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Conseil de formation du 26 mai 2016 Formation initiale, formation continue, 18h d’animations pédagogiques

publié le 27 mai 2016

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Formation initiale : suite à l’action du SNUipp-FSU, des changements à venir

Même si la réforme de la formation a permis le retour à mi-temps en formation des stagiaires, elle les place dans une situation intenable. Ils doivent à la fois préparer une classe à mi-temps, s’assurer de leur titularisation et pour beaucoup d’entre eux, passer un master. Cela, le rectorat n’y peut rien. Cependant, le texte demande une mise en stage sur une quotité de service à mi-temps. Le SNUipp-FSU dénonce que les contingences budgétaires passent devant l’ambition d’une formation initiale professionnelle de qualité. Par ailleurs, le SNUipp-FSU rappelle qu’il revendique un retour à une mise en stage limitée à un tiers-temps des obligations de service.

Depuis la rentrée dernière, le SNUipp-FSU a interpellé la direction de l’académie et la direction de l’ESPE à plusieurs reprises sur la rentrée chaotique des stagiaires, l’année très difficile qu’ils passaient et le manque d’information et de collaboration avec les formateurs du 1er degré sur l’année de formation. Plus généralement, le SNUipp-FSU n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme sur la crise de la formation initiale à Paris. Avec les élu-es, des formateurs/trices de l’ESPE du Snesup-FSU, le SNUipp-FSU avait été reçu en octobre par la direction de l’ESPE et de l’académie. L’académie avait semblé enfin entendre les revendications des formateurs/trices et des stagiaires. Pour le SNUipp-FSU, il est indispensable que des changements profonds aient lieu dans l’intérêt de toutes et tous. Un certain nombre d’engagements avaient été pris par l’ESPE et l’académie. A notre demande, des groupes de travail impliquant l’ensemble des formateurs/trices du 1er degré ont été organisés.

Cela dit, la formation proposée par l’ESPE en partenariat avec l’académie est source de difficultés au-delà des problèmes posés par les textes nationaux : contenu de formation, charge de travail lourde pour les stagiaires, manque de travail sur un continuum de formation M1/M2/T1/T2, manque de volonté d’implication des formateurs/trices du 1er degré (PEMF, DE, CPC) au sein de l’ESPE, manque d’information des formateurs/trices…

L’ESPE et l’académie ont donc présenté les évolutions à venir : Baisse du volume de cours à l’ESPE : cette année, les stagiaires avaient cours tous les jours, y compris le mercredi après-midi. Ce rythme est intenable. A priori, l’ESPE va diminuer le nombre d’heures de cours afin de libérer une demi-journée au sein de la semaine.

  • Nouvelles modalités de mise en stage : dans les 65 écoles où un poste à été bloqué au mouvement, les stagiaires ne seront pas à mi-temps sur la semaine, mais partageront la classe avec un autre stagiaire en alternant des périodes de 3 semaines (3 semaines à l’ESPE/3 semaines à l’école).
  • Affectations des stagiaires : l’académie a annoncé qu’il ne nommerait pas de stagiaires dans les écoles les plus difficiles. Par ailleurs, à la demande du SNUipp-FSU, le rectorat va mettre en place une procédure pour récolter les niveaux de classe afin de pouvoir informer les stagiaires dès leur nomination en juillet.
  • Création d’un livret d’accueil et d’information pour les écoles accueillant les stagiaires : le SNUipp-FSU avait demandé à ce que les écoles puissent être informés des conditions de formation des stagiaires. Après plus d’un an d’attente, ce livret sera a priori disponible à la rentrée.
  • Contenu des cours à l’ESPE : la maquette ne peut être changée pour l’année prochaine, mais des ajustements vont avoir lieu (moins de cours magistraux, création d’APP en M2…).
  • Suite à la demande du SNUipp-FSU, les CPC seront associés à la formation initiale de manière plus importante.

    Le SNUipp-FSU a pris acte de ces ajustements qui pour la plupart sont à mettre au compte de son intervention syndicale et de celle des formateurs/trices. Cependant, d’autres modifications plus profondes annoncées n’ont pas lieu :
  • formation continuée en T1 et T2 : pour le SNUipp-FSU, un continuum de formation doit se mettre en place de l’année de l’année de Master 1 à l’année de T2. Le SNUipp-FSU avait donc indiqué que le rectorat devait organiser une formation initiale continuée dans le cadre des 18h d’AFC. Il n’est pas possible que l’organisation de ce type de formation dépende du bon vouloir de l’IEN de la circonscription. Sur ce point, la réflexion du rectorat a peu avancé.
  • intervention des PEIMF au sein de l’ESPE : là aussi, peu d’avancées peuvent être actées pour le moment. Le SNUipp-FSU réinterviendra donc sur ces points fondamentaux.

Plan de formation continue 2016-2017

Le SNUipp-FSU a rappelé que la formation continue est un droit des personnels, mais aussi une nécessité si l’on veut réellement transformer l’école et permettre la réussite de tous les élèves. Les différents dispositifs (stages au PAF, animations pédagogiques, stages écoles …) doivent former un tout cohérent, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Nous sommes face à un mille-feuille de dispositifs qu’il convient de réinterroger. La formation doit être orientée sous trois axes complémentaires : adaptation aux évolutions du système (nouveaux programmes par exemple), offrir la possible aux collègues de réfléchir sur leurs gestes professionnels, enfin, permettre aux enseignant-es de choisir ses formations. Après avoir dénoncé une baisse de stages proposés l’année prochaine, le SNUipp-FSU a dénoncé le contenu du plan de formation. Les stages visant une adaptation des collègues aux réformes actuelles prend de plus en plus de place au sein du PAF et néglige la dimension didactique de la formation continue. Les postes de brigade formation continue doivent être recrées en nombre afin de permettre l’augmentation des départs en stage sur temps scolaire.

A la demande notamment du SNUipp-FSU, une enquête de recherche est menée en ce moment sur les besoins en formation des enseignant-es du premier degré. Un groupe de travail va se réunir à ce sujet en fin d’année scolaire.

18h d’animation pédagogique

L’académie a indiqué que l’an prochain, 3h d’animation obligatoire seront consacrées aux nouveaux programmes. Le SNUipp-FSU a une nouvelle fois dénoncé l’inégalité flagrante en terme d’offre dans les différentes circonscriptions et a porté des revendications concrètes :

  • augmentation significative de la diversité de l’offre de formation tant du point de vue de leur nombre que de leur contenu ou des intervenant-es. L’académie se doit d’assurer l’égalité de traitement entre les collègues des diverses circonscriptions. -
  • liberté des enseignant-es : les enseignant-es doivent pouvoir choisir les formations en fonction de leurs besoins et de leurs envies. Aucune formation ne peut leur être imposée. Par ailleurs, ils doivent pouvoir choisir des formations en dehors de celles prévues par la circonscription, formation validée par l’ICC.
  • mutualisation des ressources : les équipes de circonscription, notamment les CPC doivent prendre en charge de plus en plus de tâches. Le SNUipp-FSU a insisté pour qu’une meilleure mutualisation des offres soit instituée afin de décharger nos collègues sans porter diminuer l’offre de formation au sein de l’académie.

    Sur ces points, les réponses académiques ont été floues. Le Dasen a seulement rappelé qu’il souhaitait laisser les circonscriptions gérer ces questions en fonction du territoire de leur circonscription.

    Concernant Magistere, le SNUipp-FSU a une nouvelle fois dénoncé le contenu d’un grand nombre de « formations proposées » et rappelé que les formations distancielles ne devaient pas se substituer aux formations présentielles.


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