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Compte-rendu du CTA du 16 octobre 2018

publié le 19 octobre 2018

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Le comité technique académique de rentrée s’est réuni le 16 octobre afin de faire un bilan de rentrée. La FSU et le SNUipp ont tenu à mettre sur la table un certain nombre de sujets lors d’une déclaration liminaire.

Déclaration liminaire du SNUipp et de la FSU et réponses de l’Académie

La FSU a tout d’abord dénoncé la casse du modèle social français menée par le gouvernement : réforme des retraites, baisse du pouvoir d’achat des retraité-es, suppression de milliers de postes dans la fonction publique, remise en cause de notre droit social… C’est la raison pour laquelle la FSU appelle les enseignant-es à la grève le 12 novembre. Le SNUipp et la FSU continueront de défendre les services publics et leur-es agent-es. Nos syndicats sont déterminés à obtenir une revalorisation de nos salaires et une amélioration de nos conditions de travail. La FSU a aussi exprimé sa volonté de voir enfin des politiques publiques, française et européenne, en faveur d’un accueil digne des migrant-es.

Manque de places en ULIS et d’AVS : quelles solutions pérennes ?

À cette rentrée, il manque 40 à 50 places en ULIS. Nous avons demandé à l’Académie ce qu’elle a entrepris pour créer les ULIS nécessaires. Une ULIS a été ouverte en septembre et une autre le sera en novembre. L’Académie nous a informé que 25 orientations ont été actées pendant l’été et qu’elle n’a pas pu préparer les places nécessaires avant. Le Directeur d’académie a reconnu que cette situation était inadmissible. La FSU a demandé une carte d’implantation des ULIS dans le premier et dans le second degré public. Les notifications de la Mdph ont augmentée de 11,7 % cette année, 14 % l’an passé. Sur les 4 929 notifications à Paris (1er et 2nd degré) 740 ne sont pas honorées en raison d’une difficulté à recruter les personnels nécessaires. Ce chiffre énorme est sensiblement identique depuis plusieurs années. Nous avons demandé à l’Académie ce qui était mis en place pour recruter, attirer et stabiliser les AVS. Le Directeur d’Académie nous a indiqué que selon lui, l’obstacle principal était la paie proposée. La FSU et le SNUipp continuent de militer pour la création d’un vrai statut de la fonction publique et d’un salaire décent pour ces personnels. Ils et elles ont aujourd’hui un contrat CUI pour 499 d’entre eux-elles et un contrat d’AESH pour 1234 d’entre eux-elles.

Dysfonctionnements graves du Rectorat : l’embellie pour novembre ?

La seule avancée actée depuis deux ans est l’amélioration de l’affectation des stagiaires. Pour le reste, il semble que les collègues continuent d’être des pions qu’on peut déplacer sans conséquence pour eux, les écoles et les élèves. Il est fréquent qu’ils-elles n’obtiennent aucune réponse quand ils-elles contactent le Rectorat. Ce n’est pas acceptable. La DRH chargée du premier degré arrivera après les vacances d’automne. Cependant, un poste de DRH ne suffira pas à compenser le manque de postes administratifs au sein du premier degré et les annonces de suppression récentes ne vont certainement pas améliorer la situation. Les dysfonctionnements des services concernent aussi de trop nombreux AVS qui sont amené-es à travailler sans contrat ou sans salaire et pour qui la réponse est beaucoup trop longue. Des personnels travaillant depuis le 1er septembre ne reçoivent un acompte de salaire qu’à la mi-octobre. Quand on sait le montant de leur salaire, on ne peut pas se satisfaire de cette situation. Il est urgent d’anticiper les renouvellements de contrat en s’occupant du travail administratif avant la rentrée.

Personnels : point sur nos effectifs et nos carrières

Fin septembre, il y avait 30 équivalent temps plein (ETP) en surnombre dans l’académie. Tant que ces surnombres ne sont pas épuisés, on ne peut pas faire appel à la Liste complémentaire. Selon le Rectorat, ce nombre garantirait un fonctionnement complet sur l’année et éviterait un recours aux contractuel-les.
Si nous avons ce surnombre aujourd’hui c’est parce que les temps partiels, disponibilités et détachement ont été fortement restreints l’an dernier. Ce n’est pas aux collègues de payer le prix de l’austérité, choisir sa quotité de travail est un droit essentiel.

Concernant la carrière et l’avancement des personnels, nous avons revendiqué :
- la possibilité de recours pour tous les collègues ayant eu un avis pour la Hors Classe en 2018, demande pour laquelle nous avons obtenu satisfaction.
- la possibilité pour les 140 collègues qui n’ont pas eu d’entretien de carrière et donc pas d’avis, d’en avoir un cette année s’ils-elles le souhaitent, demande que nous continuons de porter

Carte scolaire : pdm et moins de trois ans à Paris

La dotation en postes pour Paris était conséquente, mais n’était pas suffisante au vu des besoins des écoles et du dédoublement des CP en REP et des CE1 en REP+. Certaines classes sont chargées et le manque de remplaçant-es est encore patent.
Nous revendiquons aussi que les 23 postes de PDM parisiens puissent être maintenus à la prochaine carte scolaire. Pour rappel, il y en avait 37 l’an dernier.
Concernant la scolarisation des moins de trois ans, l’Académie indique qu’elle continue de mener des actions ciblées avec la CAF. 534 élèves de moins de trois ans sont scolarisés cette année. Dans certains arrondissements, il semble que le nombre de places en crèche étant suffisant, il n’y a pas le vivier nécessaire. Nous demanderons un groupe de travail issu du CDEN afin de travailler avec la Ville et l’Académie sur cette question. Le DASEN a aussi indiqué qu’il souhaitait la création de dix classes passerelles à la prochaine rentrée. La FSU continue à exiger que les enfants de moins de trois ans puissent être accueillis dans des dispositifs dédiés, notamment dans les quartiers de l’éducation prioritaire.

Dédoublement des CP et des CE1 : où en est-on ?

À Paris, 117 écoles élémentaires sont en éducation prioritaire : 14 en REP+ et 103 en REP. Cette année, le dédoublement a concerné 400 CP et 41 CE1. A ce jour, 93 % des CP et 78 % des CE1 dédoublés sont en « réel dédoublement » (1 groupe, 1 salle, 1 enseignant-e). Le Rectorat prévient que l’an prochain ces chiffres seront plus faibles à cause du manque de locaux pour le dédoublement des CE1.
Les 400 enseignant-es de CP en éducation prioritaire auront 4 jours de formation cette année, les enseignant-es de CE1 en éducation prioritaire et les 420 enseignant-es de CP, hors éducation prioritaire auront 2 jours de formation.

Effectifs des élèves : moins de départs que prévu

La baisse du nombre d’élèves entamée depuis 10 ans continue dans le premier et le second degré. Cependant, la baisse a été moins importante que prévue par l’Académie. Elle avait prévu près de 3000 départs et seulement 2100 départs ont été enregistrés à la rentrée.

Echec des évaluations : pas pour tout le monde

Depuis plus d’un mois, le SNUipp-FSU dénonce le contenu pédagogique des évaluations, leur mode de passation, le mode de remontée des résultats et la déprofessionnalisation des enseignant-es. Nous savons maintenant que le Ministre les instrumentalise pour justifier sa politique de défiance envers les enseignant-es. Politique éducative, qui a été sanctionnée par les dernières évaluations PIRLS et PISA portant sur des élèves ayant poursuivi leur scolarité primaire au moment où le Ministre était à la DGESCO.

Rythmes scolaires, nous devons être entendu-es !

Nous rappelons depuis assez longtemps que la mise en place à Paris de la réforme des rythmes est catastrophique pour les élèves et pour les enseignant-es. Nous demandons son abrogation, la consultation des enseignant-es et de la communauté éducative. L’avis majoritaire devra être respecté. C’est pour cette raison que nous serons en grève le jeudi 18 octobre.

Compte personnel de formation : un droit ?

Le CPF a été créé en janvier 2017 et il fait suite au DIF (droit individuel à la formation). Il permet à chaque salarié d’accumuler des heures sur un compte qu’il-elle peut ensuite utiliser pour se former. Le SNUipp et la FSU ont demandé quand le Rectorat mettrait en œuvre ce droit. Il attend toujours la circulaire ministérielle de mise en œuvre. C’est inacceptable ! Nous continuerons donc à intervenir.


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