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publié le 5 décembre 2025

Un groupe de travail (GT) s’est tenu le 25 novembre pour échanger sur la formation continue des enseignant-es, en présence de l’Académie (Dasen, EAFC, DRH) et des représentant-es du personnel. Cela a été l’occasion pour la FSU-SNUipp de porter une nouvelle fois les revendications des personnels en terme de formation.
Depuis la création de l’EAFC (École académique de la formation continue), la FSU-SNUipp revendique la liberté de choix pour les enseignant-es. Les personnels doivent pouvoir choisir leur formation selon leurs besoins et leurs envies. En dehors du fait que chacun-e doit suivre 6h de maths et 6h de français, il n’y a aucune obligation à ce que tous-tes les membres d’une école s’inscrivent aux mêmes animations pédagogiques. La formation est un droit pour les personnels et un devoir pour notre employeur, elle n’est pas un moyen de piloter les écoles après analyse du résultat des évaluations des élèves.
Il est légitime que les équipes fassent remonter des besoins, mais cela ne doit pas conditionner la formation mise en place par la suite. Le catalogue de formation doit être large.
L’Académie a reconnu qu’en dehors des écoles qui sont en constellation, les autres PE avaient une liberté de choix, à condition de respecter 6h maths et 6h français, et qu’il n’y avait pas d’obligation à s’inscrire aux mêmes 6h « autres ».
Pour la FSU-SNUipp, il faut que la communication soit plus claire car des IEN tentent encore d’imposer des formations à des équipes entières. L’Académie a indiqué qu’elle ferait un rappel et qu’elle en parlerait en réunion de rentrée avec les directeurs et directrices.
Pour être clair : dans le cours de la période 1, les enseignant-es qui ne sont pas en constellation, ni brigade, doivent choisir leur formation et s’y inscrire. Ils-elles devront suivre 6h du parcours maths qu’ils-elles choisissent, 6h du parcours français qu’ils-elles choisissent et 6h « autres » qu’ils et elles choisissent parmi les modules du premier degré, de l’interdegré, ou de l’interprofessionnel. Une fois ces formations choisies, il faut indiquer au directeur ou à la directrice le code de la formation afin qu’il ou elle vous inscrive dans le serveur Sofia FMO dans lequel les PE ne peuvent pas s’inscrire seul-es.
N’hésitez pas à contacter le syndicat si vous rencontrez des pressions de votre IEN pour vous inscrire à un parcours de formation, ou que vous rencontrez des difficultés pour vous inscrire.
Nous sommes collectivement ébranlé-es par les évènements de ces dernières semaines, et nous devons collectivement prendre la mesure des violences abominables dont de trop nombreux enfants sont victimes, y compris au sein de nos écoles. La protection de l’enfance doit être en tout temps notre priorité commune. La FSU-SNUipp interpelle les deux institutions, l’Éducation nationale et Ville de Paris, pour agir de façon concertée, avec gravité et discernement, afin de garantir à la fois la prise en compte de la parole des enfants et leur protection, ainsi que la protection des droits des personnels mis en cause sans présager des conclusions des enquêtes judiciaires. Des protocoles communs d’accompagnement des équipes éducatives confrontées à ces situations doivent impérativement être mis en place rapidement.
Nous avons souligné le fait que les personnels suspendus sont toujours des agent-es du Rectorat de Paris qui doit donc s’enquérir de leur santé et de leur sécurité pendant leur suspension.
Des formations « EVAR(S) » sont proposées dans le catalogue de l’EAFC, l’Académie déplore le faible nombre d’inscriptions, mais la FSU-SNUipp a indiqué qu’elles étaient difficiles à trouver dans le catalogue et que le descriptif n’était pas très clair. Pourtant ces formations semblent recouvrir un champ plus large que la mise en place des programmes EVAR(S). En effet, elles aborderont également les protocoles d’accueil de la parole des enfants et les suites à donner en cas de signalement d’une violence à caractère sexuel, dans le cadre de l’école ou de l’extérieur. Les personnels des écoles peuvent être les premières personnes à qui un enfant se confie, il ne s’agit pourtant pas de recueillir leur témoignage, mais bien d’être à même de contacter les professionnels qui seront en capacité d’agir (assistant-e social-e notamment).
L’Académie a indiqué que les directeurs et directrices ainsi que les PEMF seront toutes et tous formé-es 6h en janvier. Et que des modules seraient organisés à l’INSPE pour les stagiaires. Les élu-es de la FSU-SNUipp ont insisté pour que cette formation intègre une partie sur la gestion de crise, en cas de mise en cause d’un-e adulte de l’école.
Le FSU-SNUipp insiste chaque année au moment de l’élaboration du plan de formation pour que les dates soient connues au moment de l’inscription aux animations pédagogiques. S’il y a eu une légère amélioration en ce qui concerne les conférences, ce n’est toujours pas le cas pour les formations dans les circonscriptions. D’autre part, le syndicat insiste pour que les convocations aux formations arrivent au moins un mois avant le début de celle-ci. L’EAFC considère qu’un délai de 2 semaines est raisonnable.
Non seulement ce délai est très court, mais en plus depuis le début de l’année scolaire, un problème informatique national a empêché l’édition des convocations. Il semblerait que les formateur-ices aient contacté directement les personnes inscrites pour leur indiquer le lieu et l’horaire de la formation. Dans certains cas, à la demande des inscrit-es, la formation a été reportée.
Pour l’année prochaine, l’Académie s’est engagée à ce que les formateur-ices maths et français finalisent leur calendrier de formation en juin, afin que le catalogue de formation puisse être terminé en début de période 1, avec les dates de toutes les animations pédagogiques. À suivre dans les instances de fin d’année de présentation du catalogue 2026-2027. La FSU-SNUipp sera très vigilante à ce que les dates figurent dans le catalogue pour pouvoir s’inscrire en toute connaissance de cause l’année prochaine.