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Plus de maîtres que de classe Notre bilan

publié le 10 mars 2017

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Le dispositif PDM est régi par la circulaire n° 2012-201 du 18 décembre 2012. L’idée de maîtres surnuméraires au sein des écoles est au cœur des propositions originelles du SNUipp-FSU pour transformer l’école et avancer vers la réussite de tous les élèves. Même si le dispositif actuel ne correspond pas entièrement aux revendications du SNUipp-FSU, l’idée a patiemment fait son chemin ces dernières années pour être aujourd’hui un des axes affichés de la politique éducative à l’école primaire. Aujourd’hui, on compte 1 700 postes de PDM en France dont 46 à Paris. Le Ministère avait tablé sur 7 000 postes au niveau national d’ici 2017. Le SNUipp-FSU continue de revendiquer plus de créations de postes pour à la fois réparer les dégâts des suppressions massives de postes sous l’ère Sarkozy et transformer l’école en créant de nouveaux dispositifs tels que les PDM. Le SNUipp-FSU Paris a effectué une enquête auprès des collègues des écoles concernées par le dispositif afin de tirer un bilan après quelques années de mise en place.

Une nouvelle dynamique au sein des écoles

Les collègues sont globalement très satisfaits du dispositif. Ils soulignent l’avantage de travailler en petits groupes, de mettre en place de nouvelles pratiques et modalités de travail. Les conditions d’enseignement ont été modifiées avec beaucoup plus de co-interventions. Le travail est facilité et plus efficace grâce notamment à l’harmonisation des pratiques pédagogiques (programmations, évaluations, outils…). Ce dispositif aide à fédérer les collègues d’un même niveau. Les enseignant-es soulignent aussi qu’ils entretiennent un autre rapport à la difficulté scolaire. Le climat scolaire semble plus apaisé et le travail avec le maître supplémentaire apporte une nouvelle dynamique et énergie dans les écoles.

La formation

Les besoins en formation sont satisfaisants pour les maîtres supplémentaires mais pas pour le reste de l’équipe sauf quand celle-ci bénéficie de stage école ou d’accompagnement renforcé de la circonscription. La formation académique doit être complétée avec celle des titulaires de classe qui doit commencer plus tôt dans l’année et être sur temps de travail. Le dispositif doit être porteur de nouvelles pratiques mais les collègues ne s’estiment pas correctement accompagnés. Les formations dispensées ne viennent pas bousculer les habitudes selon eux.

L’accompagnement satisfaisant par l’équipe de circonscription

L’accompagnement de l’équipe de circonscription est vécu comme un soutien et non comme une ingérence forte. Pour l’instant si l’équipe de circonscription a des idées à défendre, elle le fait par le biais de conseils. Les CPC sont disponibles et les équipes apprécient les réunions régulières avec eux.

Les points négatifs

Les collègues soulignent fréquemment la charge de travail supplémentaire énorme qui n’est reconnue dans aucun cadre règlementaire. Ils ne peuvent pas passer le temps nécessaire au bon fonctionnement par manque de temps. Pour le SNUipp-FSU, ce temps de concertation nécessaire doit être reconnu au sein de notre temps de travail.

Nos revendications

L’académie va réunir très prochainement un comité de suivi sur ce dispositif. S’appuyant sur les résultats de l’enquête menée par notre syndicat, ses représentant-es porteront des revendications fortes :


- Développement des visites croisées dans le plan de formation.
- Réunion des Maîtres supplémentaires par circonscription.
- Formation à l’analyse et à l’échange de pratiques.
- Attribution de stages école aux écoles qui bénéficient du dispositif et qui en font la demande.
- Reconnaissance du temps passé à la mise en place du dispositif.
- Harmonisation académique pour les remplacements des maîtres supplémentaires.

Ce premier bilan peut être complété par de nouveaux retours. N’hésitez donc pas à revenir vers nous pour en débattre ou construire de nouvelles revendications.


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