Dans le cadre des opérations de carte scolaire pour la
rentrée scolaire 2010, le SNUipp a rencontré Colombe
Brossel, adjointe au maire de Paris chargée des affaires
scolaires, et l’Inspecteur d’académie à deux
reprises, notamment lors de la négociation préalable
à un dépôt de préavis de grève
déposé par le SNUipp, Snudi FO et Sud Education.
Les propositions précises de l’administration seront
transmises aux écoles dès qu’elles seront
portées à la connaissance des représentants du
personnel. Voici pour l’instant les éléments les
plus significatifs de la carte scolaire.
A la rentrée prochaine, les effectifs seront stables. Pour la
Mairie de Paris, il y aura 185 élèves de moins en
maternelle et 116 de plus en élémentaire. Pour
l’académie, il y aura 81 élèves de moins :
99 de moins en maternelle, 32 de moins en élémentaire, 50
de plus en ASH.
Ouvertures : 7 classes en maternelle, 17 en élémentaire, 1 CHAM, un demi poste de direction.
Fermetures : 9 en maternelle, 20 en élémentaire, un poste de direction en raison d’une fusion.
L’académie propose la fermeture de 29 classes et
l’ouverture de 24 classes. Elle garde quelques moyens pour ouvrir
des classes à la rentrée. L’IA a annoncé
qu’il y aurait plus de classes à la rentrée
à Paris que lors de la dernière rentrée.
L’académie garde 11 postes pour effectuer des ajustements
à la rentrée.
Contrairement aux opérations de carte scolaire
précédentes, l’IA refuse de prendre de mesures
dites « conditionnelles » (blocage et ouverture
conditionnelle). Le SNUipp a souligné
l’intérêt de ce type de « mesure » en
présentant certains cas d’écoles, mais l’IA a
souligné qu’il avait connaissance de ces cas et
qu’il fallait les « surveiller ».
L’inspecteur d’académie a annoncé
qu’il ne prévoyait pas de mesures concernant les Rased. Le
SNUipp, Snudi FO et Sud Education ont rappelé leur revendication
de récupérer les 72 postes supprimés l’an
passé. Il n’en est pas question pour l’IA.
Interrogé sur l’équilibre de la carte des
réseaux (manque de certaines spécialités dans
certaines circonscriptions par exemple), l’Inspecteur
d’académie a considéré que cette carte
était équilibrée et ne nécessitait pas de
rééquilibrage. Le SNUipp a souligné les
problèmes de fonctionnement de certains postes
surnuméraires dits « sout », notamment ceux pourvus
par des maîtres G. L’IA a réaffirmé
l’appartenance de ces enseignants aux réseaux
d’aide, et s’est dit prêt à travailler au cas
par cas sur ces problèmes de fonctionnement.
Concernant les départs en stages de spécialisation
CAPA-SH, pour l’IA, les annonces faites par le passé (1 en
A, 0 en B, 2 en C, 16 + 2 en D, 2 en E, 2 en G, 5 en F) ne sont pas
encore définitives, et pourront évoluer, mais à la
marge, en fonction des discussions. Le SNUipp a souligné que le
nombre de départs en stage était trop faible au regard
des besoins dans l’académie : par exemple, 2
départs pour le CAPA-SH option E, alors que cette année,
8 postes E restent vacants dans l’académie et que de
nombreux postes surnuméraires dits « sout » sont
pourvus par des enseignants non spécialisés.
L’académie prévoit une augmentation de 5 postes
pour la brigade de remplacement (4 en BD, 1 en ZIL). Cette dotation
semble bien maigre au regard des problèmes de remplacement des
enseignants absents pour cause de maladie ou de maternité
(nombre de ZIL sont affectés sur des remplacements longs), et de
leurs conséquences sur les conditions d’apprentissage des
élèves et les conditions d’enseignement des
collègues.
De plus, les conséquences de la « réforme »
de la formation sur la formation continue ne semblent pas être
prises en compte. En effet, les stagiaires PE2 remplaçaient une
grande partie des enseignants effectuant un stage de formation continue
de trois semaines. En toute logique, l’académie devrait
augmenter les moyens de remplacement au sein de la BDFC, ce que la
dotation académique rend impossible. L’académie
n’a d’ailleurs toujours pas bouclé le plan de
formation pour l’année prochaine : difficile de concilier
la politique budgétaire catastrophique du gouvernement et droits
des personnels à la formation.
Plus d’informations à ce sujet dans le compte-rendu
d’audience avec l’Inspecteur d’académie sur la
situation des stagiaires et étudiants à la rentrée
prochaine dans le cadre de la « réforme » de la
formation initiale.
Un des faits marquants de la carte scolaire concerne les CLIN.
L’académie considère que les effectifs
d’élèves concernés par les CLIN sont en
forte baisse. Quatre CLIN seraient donc fermées, et trois postes
d’enseignants itinérants seraient crées.
Cette politique ne prend pas en compte un des rôles des
enseignants de CLIN qui est de soutenir les élèves
fragiles en français en raison de leur arrivée tardive en
France.
L’IA a rappelé ce qui a été dit lors de
l’audience intersyndicale sur les CAPP. Même si le projet
de suppression totale des postes Education Nationale en CAPP a
été abandonné, en tout, 12 postes
spécialisés seront fermés à la
rentrée prochaine. Le SNUipp continue de mobiliser au sujet des
CAPP aux côtés des personnels.
Plus d’informations dans le compte-rendu de l’audience « CAPP » toujours en ligne.
Deux postes d’enseignants référents sont
crées. Une CLIS est ouverte (très probablement dans le
18eme) et création d’1 option D en hôpital de jour.
L’IA continue le fléchage de postes « langues
» cette année. Ils ne concerneraient que des postes
vacants. Contrairement aux rumeurs propagées par certains
inspecteurs de circonscription pour faire pression sur les enseignants
non habilités en langues vivantes, aucun enseignant ne sera
chassé de son poste pour cause de non habilitation en langue.
Le SNUipp a essayé de joindre l’ensemble des écoles
particulièrement concernées par les opérations de
carte scolaire. Le SNUipp invite les écoles non encore
contactées à appeler les représentants du
personnel à la section afin d’avoir toutes les
informations nécessaires pour défendre leur dossier lors
du CTP et du CDEN. Les représentants du personnel accompagneront
toutes les délégations d’école qui le
souhaiteraient lors du CTP et du CDEN.