité de la réponse de l’IEN suite à l’évaluation d’un-e élève par les coordonnateur-trices d’UPE2A.
82% des élèves ayant une notification d’accompagnement bénéficient de tout ou partie de cet accompagnement. L’Académie a précisé qu’elle continuait de prioriser l’affectation des AESH sur des notifications individuelles.
553 élèves du 1er et du 2nd degré sont en attente d’accompagnement par un-e AESH-i et 870 par un-e AESH-m, soit 1403 élèves. Or, le plafond d’emploi d’AESH est atteint, c’est à dire que l’envolppe budgétaire pour pouvoir recruter des personnels AESH est épuisée ! Ces 1403 élèves ne bénéficieront donc pas d’accompagnement en cette fin d’année scolaire. Cela n’est pas acceptable !
L’inclusion des élèves en situation de handicap est loin d’être une priorité pour l’État. Nous ne pouvons nous y résoudre, c’est pour ça que la FSU et la SNUipp appellent à se mobiliser pour que les AESH puissent bénéficier d’une rémunération et d’un statut de la fonction publique à la hauteur de leurs missions.
Depuis l’an passé, il est possible d’effectuer une demande pour qu’un-e élève bénéficie d’un accompagnement sur la pause méridienne. Cette année scolaire, 136 élèves ont obtenu un avis favorable du Rectorat, mais seul-es 81 élèves ont bénéficié de cet accompagnement faute d’AESH volontaire.
Le problème posé par ce dispositif concerne les conditions de travail des AESH qui accompagnent un-e élève sur le temps de classe et doivent enchainer avec l’accompagnement de cet-te élève sur le temps de midi. Réglementairement, tout-e travailleur-euse doit pouvoir bénéficier d’une pause. Dans les faits, il est très compliqué pour ces personnels de prendre une pause. Ce n’est pas normal !
Le livret de parcours inclusif (LPI) est une application qui propose des réponses pédagogiques aux besoins éducatifs particuliers des élèves, et ceci, avant la mise en œuvre ou dans le cadre de la mise en œuvre d’un Programme Personnalisé de Réussite Éducative (PPRE), d’un Plan d’Accompagnement Personnalisé (PAP), d’un Projet d’Accueil Individualisé (PAI) ou d’un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS).
Le LPI a vocation à se mettre en place au cours de cette année scolaire au sein de l’Académie. Un certain nombre de personnes (parents, ERSEH, MDPH, enseignant-es…) pourront y avoir accès.
Les objectifs affichés par l’Académie sont les suivants :
– améliorer les parcours scolaires par une meilleure individualisation des réponses et une meilleure cohérence des actions de l’ensemble des intervenant-es concerné-es ;
– simplifier le processus de scolarisation des élèves à besoins éducatifs particuliers ;
– apporter rapidement les premières réponses d’aménagements pédagogiques à l’élève.
Pour la FSU-SNUipp, la mise en place du LPI pose de multiples questions. Du point de vue de la charge de travail, au-delà des dysfonctionnements actuels constatés, il s’agit d’un nouvel outil que les collègues doivent s’approprier sur leur temps personnel et ce, sans formation. Pour notre syndicat, les outils mis en place par le Ministère doivent avoir pour objectif la simplification des tâches des enseignant-es et à aucun moment, la question technique ne doit obérer les questions pédagogiques.
Par ailleurs, ce dispositif mélange tout : même les élèves bénéficiant d’un PPRE seront concerné-es ; des difficultés passagères d’un élève pourraient ainsi demeurer sur le LPI, ce qui n’est pas sans poser question.
Enfin, la fuite des données constatées ces derniers temps, notamment celles de Pronote, ne peut que nous inquiéter sur la sécurité des logiciels mis en place au sein de l’Éducation nationale.
L’Académie a effectué un point sur la mise en place des PAS. La circulaire académique à ce sujet devrait être publiée début juin.
L’appel à candidatures pour les postes de coordonnateur-trices de PAS sera publié le 12 juin. Les candidat-es sélectionné-es bénéficieront d’une formation de trois semaines à la rentrée. L’ouverture effective des PAS aura lieu au retour des vacances d’automne.
La FSU-SNUipp Paris considère que les PAS ne peuvent être la seule réponse aux problèmes liés à l’inclusion. Si la mise en place d’un partenariat renforcé entre l’Éducation nationale et le secteur médico-social est une bonne chose, l’inclusion nécessite des moyens beaucoup plus conséquents tant au sein de l’Éducation nationale qu’au sein du secteur médico-social. Le suivi des PAS réalisé par la FSU-SNUipp à l’échelle nationale, montre d’ailleurs que leur mise en œuvre est très inégale selon les départements. Cependant, elle met partout à mal le fonctionnement des Rased, bouscule les missions des AESH et crée une nouvelle strate de fonctionnement, prescriptive, qui empiète sur les prérogatives des professionnel-les en place.
L’ensemble des informations sur le dispositif et les positions exprimées par la FSU-SNUipp sont toujours disponibles en ligne dans cet article.