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Rencontres nationales pour l’école maternelle organisées par le GFEN

publié le 16 décembre 2010

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Alors que la réussite scolaire est de plus en plus déterminante dans l’avenir de chacun, qu’une réelle autonomie n’est possible que dans l’exigence forte d’une pensée complexe et critique, l’importance de l’école maternelle n’est plus à démontrer.

Et il lui faut relever un véritable défi, à contrario d’une conception étroite des savoirs et de leur transmission telle que la définit le socle qui réduit le « devenir élève » à un rapport normalisant à l’école. C’est à la définition d’une culture commune, à la promotion de pratiques culturelles à la hauteur des enjeux de société, que tous les partenaires de l’école maternelle ont à réfléchir.

Comment se donner les moyens de répondre à cette ambition démocratique ? Pour reprendre une formule de Bachelard « Il ne s’agit pas d’acquérir une culture mais d’en changer » et, dès l’école maternelle, engager les élèves dans un rapport au monde qui les transforme, les émancipe, leur ouvre des horizons nouveaux à partir d’objets culturels clairement identifiés et accessibles pour eux au regard de leur âge.

Définir des contenus d’apprentissage revient alors à mettre en oeuvre des conceptions des savoirs et de la culture permettant aux élèves de faire sens sur leur vie. Si l’école maternelle veut remplir sa mission, elle doit permettre à tous d’apprendre à affronter la complexité, leur faire acquérir des techniques, des habitudes de travail efficientes, les confronter à d’autres formes de cultures que celles qui leur sont familières, leur faire partager des références communes, un patrimoine commun.

C’est la définition des fondamentaux qu’il faut mettre en travail pour que les élèves les moins en connivence culturelle avec l’école ne restent pas sur le bord du chemin. L’entraînement des élèves à questionner, réfléchir, argumenter sont autant de priorités car ces pratiques ne sont pas partagées par tous et sont pourtant les seules garantes de véritables apprentissages.

« L’éducation est un risque car elle nourrit le sens du possible ». C’est ce sens du possible qui est aujourd’hui plus que jamais nécessaire, aux élèves autant qu’aux enseignants, quand il donne sens à apprendre et sens à enseigner.


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