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Qui a 20 de note à Paris en 2013 ? toujours des inégalités criantes selon le sexe et la fonction

publié le 26 février 2013

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Si le poids de la note est compensé par l’expérience professionnelle, c’est à dire l’ancienneté, dans les promotions, il est par contre déterminant pour le passage à la hors-classe. Actuellement, seuls les enseignants au 11 échelon ayant 20 (ou 19,75) de note ou bien ayant une note moindre compensée par le point attribué par l’exercice en Zep (1) peuvent prétendre à cet avancement de carrière. L’étude des enseignants parisiens ayant 20 de note et pas encore passés à la hors-classe montre, si besoin était, les inégalités dans l’attribution très méritocratique de cette note maximum.

Plus de 20 en 2013 qu’en 2012. Avec 182 enseignants ayant 20, on constate une forte hausse, ils n’étaient que 130 en 2012. L’hypothèse d’une hausse des demandes d’inspection de la part des enseignants proche du 20 de note et souhaitant l’atteindre pour accéder à la hors classe est très plausible. Cela serait bien évidemment à relier à la baisse continue du pouvoir d’achat des enseignants.

Les femmes sont sous-représentées. Seulement 69,2% des enseignants ayant 20 de note sont des enseignantes alors qu’elles représentent près de 83% de l’ensemble des enseignants parisiens. A l’inverse, la proportion d’hommes ayant 20 est le double de leur poids dans la profession.

Des fonctions sont surreprésentées. Les directeurs et directrices sont quasiment 4 fois plus nombreux à détenir une note de 20 que leur poids global parmi les enseignants parisiens (37,4% contre 9,9%). Ce ratio est de 8 pour les conseillers pédagogiques, un peu plus de 2 pour les psychologues scolaires.

Les adjoints en classe banale sont sous-représentés. Les enseignants d’élémentaire sont plus de 2 fois moins nombreux à détenir une note de 20 que leur part globale parmi les enseignants parisiens (29,7% contre 67%). Cette sous-représentation passe à un ratio proche de 4 (8,2% contre 28,4%) pour les enseignants de maternelle !

Cette étude montre bien les inégalités engendrées par le pseudo-mérite inégalitaire de la note d’inspection. Elle renforce le SNUipp-FSU dans son exigence d’un seul rythme d’avancement pour tous, au sein d’une nouvelle grille indiciaire comportant une classe unique avec un indice terminal de 783, soit l’échelon le plus élevé de la hors classe.

(1) : Parmi la centaine d’enseignants susceptibles d’accéder à la hors classe au 1er septembre 2013, 21 bénéficient du point Zep qui est décisif et permet de « compenser » leur note de 19 ou 19,5.


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