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Premier bilan de rentrée : le SNUipp-FSU interpelle le Recteur et le Maire de Paris

publié le 12 septembre 2013

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Dix jours après la rentrée scolaire, le SNUipp-FSU a interpelé le Recteur et le Maire de Paris sur un premier bilan de la rentrée scolaire. Il serait plus juste d’ailleurs de parler de la rentrée péri-scolaire. En effet, les collègues qu’ils soient chargés de classe ou directeurs/trices d’école ont été contraints de centrer leur travail sur l’organisation du péri-scolaire et plus particulièrement des ARE.
Cette réforme et son application parisienne dégradent les conditions de travail et d’emploi des enseignants et ne favorise en rien la réussite scolaire de tous les élèves. C’est pourquoi le SNUipp-FSU Paris continue de revendiquer son abrogation et une vraie transformation de l’école alliant les intérêts des élèves et des enseignants.
Il ne s’agit pas pour le SNUipp-FSU de porter un jugement sur le contenu ou l’organisation des ARE, mais de faire un premier bilan des conséquences qu’elles engendrent sur les conditions d’enseignement des enseignants et les conditions d’apprentissages des élèves.

D’un point de vue général, il semble que le travail et l’attention de notre hiérarchie aient été également centrés sur cette question péri-scolaire. Les écoles n’ont jamais eu si peu d’informations de la part de leur hiérarchie sur ce qui constitue le cœur de notre métier, les apprentissages des élèves. Avant de tirer un bilan plus exhaustif avec eux en audience, le SNUipp-FSU a adressé un courier au Dasen et au Maire de Paris mettant en exergue quelques points.

Réforme de la formation initiale et mesures transitoires pour cette année

La situation est loin d’être claire y compris pour les formateurs. Tout comme la formation continue des enseignants titulaires, la formation initiale des professeurs stagiaires est réduite à portion congrue. Les étudiants de Master 2 ont été envoyés dans les classes en stage filé quasiment sans accompagnement. Le SNUipp-FSU a demandé la convocation d’un conseil de formation pour faire le point sur la situation et porter nos revendications.
Pour le SNUipp-FSU, il n’est pas admissible que ces jeunes collègues aient été envoyés dans les écoles sans qu’elles aient eu d’informations claires et précises sur leur situation.

Accompagnement très problématique des élèves en situation de handicap

Malgré une notification d’accompagnement de la MDPH, de nombreux élèves ne bénéficient pas du soutien d’un AVS. Certaines CLIS ne sont toujours pas pourvues d’une AVSco. Cette défaillance de l’administration a de fortes conséquences sur les conditions d’accueil et d’apprentissage des élèves concernés, ainsi que sur celles des autres élèves de la classe et y compris sur les conditions d’enseignement des professeurs. Le SNUipp-FSU exige de l’académie qu’elle règle au plus vite ces diverses situations.
Par ailleurs, l’académie a réformé les modalités de recrutement et de gestion des AVS. Là aussi, aucune information ni explication n’ont été données aux écoles.

Conséquences de l’organisation des nouveaux rythmes scolaires sur les conditions d’enseignement des enseignants et les conditions d’apprentissage des élèves.

Comme le SNUipp-FSU l’avait dit en fin d’année scolaire dernière, l’utilisation des locaux, notamment des locaux classe sur les temps d’ARE est très problématique. Outre la confusion engendrée entre un lieu d’apprentissage et un lieu d’activités péri-scolaires, cela prive les personnels d’un espace de travail nécessaire à la préparation de leur classe (organisation matérielle des séances, corrections, affichages…).
Des problèmes particuliers se posent à l’école maternelle de par la participation des ASEM aux ARE. Le SNUipp-FSU dénonce les conséquences de cette décision sur les conditions d’accueil et d’apprentissage des élèves. Leurs nouvelles heures de travail et missions ont des conséquences sur l’hygiène voire la sécurité dans les écoles : les classes ne peuvent être nettoyées pour le mercredi matin, le nettoyage des espaces collectifs comme la cour de récréation est problématique… Enfin, cette nouvelle organisation impose une gestion municipale à flux tendu et le remplacement d’un certain nombre d’ASEM n’est pas effectué. Le SNUipp-FSU s’est adressé au Maire de Paris pour que cette situation s’améliore.

Par ailleurs, au regard de la responsabilité juridique des directeurs et directrices d’école, le SNUipp-FSU a demandé au Maire, qu’ils aient une liste des personnes habilitées à circuler au sein de l’école (animateurs municipaux, des associations…), ce qui n’est pas le cas dans un grand nombre d’écoles.

De manière générale, puisqu’il s’agissait de réformer les rythmes scolaires, les personnels dénoncent une confusion chez les élèves due à l’irrégularité des journées. Des problèmes aigus sont notamment à noter pour les plus petits au réveil de la sieste.

Enfin, le SNUipp-FSU a dénoncé une des conséquences de la réforme sur les conditions d’emploi des enseignants. Un grand nombre de collègues n’ont pas pu obtenir les jours de temps partiel qu’ils avaient demandés, ce qui a notamment engendré des frais de garde importants pour le mercredi matin. Ce n’est pas acceptable.

Le SNUipp-FSU a demandé une audience au Recteur et au Maire de Paris pour les points qui relèvent de leurs compétences. Une intersyndicale va se réunir rapidement pour discuter des suites de la mobilisation.


tract à télécharger ici pour affichage.


télécharger le courrier au maire de Paris

télécharger le courrier au DASEN


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