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Mis à jour le 27 janvier 2026


Mobilisons-nous dès maintenant !
Réunion d’information syndicale : mercredi 28 janvier à 13h30
Bourse du Travail, 3 rue du Château d’Eau, 75010, salle Louise Michel (métro République)
À cette heure, le budget de l’État n’est toujours pas voté (et risque de ne pas l’être puisque le Premier ministre annonce l’utilisation du 49.3), les dotations budgétaires qui définissent le nombre de postes d’enseignant-es et d’AESH par académie ne sont donc toujours pas connues ! Depuis trois ans, l’Académie de Paris subit une vague de suppressions de postes sans précédent : ce sont près de 390 postes de professeur-es des écoles qui ont été supprimés, plus de 500 classes fermées, trop peu de créations de postes de remplaçant-es et d’AESH, pas de création de poste de Rased. Les écoles publiques parisiennes ont payé un lourd tribut à l’austérité budgétaire, ça suffit ! Paris ne pourra pas absorber une nouvelle vague de suppressions de postes. Si la baisse démographique est réelle, elle devrait permettre d’améliorer les conditions d’enseignement et d’apprentissage dans toutes les écoles.
Le message est clair, l’école publique a besoin d’investissements pour se donner les moyens d’accompagner tous-tes les élèves vers la réussite et l’épanouissement scolaire : baisse des effectifs dans toutes les classes et en particulier en éducation prioritaire, création massive de postes de brigades pour assurer tous les remplacements, création de postes d’enseignant-es spécialisé-es et d’AESH pour rendre concrète l’ambition de l’école inclusive, retour des plus de maitres-ses que de classes, d’un véritable service de médecine scolaire et de médecine du personnel, Rased en nombre suffisant...
Face à la part grandissante de l’école privée à Paris, les personnels ne peuvent plus porter seuls et au prix de leur santé, les ambitions de l’école publique. Le service public d’éducation doit absolument redevenir une priorité budgétaire.
Tout comme ses prédécesseurs, le gouvernement refuse d’assumer le coût politique de ses décisions délétères et fait le choix de reporter les opérations de carte scolaire après le deuxième tour des élections municipales. Les mesures de carte scolaire pour notre académie ne seront donc pas connues avant fin mars au mieux. Ce report aura des conséquences néfastes pour le fonctionnement des écoles, sur le mouvement intra-départemental et in fine sur la vie personnelle et professionnelle des enseignant-es. Les écoles et les personnels n’ont pas à subir cet arrangement politique minable ! La FSU-SNUipp Paris exige un calendrier qui permette d’envisager une rentrée 2026 sereine.
La FSU-SNUipp a informé les personnels la semaine dernière des nouveaux projets délétères de l’Académie concernant le remplacement. La perspective de réduire à une seule zone de remplacement pour tout Paris rendrait encore moins attractifs les postes de brigades, déjà insuffisamment pourvus et rendrait encore plus difficiles les remplacements au sein des écoles. Par ailleurs, l’Académie poursuit la fusion de tous les postes de brigades, y compris les BD REP+. La disparition des postes spécifiques de BD REP+ perturberait le fonctionnement des réseaux REP+, remettant en question le principe des pondérations pour les enseignant-es, et dégraderait fortement la continuité pédagogique pourtant si importante dans ce type d’école. Rappelons que la fusion de toutes les brigades (ASH, Formation continue, REP+ et BD départementale) avait déjà été décidée par l’Académie en janvier 2025. La FSU-SNUipp Paris était vivement intervenue et avait accompagné les écoles et brigades REP+ dans leur mobilisation, ce qui avait conduit à l’annulation de la fusion des BD REP+ avec les autres BD.
Face à ces annonces, la FSU-SNUipp a proposé aux autres syndicats une pétition à faire signer par les équipes des écoles REP+ et les brigades REP+. Pétition à télécharger sur notre site et à renvoyer signée à snu75@snuipp.fr
La pétition contre la disparition des BD REP+ se trouve dans cet article
Réunion d’information syndicale mercredi 28 janvier à 13h30
Nous ne pouvons nous résoudre à voir l’école publique toujours plus abimée ! La FSU-SNUipp continue de revendiquer un plan d’urgence pour l’Éducation. Le service public n’est pas une charge, mais bien un investissement pour l’avenir. La FSU-SNUipp Paris va d’ores et déjà déposer un préavis de grève. La FSU-SNUipp invite l’ensemble des enseignant-es à la réunion d’information syndicale (RIS) prévue mercredi 28 janvier à 13h30, afin d’informer et de construire collectivement la mobilisation pour un budget à la hauteur des besoins. Cette réunion aura également pour but d’informer la profession des nouveaux projets de l’Académie concernant le remplacement.
La RIS aura lieu à la Bourse du Travail, 3 rue du Château d’Eau, 75010, salle Louise Michel (métro République). La présence à cette réunion permettra aux enseignant-es de déduire 3h des animations pédagogiques. Merci de nous prévenir par mail de votre présence.
Afin de défendre au mieux chaque école parisienne dans le cadre des opérations de carte scolaire, la FSU-SNUipp invite les écoles revendiquant une ouverture ou craignant une fermeture à alerter les représentant-es du personnel et à leur renvoyer par mail - snu75@snuipp.fr - une fiche de contrôle syndical. Vous pouvez aussi nous appeler au 01 44 62 70 01.
Les fiches de contrôle syndical se trouvent dans cet article
La dernière personne nommée à titre définitif dans l’école est celle qui verra son poste supprimé en cas de fermeture de classe confirmée en CDEN. Quelques cas font exception (postes à profil, bonification handicap). N’hésitez pas à nous contacter si vous êtes concerné-e ou si vous avez des doutes sur la personne concernée. Attention, compte tenu du décalage des opérations de Carte scolaire, le calendrier du mouvement n’est pas encore connu. La FSU-SNUipp Paris revendique la prise en compte des ouvertures et fermetures de classes pour le mouvement, afin de pouvoir y participer en ayant tous les éléments.
Toutes les informations se trouvent dans cet article
La projection de baisse de la démographie scolaire de 500 000 élèves d’ici 2029 devrait être une opportunité pour améliorer l’École. Maintenir le nombre actuel de postes de PE donnerait des marges de manœuvre budgétaire pour de meilleures conditions de travail et d’apprentissage. La baisse démographique doit participer à une transformation du métier en faveur des élèves et à l’invention d’un nouveau fonctionnement de l’école.
Revoir le webinaire "Baisse démographique : une chance pour l’école", organisé par la FSU-SNUipp avec Julien Grenet, économiste et directeur de recherche au CNRS dans cet article