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Budget municipal L’école paie le coût du péri-scolaire !

publié le 10 septembre 2015

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Pour récupérer les moyens perdus

Contre les dérives du budget participatif !

Le SNUipp-FSU dénonce le report de financement alloué aux écoles vers les activités péri-scolaires. Les écoles parisiennes subissent donc la double peine : elles paient au quotidien les conséquences de l’application parisienne d’une réforme des rythmes scolaires mal pensée que nous continuons à refuser. En outre, elles doivent maintenant payer le choix de la Ville de transférer une partie du financement des activités scolaires vers les activités extra et péri-scolaires

L’an passé, le SNUipp-FSU avait été reçu à plusieurs reprises par Mme Cordebard, adjointe aux affaires scolaires pour porter les revendications des enseignant-es sur le budget municipal alloué aux écoles. Une fois connue la proposition de ce dernier, notre syndicat avait interpellé à deux reprises Mme la Maire. Notre intervention, mais pas seulement, avait obligé le conseil de Paris à revenir sur certaines baisses envisagées et notamment celles concernant les classes de découverte et celle du transport en métro. Cependant, le budget alloué aux écoles avait baissé. La Mairie réaffirme que le budget alloué à la Dasco est stable. Cependant, cette stabilité cache une réelle baisse des crédits alloués aux écoles parisiennes.

Les conséquences des baisses budgétaires
- Utilisation des cars pour les sorties scolaires : maintenant seules les maternelles en Rep peuvent utiliser des cars pour des sorties scolaires programmées. Pour justifier sa politique, la Mairie a mis en avant l’argument écologique de la diminution de la pollution urbaine en engageant les écoles à utiliser les transports en commun. Enfumage ! Pour le SNUipp-FSU, cet argument ne peut masquer l’objectif premier de la Ville : faire des économies. Notre syndicat rappelle que les écoles utilisaient les cars pour effectuer des trajets que les transports en commun ne peuvent pas assurer lors des sorties scolaires.

- Classes de découverte : la Mairie a affirmé avoir maintenu le nombre de classes de découvertes. Pour mémoire, les écoles parisiennes ont perdu 67% des journées de classe de découverte de 2000 à 2014. Cependant, malgré les amendements, le budget alloué est bien en diminution. Le transport anticipé des bagages des élèves en classe de découverte est supprimé tout comme celui des malles pédagogiques. La Dasco serait en négociation avec la Sncf pour que celle-ci prenne en charge les bagages. Nouvelle complication pour des séjours qui demandent déjà un fort investissement de nos collègues. Beaucoup d’entre eux risquent de baisser les bras devant les nouvelles complications d’organisation imposées. Est-ce l’objectif de la Mairie ?

Non aux dérives du budget participatif !
Chaque mairie d’arrondissement peut maintenant réserver 5 à 30% de son budget d’investissement au budget participatif. Notre syndicat n’a pas à se prononcer sur le bienfondé de la démarche du budget participatif. Cependant, pour le SNUipp-FSU, cette décision ne doit pas avoir pour conséquence une baisse du budget consacré aux écoles. En outre, dans le respect des textes réglementaires, un certain nombre d’obligations de financement revient aux municipalités. Ce financement ne peut dépendre du vote « pour ou contre » des citoyens. Or, tel est le cas dans un certain nombre de projets proposés : - entretien des écoles : rénovation des toilettes, insonorisation de réfectoire, agrandissement de réfectoire, réfection du sol de cours, installation de visiophone à l’entrée des écoles d’un arrondissement… - financement du matériel scolaire : équipement numérique de 1500 classes, création de murs d’escalade, achat d’instruments de musique en vue d’une création de CHAM au sein d’un collège, création de jardin pédagogique… Le SNUipp-FSU vient d’interpeller la Maire de Paris sur les dérives du budget participatif. De nombreux travaux sont à effectuer d’urgence au sein des écoles. Il n’est pas acceptable qu’ils dépendent du bon vouloir des participant-es à un vote électronique. Ces derniers pouvant choisir de financer les travaux dans telle école et pas dans une autre… La mise en concurrence entre les écoles deviendrait ainsi la règle pour le financement des obligations municipales. Dans la même logique, il n’est pas admissible que l’équipement des écoles en matériel informatique, par exemple, dépende lui aussi du nombre de clics sur un site internet.

En action pour récupérer les moyens perdus
Le SNUipp-FSU revendique la récupération des baisses réalisées en 2014 ainsi que toutes les précédentes. Il a demandé à rencontrer Mme Cordebard, adjointe aux affaires scolaires pour aborder cette question.


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