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Rythmes scolaires Revenir enfin sur cette réforme !

publié le 8 juin 2017

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Les rythmes scolaires reviennent sur le devant de la scène et c’est tant mieux. Depuis 2013, le SNUipp-FSU n’a de cesse de dénoncer les conséquences de cette réforme tant au niveau national que parisien et revendique sa remise à plat. Cela dit, ne soyons pas dupes. Si le gouvernement ouvre de nouvelles perspectives en la matière, c’est bien pour répondre aux communes à qui cette réforme a coûté très cher.

Le SNUipp-FSU a voté pour les modifications ministérielles

Le décret modifie le code de l’éducation afin de permettre le retour à 4 jours de classe. Il est donc désormais possible de déroger au décret Peillon qui cadrait la semaine scolaire avec 9 demi-journées s’organisant obligatoirement sur 5 matinées. Pour rappel, le décret Hamon permettait déjà un cadre de 8 demi-journées, mais en conservant 5 matinées dont le mercredi matin.
Les modalités de modification de la semaine scolaire restent identiques. Une proposition conjointe d’une commune ou d’un établissement public de coopération intercommunale et d’un ou plusieurs conseils d’école doit être adressée à l’IA-DASEN, qui pourra autoriser la modification.
Les PEDT ne sont pas obligatoires pour passer aux 4 jours sur 36 semaines. Ils restent obligatoires pour :

- Déroger au cadre strict du “décret Peillon” avec des journées dépassant les 5h30 ou le choix du samedi matin à la place du mercredi matin ;

- Déroger aux 9 demi-journées en organisant la semaine en 8 demi-journées sur 5 matinées (“décret Hamon”) ;

- Passer aux 4 jours avec des semaines inférieures à 24h et un rattrapage sur les vacances.
Le Conseil Supérieur de l’Education (CSE) a été consulté le jeudi 8 juin. Le SNUipp-FSU s’est prononcé en faveur des modifications proposées par le Ministère. Notre syndicat a également porté deux amendements :

- L’avis prépondérant des conseils d’école sur l’avis des communes pour l’aménagement de la semaine scolaire.

- La possibilité supplémentaire d’une semaine de 4 jours et demi avec un mercredi (ou samedi) sur 3 libéré.

Halte aux contre-vérités !

Le SNUipp-FSU ne pouvait s’opposer à une ouverture offerte aux enseignant-es qui souhaitent le retour de la semaine de quatre jours, étant entendu que ce n’est qu’une possibilité.
Ceci dit, l’application de la nouvelle dérogation reste soumise à la décision des maires même si elle prévoit toujours une demande conjointe d’au moins un conseil d’école et de la commune. Lors du CSE du 8 juin, le SNUipp-FSU a rappelé son opposition à un avis prépondérant des collectivités territoriales sur celui des enseignant-es. Pour notre syndicat, l’organisation d’une semaine scolaire cohérente à l’échelle d’un territoire sur 4 jours ou 4 jours et demi, doit prendre en compte l’avis des enseignant-es et des conseils d’école. Les autorités de l’éducation nationale doivent assurer réellement leur rôle de régulateur.
On peut lire ici ou là que les modifications apportées par le nouveau ministre créent la possibilité de déroger au calendrier scolaire. Cette affirmation est fausse, cette possibilité existe depuis toujours et n’a pas été introduite par les dernièresmodifications réglementaires. En revanche, le ministre a effectivement évoqué la réduction des vacances comme un possible objet de débat pour l’année prochaine. La vigilance s’impose donc.

Les enseignant-es doivent enfin être entendu-es !

Les discussions doivent dépasser la problématique des rythmes scolaires et intégrer la problématique du temps de travail des enseignant-es. L’ensemble de nos tâches doit être reconnu et notre temps de travail diminué avec comme première étape la suppression de l’APC. Plus globalement, il n’est pas question que d’éventuels changements dégradent une nouvelle fois nos conditions de travail.
La déclinaison parisienne de cette réforme est une catastrophe. Elle est massivement rejetée par les collègues : désorganisation des écoles, fatigue des élèves, remise en question du temps scolaire… Il est urgent d’y mettre fin ! Fort de cette ouverture réglementaire, le SNUipp-FSU Paris va de nouveau s’adresser au Recteur de Paris et à la Maire de Paris afin de porter une nouvelle fois la voix des enseignant-es parisien-nes.
A l’heure où nous bouclons ce journal, nous n’avons pas encore les résultats de la grande consultation nationale du SNUipp-FSU. Il est clair qu’ils seront un appui non négligeable dans ces discussions.

La mobilisation s’impose

La Mairie a d’ores et déjà annoncé qu’elle ne remettrait pas en cause la déclinaison parisienne de la réforme, allant même jusqu’à la défendre pour « la justice sociale » qu’elle aurait rétablie. En 2013, le combat a été rude. Il est évident que faire reculer la Mairie et par voie de conséquence l’académie ne sera pas une chose aisée. La mobilisation de chacun-e s’impose donc.
Le SNUipp-FSU Paris a interpellé le Recteur pour l’ouverture urgente des discussions. Lire l’adresse solennelle du SNUipp-FSU au Recteur.

Participer à la consultation sur les rythmes scolaires du SNUipp-FSU


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