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Développement des PAS, mise en place du LPI, départs en stage CAPPEI Compte-rendu du GT du 12 mars 2026

Mis à jour le 19 mars 2026

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Un groupe de travail académique a eu lieu jeudi 12 mars sur l’ASH et plus particulièrement la mise en place des PAS, du LPI et le CAPPEI. Les élu-es de la FSU-SNUipp ont multiplié leurs interventions pour porter la voix des personnels.


Mise en place des PAS (pôles d’appui à la scolarité)
Les PAS, kezako ?

Les PAS ont vocation à englober les PIAL en gérant les AESH avec la présence d’un-e cordonnateur-ice ayant vocation à gérer les AESH en plus du-de la coordonateur-ice du PAS. Ceci dit, les missions du PAS sont plus larges. Un cahier des charges national préfigurateur des PAS définit leurs modalités de fonctionnement. Ces dispositifs ont vocation à mettre en lien les ressources du territoire de l’Éducation nationale (Pôle ressource de circonscription, ERSEH, professeur-es ressources, gestionnaire AESH, AESH référent-e...), du médico-social (ressources intégrées au PAS, Emasco) et de la Ville (médecine de santé scolaire, service social scolaire, coordinateur-ice des missions ressource inclusion en CASPE...).
L’ensemble des élèves est concerné, qu’ils-elles soient en situation de handicap ou non.


Le PAS est géré par :
 trois co-pilotes : IEN, chef-fe d’établissement, chef-fe de service du médico-social,
 un-e coordinateur-ice de PAS : enseignant-e du premier ou second degré, spécialisé-e ou non, sous l’autorité fonctionnelle des co-pilotes et l’autorité hiérarchique de l’IEN ASH du secteur,
 un-e éducateur-ice du médico-social.


Deux PAS ont déjà été mis en place cette année 2026. Le déploiement se poursuivra aux rentrées 2026 et 2027 avec des PAS publics et privés avec la création de 10 PAS publics supplémentaires en Carte scolaire 2026.


Le PAS, quelle finalité sans moyens spécifiques ?

La FSU-SNUipp Paris considère que les PAS ne peuvent être la seule réponse aux problèmes liés à l’inclusion. Si la mise en place d’un partenariat renforcé entre l’Éducation nationale et le secteur médico-social est une bonne chose, l’inclusion nécessite des moyens beaucoup plus conséquents tant au sein de l’Éducation nationale qu’au sein du secteur médico-social.


Pour le moment, l’Académie n’est pas en mesure de communiquer d’analyse sur la mise en place des deux PAS mis en place cette année puisqu’ils commencent tout juste à fonctionner. Les élu-es de la FSU-SNUipp sont intervenu-es fortement pour savoir à quoi s’engagent l’ARS et le secteur médico-social, mais l’Académie a indiqué qu’il n’y avait aucun engagement précis de moyens de la part de l’ARS… Autant dire que les moyens vont encore manquer et que ce sont bien les personnels des écoles qui vont se retrouver seul-es face aux difficultés !


Une École réellement inclusive nécessite de former tous les personnels, de reconstituer les RASED, de doter les AESH d’un statut de la Fonction publique, de réserver des temps de concertation et de formation reconnus sur le temps de service et de maintenir et renforcer les structures et dispositifs spécialisés. Des structures et des dispositifs publics pérennes, variés et adaptés aux besoins des élèves et aux écoles les accueillant doivent être créés en nombre.
Notre syndicat appelle à ouvrir un véritable débat national, associant tous les personnels avec les parents d’élèves, pour construire des réponses à la hauteur des enjeux humains, pédagogiques et sociaux que recouvre la scolarisation de toutes et tous les élèves. Cela suppose une écoute réelle des professionnel-les et des familles, loin des annonces descendantes et des expérimentations imposées.


Le suivi des PAS réalisé par la FSU-SNUipp à l’échelle nationale, montre dailleurs que leur mise en œuvre est très inégale selon les départements. Cependant, elle met partout à mal le fonctionnement des RASED, bouscule les missions des AESH et crée une nouvelle strate de fonctionnement, prescriptive qui empiète sur les prérogatives des professionnel-les en place. De plus, elle offre à l’enseignement privé sous contrat l’expertise de professionnel-les du public à moyens constants. En effet, dans certains départements, les PE spécialisé-es du PAS chargé-es de coordonner le dispositif en binôme avec un personnel médico-social interviennent également dans le privé... A priori ce ne sera pas le cas à Paris. La FSU-SNUipp reste vigilante, les moyens doivent aller à l’école publique !


Le LPI : quel bénéfice pour les élèves et les enseignant-es ?
Le LPI, kezako ?

Le livret de parcours inclusif est une application qui propose des réponses pédagogiques aux besoins éducatifs particuliers des élèves, et ceci, avant la mise en œuvre ou dans le cadre de la mise en œuvre d’un Programme Personnalisé de Réussite Educative (PPRE), d’un Plan d’Accompagnement Personnalisé (PAP), d’un Projet d’Accueil Individualisé (PAI) ou d’un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS).
Le LPI a vocation à se mettre en place au cours de cette année scolaire au sein de l’Académie. Un certain nombre de personnes (parents, ERSEH, MDPH, enseignant-es…) pourront y avoir accès.


Les objectifs affichés par l’Académie sont les suivants :
 améliorer les parcours scolaires par une meilleure individualisation des réponses et une meilleure cohérence des actions de l’ensemble des intervenant-es concerné-es ;
 simplifier le processus de scolarisation des élèves à besoins éducatifs particuliers ;
 apporter rapidement les premières réponses d’aménagements pédagogiques à l’élève.


Pour la FSU-SNUipp, la mise en place du LPI pose de multiples questions. Du point de vue de la charge de travail, au-delà des dysfonctionnements actuels constatés, il s’agit d’un nouvel outil que les collègues doivent s’approprier sur leur temps personnel et ce, sans formation. Pour notre syndicat, les outils mis en place par le Ministère doivent avoir pour objectif la simplification des tâches des enseignant-es et à aucun moment, la question technique ne doit obérer les questions pédagogiques.
Par ailleurs, ce dispositif mélange tout : même les élèves bénéficiant d’un PPRE seront concerné-es, des difficultés passagères d’un élève pourraient ainsi demeurer sur le LPI, ce qui n’est pas sans poser question.
Enfin, la fuite des données constatées ces derniers temps, notamment celles de Pronote ne peut que nous inquiéter sur la sécurité des logiciels mis en place au sein de l’Éducation nationale.


CAPPEI 
Des départs en stage conséquent, mais insuffisant

Les besoins en enseignant-es spécialisé-es seront encore importants pour l’année prochaine. Or, même si le nombre de départs en stage prévu est conséquent, il reste très insuffisant au regard des besoins recensés par l’Académie elle-même. L’Académie ne prévoit que 55 départs. Pour notre syndicat, il s’agit d’une nouvelle illustration de la saignée budgétaire imposée à l’Académie, c’est bien parce que l’Académie manque de remplaçant-es qu’elle restreint le nombre de départs en stages CAPPEI.


Répartition des départs par option 

En Unité d’enseignement : 10 départs
– Ex Option A - Troubles des fonctions auditives : 0 départ 

– Ex Option B - Troubles des fonctions visuelles : 0 départ
– Ex Option C - Troubles des fonctions motrices et maladies invalidantes : 3 départs 

– Ex Option D -

  • Troubles des fonctions cognitives et troubles psychiques : 1 départ
  • Troubles du spectre autistique : 6 départs
  • Troubles spécifiques du langage et des apprentissages : 0 départ


En ULIS : 15 départs
– Ex Option A - Troubles des fonctions auditives : 0 départ 


– Ex Option B - Troubles des fonctions visuelles : 1 départ 


– Ex Option C - Troubles des fonctions motrices et maladies invalidantes : 0 départ 


– Ex Option D -

  • Troubles des fonctions cognitives et troubles psychiques : 10 départs
  • Troubles spécifiques du langage et des apprentissages : 4 départs


Hors UE et ULIS : 30 départs
– Ex Option E – Rased (poste à dominante pédagogique) : 15 départs
– Ex Option F - Enseigner en Segpa/Erea : 5 départs
– Ex Option G – Rased (poste à dominante relationnelle) : 10 départs


Les collègues qui ont postulé à un départ en stage CAPPEI pour la rentrée 2026 recevront une réponse au plus tard le 24 mars pour pouvoir participer au mouvement intra.


Des GT pour améliorer les conditions de passation du CAPPEI

Comme elle l’a fait en CAPD en février, la FSU-SNUipp est de nouveau intervenue sur les conditions de passation du CAPPEI et a repris les éléments décrits dans son courrier envoyé à l’Académie. En réponse, la Dasen a réaffirmé que l’Académie avait entendu nos remontées et qu’une réflexion interne entre la direction et les services académiques allait s’ouvrir sur les conditions d’évaluation lors de l’examen, ainsi que sur la notation. L’Académie sera vigilante sur le bien-être des candidat-es lors de la passation des examens.


L’Académie a indiqué le taux de réussite lors dernières sessions : 

– Pour le jury 2026 : 57 enseignant-es avaient obtenu un stage pour la rentrée 2024. 50 personnes ont passé l’examen, 39 ont été admises. Cela équivaut à un taux de réussite de 78%. 
– Au jury 2025, il était de 81% et au jury 2024 de 79%.


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