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Déclaration liminaire du SNUipp-FSU à l’occasion de l’installation de la nouvelle Capd

publié le 20 mars 2009

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Lors des élections paritaires de décembre dernier, les enseignants des écoles ont majoritairement accordé leur confiance au SNUipp, confortant ainsi son rang de premier syndicat tant à Paris que nationalement. À Paris, le SNUipp progresse et obtient 38,69% des voix (+ 3,55%).
Avec un taux de participation aux élections paritaires en hausse, au niveau national comme au niveau parisien, les enseignants des écoles ont envoyé un signal fort au ministre. À Paris, ce taux progresse de +2,36% pour s’établir à 69%. Le ministre a donc échoué dans sa tentative d’opposer les enseignants et leurs syndicats.

En confirmant la première place du SNUipp, qui progresse nettement en voix comme en pourcentage, les enseignants parisiens ont clairement porté leur vote vers un syndicat qui s’oppose dans l’action, avec la profession, aux réformes en cours que ce soit au niveau national ou au niveau académique.

À travers ces élections, les enseignants parisiens ont également mis en avant leur attachement au paritarisme.

Pour le SNUipp, le rôle d’un élu du personnel est à l’opposé de celui dans lequel l’administration voudrait nous réduire. Il ne consiste pas simplement à recevoir les propositions de l’administration, transformant les organismes paritaires en simples chambres d’enregistrement. Il s’agit au contraire de contrôler l’application effective des règles et barèmes et surtout de faire en sorte que les collègues soient traités à égalité.
À ce titre, l’exemple de la réforme du mouvement est parlant. Avec la publication de la note de service ministérielle, c’est la remise en cause totale des capd et du rôle des élus du personnel qui est à l’œuvre ; c’est aussi la remise en cause de l’égalité de traitement et le développement du règne de l’arbitraire ce qu’illustre parfaitement la nouvelle circulaire parisienne. Contrairement à ce que l’administration veut laisser entendre, nous ne revendiquons pas la cogestion, nous nous satisfaisons même que l’administration tente de faire son travail correctement (information des collègues par exemple) mais nous revendiquons par contre de continuer à vérifier le travail fait, de pouvoir étudier collectivement des cas particuliers tout ceci dans le cadre de véritables CAPD et avant que les résultats définitifs soient annoncés aux collègues.

Plus largement, en cette période agitée, les sujets de mécontentement sont nombreux et les collègues se sentent de plus en plus harcelés et méprisés par la hiérarchie.
Les réformes en cours sont très fortement contestées par les enseignants comme par les parents. Par ses actes comme par ses discours le ministre a perdu toute crédibilité et ce n’est pas le climat de menaces et de répression qui permettra de rétablir le dialogue nécessaire.
La hiérarchie parisienne, si prompte à manier le rappel à l’ordre, s’est elle aussi décrédibilisée à plusieurs reprises en ne respectant pas le droit. Il a quand même fallu que ce soit le tribunal administratif qui rappelle que l’on ne pouvait pas interdire impunément des stages de formation syndicale. Il a fallu aussi occuper votre bureau toute une après-midi pour que simplement soient appliquées les consignes du ministre concernant les postes Rased en carte scolaire. Trop souvent l’académie de Paris, en tout cas dans le 1er degré, oublie qu’il existe des textes réglementaires et cette pratique se répercute à tous les niveaux de la hiérarchie.

Il est plus que temps de rétablir un climat serein dans les écoles.
Cela passe par l’abandon de toutes les pressions et les menaces de sanctions dont nos collègues font l’objet que ce soit concernant l’aide personnalisée, les évaluations CM2 ou plus récemment l’enquête SMA diligentée une nouvelle fois en totale contradiction avec le cadre réglementaire. Cela passe aussi par le respect des élus du personnel et du rôle des CAPD.

Les enseignants des écoles parisiennes ont placé en tête de ces élections des organisations syndicales combatives et qui ne transigent pas avec le respect des personnels et des règles les concernant.
À l’opposé des suppressions d’emplois et des réformes ministérielles destructrices, les enseignants parisiens se sont fortement exprimés pour un tout autre projet. Celui d’un service public d’éducation ambitieux, qui refuse tout déterminisme, qui scolarise tous les enfants quelle que soit leur situation ou celle de leurs parents avec ou sans papier et puisse faire réussir chacun d’entre eux.

Nous serons toujours présents et vigilants pour faire respecter les prérogatives de la CAPD. Nous y rappellerons en permanence notre souci d’équité et de transparence.

Nous serons aussi toujours présents auprès de nos collègues dans tous les lieux où cela sera nécessaire pour les accompagner dans leurs relations avec la hiérarchie.

Nous serons enfin toujours présents avec nos collègues pour nous mobiliser contre toutes les réformes mettant à mal le service public d’éducation et ses agents ; contre toutes les réformes mettant aussi à mal les solidarités.

C’est le mandat que les collègues nous ont confié et que nous tiendrons avec la responsabilité qui est la nôtre, celle du premier syndicat des écoles parisiennes.


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