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Compte-rendu du conseil de formation du 13 février 2012

publié le 14 février 2012

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Déclaration liminaire du SNUipp FSU Paris

lire la déclaration du SNUipp-FSU Paris en intégralité ici

L’académie souhaite créer une instance sur la formation inter-degrés, le SNUipp-FSU y est favorable, mais cette instance doit se réunir en complément du conseil de formation spécifique au premier degré (CDF). L’académie n’a pas respecté son engagement sur ce point, ce qui a été dénoncé par le SNUipp-FSU. Après 1h de débats, cela a enfin été acté par l’académie. Le CDF s’est donc réuni à la suite de l’instance inter-degré.
Dans une déclaration liminaire, le SNUipp FSU a dénoncé le démantèlement de la formation initiale et continue organisée par le Ministère et l’académie.

Formation continue annihilée

Le SNUipp-FSU a dénoncé le fond du projet de cahier des charges du Plan de formation continue 2011-2012. Derrière celui-ci, se cache difficilement la volonté de faire appliquer coute que coute des réformes éducatives contestées par le SNUipp-FSU aux côtés des personnels. Le syndicat a également dénoncé l’annulation de près de 1500 journées de stagiaires remplacées selon les documents parcellaires reçus de l’académie depuis le mois de septembre faute de remplaçants. Ces documents ne rendent pas compte du nombre important de candidatures individuelles annulées.
Le SNUipp-FSU a réaffirmé son opposition au projet académique de fermer 25 postes de brigade « formation continue ». La justification académique de ces suppressions : le passage de 12 à 18h d’animations pédagogiques… Cet argument est tout bonnement inacceptable ! Ces animations pédagogiques frisent l’adaptation à l’emploi (diffusion des outils, école du socle) sans véritablement interroger les questions didactiques et pédagogiques au cœur du métier d’enseignant. Il s’agit maintenant d’appliquer sans même pouvoir interroger et débattre des justifications de ces outils ou consignes. Le SNUipp-FSU a réaffirmé qu’enseigner est un métier qui s’apprend ! La participation à une formation continue de qualité est un droit pour les personnels. En revanche, il est du devoir de l’Institution d’organiser ces stages dans l’intérêt des personnels et dans l’intérêt des élèves.

Formation initiale sabordée

Le SNUipp-FSU a rappelé sa revendication du retrait de la réforme de Mastérisation qui ne peut que mettre en difficulté les jeunes collègues envoyés sans formation devant les élèves. D’ailleurs, cette réforme qui n’avait pour unique but la satisfaction de l’obsession budgétaire ministérielle n’a même pas répondu à cet objectif premier comme l’a indiqué la Cour des Comptes la semaine passée. Enfin, la loi Grosperrin examinée actuellement au Parlement ne fait que liquider le peu de garanties qu’il restait encore concernant la survie des IUFM. 

Devenir des écoles d’application et postes de Peimf

Le SNUipp-FSU a réaffirmé son opposition à la transformation des postes de PEIMF en postes ordinaires dans des écoles d’applications alors même qu’ils n’étaient vacants que depuis un an ou même vacant uniquement à la rentrée. Cette transformation a d’ailleurs été effectuée sans aucune concertation ni information des écoles. Sur ce point, une seule question a été posée à l’académie : veut-elle continuer la liquidation de la formation initiale en commençant le démantèlement progressif des écoles d’application ?
D’autre part, le SNUipp-FSU est conscient du manque de poste de PEIMF en maternelle. Cela doit faire l’objet d’une véritable réflexion de l’académie. Une première piste dé réflexion : le retrait de la réforme de Mastérisation qui a considérablement dégradé les conditions de travail de ces collègues. Le SNUipp-FSU a de nouveau contesté la décision de transformer des postes d’enseignant d’école maternelle sans aucune concertation. Le SNUipp-FSU y est opposé dans l’intérêt du bon fonctionnement des écoles concernées qui verraient les enseignants nommés à titre provisoire s’enchainer sur ces postes. De plus, cela pourrait avoir pour conséquence de vider les écoles maternelles d’application dont l’implantation géographique ne pose pas de problème. Une première piste de travail pourrait être d’avoir une politique de formation de PEIMF en maternelle impulsée par les Inspecteurs de circonscription à l’appui éventuellement d’une circulaire rectorale.
Face à l’argumentation et à la ténacité des représentants du SNUipp-FSU dans les diverses instances, l’académie recule sur ces deux points. Enfin, le SNUipp-FSU a dénoncé le manque d’intervention des PEIMF dans la « formation » initiale à l’IUFM et a interpelé sur ce point l’IUFM et l’académie. Force est de constater que malgré un constat partagé, le blocage perdure…

Bilan du Plan de formation continue 2010-2011

Un bilan quantitatif a été présenté par l’académie, puis un bilan qualitatif a été mis en avant par l’IUFM. Sur la base d’une enquête réalisée auprès des stagiaires, l’IUFM a indiqué un taux de satisfaction important des personnels. Nous avons demandé les éléments de bilans permettant de mettre en relation les besoins des collègues et l’offre académique. D’autre part, le SNUipp-FSU a de nouveau demandé à ce que de réelles formations de formateurs soient mises en place à Paris et que celles-ci ne se limitent pas à la production de documents au profit de l’académie.
L’IUFM a également présenté le dispositif de certification mis en place suite à certains stages. L’IUFM propose aux stagiaires de présenter un mois après le stage un compte-rendu du réinvestissement du stage dans sa classe auprès d’une commission composée de deux formateurs du stage. Si les compétences visées par le stage sont acquises, le stagiaire obtient une certification. Le SNUipp-FSU est très dubitatif face à ce dispositif. En effet, cette certification n’a aucune valeur. De plus, ces certifications pourraient être utilisées dans le cadre des « entretiens d’évaluation » contenus dans le projet de réforme de l’évaluation professionnelle des enseignants dont le SNUipp-FSU demande le retrait. Ce projet a pour but de mettre en concurrence les personnels. En revanche, le SNUipp-FSU a demandé à ce que les stages de formation (ou plutôt ce qu’il en restera…) puisse permettre aux stagiaires de bénéficier de crédits « ECTS » qui leur permettrait de valider des diplômes universitaires. L’IUFM a annoncé qu’elle réfléchissait à la mise en place d’un Master pouvant être validé par les stagiaires en 3 ans dans le cadre de la formation continue.

Masters 2 en alternance et PES

L’académie et l’IUFM se sont félicités du bilan globalement positif de ces Masters. L’IUFM a toutefois noté trois points qui posaient problèmes : la charge de travail trop lourde des étudiants, le volume horaire de cours trop important, des berceaux de stage mal choisis… Le SNUipp-FSU a contesté ce bilan et a de nouveau demandé l’arrêt des Masters en alternance dans l’intérêt de la formation professionnelle initiale des jeunes collègues, dans l’intérêt du bon fonctionnement des écoles et dans l’intérêt des élèves. L’alternance professionnelle revendiquée par le SNUipp-FSU n’a rien à voir avec cette mise en poste d’étudiants surchargés de travail sans aucune formation. L’IUFM et l’académie ont pourtant décidé de continuer les Masters en alternance l’année prochaine.
Suite à l’interpellation du SNUipp-FSU en CTA, le syndicat a de nouveau demandé des informations sur les projets de transformation des postes de DMA en berceaux de stage pour les étudiants de Master 2 en alternance. L’Inspecteur d’académie a indiqué que pour l’instant, la décision n’était pas prise. Le SNUipp-FSU interviendra donc de nouveau lors du CDEN de jeudi 17 février.
Aucun plan d’accompagnement académique des PES pour la rentrée 2012 n’a été présenté, il semble que l’académie attende le résultat des échéances électorales pour y réfléchir…


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