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Université de Printemps 2017 Jeudi 1er et vendredi 2 juin

publié le 3 février 2017

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Et si on regardait les enfants surdoués d’un point de vue sociologique ?

Jeudi 1er juin de 9h à 12h
L’intervention de Wilfried Lignier s’attachera à dissiper le halo de mystère qui entoure la figure de l’enfant "surdoué". D’où vient-elle ? Comment est-elle devenue, en France, sous le nom de "précocité intellectuelle", une question éducative sérieuse et officielle ? Dans quelle mesure les psychologues reconnaissent-ils cette notion ? Et surtout : qui sont, qu’attendent et que font les parents qui ont aujourd’hui recours au quotient intellectuel (QI) pour attester la grande intelligence de leur(s) enfant(s) ? Wilfried Lignier répondra à l’ensemble de ces questions en revenant sur une enquête menée notamment auprès de parents, de psychologues et de militants associatifs.

Intervenant
Wilfried Lignier est sociologue, chargé de recherche au CNRS, rattaché au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP, Paris). Il a notamment publié La petite noblesse de l’intelligence. Une sociologie des enfants surdoués (La Découverte, 2012).

Enseigner l’histoire à l’école élémentaire : quels enjeux ?

Jeudi 1er juin de 13h30 à 16h30
L’histoire fait partie de ces disciplines réputées difficiles à enseigner. Si la majorité des enseignant-es reconnaissent son absolue nécessité dans l’enseignement obligatoire, nous sommes parfois désarmés devant l’énormité des programmes et les choix que nous sommes amenés à faire. Dans le même temps, les polémiques s’enchainent sur ce qui devrait ou non être enseigné dans cette discipline, sur la manière de les enseigner…
Sur la base de ces recherches et en partant de l’histoire nationale, Benoît Falaize reviendra sur les finalités de cette discipline. Il éclaircira un certain nombre de questions que les enseignant-es se posent en proposant des pistes pédagogiques : Comment permettre aux élèves de construire la temporalité ? Faut-il insister sur les grands évènements ou les grands personnages ? Comment leur permettre de s’approprier les grands concepts ?

Intervenant
Historien de l’école élémentaire et de son enseignement de l’histoire, Benoît Falaize est formateur depuis 1998 à l’ESPE de Versailles. Il a été chercheur à l’Institut national de recherche pédagogique et travaille sur la didactique de l’histoire et l’histoire de l’enseignement de l’histoire. Spécialiste reconnu de l’enseignement de la Shoah et des questions controversées (colonisation, esclavage, immigration...), il a plus généralement travaillé sur l’histoire, l’éducation civique et la construction du temps à l’école primaire.

Enseigner les mathématiques : quels rapports avec l’écrit ?

Vendredi 2 juin de 9h à 12h
Alors même que nos pratiques de classe mettent constamment en relation l’oral et l’écrit, ce continuum n’est que trop peu souvent questionné par notre institution. L’entrée dans l’écrit est implicitement considérée comme relevant du « français », les autres disciplines d’enseignement étant supposée faire usage de l’écrit mais sans participer à sa construction. De plus, l’oral est implicitement supposé inférieur à l’écrit. Claire Margolinas s’attachera à montrer que ces implicites doivent être dépassés, notamment pour comprendre le rôle des mathématiques dans l’entrée dans l’écrit, et la spécificité de l’écrit mathématique. Dans certains domaines, et notamment en numération et en calcul, plusieurs formes de langage coexistent, mais la nature de cette coexistence n’est pas toujours interrogée (ce qui transparait dans les programmes comme « calcul mental, calcul en ligne, calcul posé »). Claire Margolinas cherchera à montrer comment ces formes de langage interagissent et les conséquences que cela pourrait avoir sur notre façon d’enseigner les mathématiques à l’école primaire.

Intervenante
Claire Margolinas est maître de conférences en didactique des mathématiques, membre du laboratoire ACTé (Activité, Connaissance, Transmission, éducation) de l’Université Clermont-Auvergne. Elle est membre du réseau RESEIDA (Recherche sur la Socialisation, l’Enseignement, les Inégalités et les Différenciations dans les Apprentissages, fondé par Jean-Yves Rochex et Elisabeth Bautier, Université de Paris 8). De 2013 à 2017, elle a été responsable de la mention 1 Enseigner dans le premier degré du Master Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation (MEEF) de l’ESPE Clermont-Auvergne. Elle a copublié récemment avec Marceline Laparra Les premiers apprentissages scolaires à la loupe (de Boeck, 2016) ouvrage dont le sous-titre réfère à l’oralité et à la littératie.

Synthèse des débats et perspectives

Vendredi 2 juin de 13 h 30 à 15 h

Cette dernière partie de l’Université de Printemps a pour but d’effectuer la synthèse des interventions et des débats et de tracer des perspectives pour la suite.


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