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CAPD du 28 mai 2009 mouvement des personnels

publié le 28 mai 2009

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Déclaration liminaire du SNUipp

Plusieurs points sont à noter concernant le mouvement départementales 2009.
Tout d’abord, il est important de souligner que le taux de satisfaction est en baisse, et cela ne s’explique pas seulement par l’augmentation du nombre de PE2. Cela s’explique surtout par la baisse du nombre de vœux et par le rapport entre le nombre de postes mis au mouvement et le nombre de collègues participants.

Concernant l’introduction des postes fléchés langues, il s’agit d’un changement de règles arrivé en cours d’année, ce qui introduit une inégalité entre les collègues qui auraient pu souhaiter, sachant cela, se former pour être habilité en langue.

Sur le point de stabilité B : en aucun cas, au regard des éléments du mouvement 2009, il ne remplit son objectif de stabilité. Par contre, il instille une concurrence entre les collègues sans réel fondement. Nous pouvons nous interroger sur l’intérêt d’accorder des points de stabilité sur des postes de l’ensemble du territoire parisien, il nous semble qu’il serait intéressant de s’interroger plutôt sur la stabilité en ZEP.

Enfin, le changement de règles le plus important concerne l’introduction des 6 postes de direction à profil. A aucun moment, la CAPD n’a été informé des motifs du fléchage de ces postes. Même en groupe de travail, les motivations de l’IA semblaient bien floues, surtout concernant une certaine école du 7ème arrondissement.

Du point de vue des postes spécialisés, nous pouvons constater qu’il y a des postes vacants surnuméraires (SOUT), mais aussi des postes de maître E en Rased principalement dans le nord est parisien. Il est important qu’il y ait des enseignants spécialisés dessus, mais attention, s’il n’y a pas assez de maîtres spécialisés, il est bien clair que ces postes doivent être pourvus. Il n’est pas question que ces postes ne puissent pas être attribués dans le cadre du mouvement complémentaire ASH et qu’ils soient gelés comme cela a été le cas pour 8 postes de maîtres E cette année. Nous demandons donc un engagement de l’académie sur ce point. Sur les classes dites « expérimentales pédagogiques », elles ont été données à titre définitif à des enseignants non spécialisés, nous ne voyons donc pas pourquoi il faudrait absolument que cela soit des enseignants spécialisés qui y soient affectés à l’issue du mouvement. D’autre part, nous réitérons que les postes vacants en CAPP n’ont pas été supprimés et qu’ils doivent donc être pourvus.

De plus, certaines écoles en zones difficiles comprennent un grand nombre de postes vacants, il faudra porter attention à ces écoles à la rentrée. Il est également à noter qu’un certain nombre de postes de ZIL sont vacants dans le nord est parisien. Pour le SNUipp, c’est une conséquence des réformes récentes sur l’ISSR (baisse des indemnités), qui a découragé des enseignants plus expérimentés de demander ce type de postes difficiles.

Statistiques globales

Cette année, 2719 enseignants ont participé au mouvement départemental, 1428 ont muté lors du mouvement principal. Le taux de demandes satisfaites s’établit à 52,55%, en baisse par rapport à 2008 (54,45%). Au final, 817 enseignants se retrouvent sans affectation à l’issue du mouvement principal. De l’autre côté, il reste 242 postes vacants ou bloqués.

242 postes vacants ou bloqués

Après les 23 cascades, il reste 242 postes vacants ou bloqués à Paris. S’il reste 34 postes en élémentaire dont 16 bloqués, il n’en reste que 18 en maternelle dont 17 bloqués. Dans l’ASH, il reste 7 postes Clis, 4 postes de Segpa, 1 poste G, 2 psychologues réseau, 22 postes E en réseau, 24 postes Rased affectés sur une école (surnuméraire), 5 postes Upi, 3 postes en hôpital de jour. Enfin, 13 postes de Zil sont également vacants, 4 de directions, 6 de conseiller pédagogique, 18 d’IMF, 7 sédentarisés en classe banale fléchés E et G…

Postes Rased supprimés

Seuls 10 enseignants option G sur les 22 qui ont vu leur poste Rased supprimé, ont retrouvé un poste G en réseau d’aide. 7 ont été affectés sur un poste surnuméraire (« Rased » rattaché à une seule école), 3 ont été affectés sur d’autres postes non spécialisés et 2 se retrouvent sans affectation à l’issue du mouvement.
Pour les maîtres E, seuls 14 sur les 27 qui ont vu leur poste Rased supprimé, ont retrouvé un poste E en réseau d’aide. 1 a été affecté sur un poste surnuméraire (« Rased » rattaché à une seule école), 1 sur un poste fléché banal, 8 ont été affectés sur d’autres postes non spécialisés et 3 se retrouvent sans affectation à l’issue du mouvement.

Hausse des PE2 affectés à titre définitif

Sur les 361 PE2, 131 ont obtenu une affectation à l’issue du mouvement. Si 97 sont nommés sur des compléments de mi-temps, 34 obtiennent un poste qui sera à titre définitif dès leur titularisation en juin. Un nombre en nette augmentation par rapport aux années précédentes.

Postes de direction fléchés

L’Inspecteur d’académie a introduit la possibilité de nommer hors barème un certain nombre de directeurs en raison des « conditions particulières d’exercice » des postes de direction dans certaines écoles.
Cela concerne 6 postes de directions pour cette année : sur 4 d’entre eux, l’IA donne une priorité absolue au collègue en interim sur ce poste afin de le stabiliser au sein d’une école rencontrant des difficultés récurrentes. Les arguments frôlent parfois le ridicule : ainsi on justifie le maintien d’un intérimaire sur une école par les problème « rencontrés lors de sa création ». Or l’école, ouverte il y a 6 ans, a rencontré des problèmes simplement parce que l’IA avait refusé à l’époque d’ouvrir les classes nécessaires pour accueillir tous les élèves.
Concernant les deux autres, l’IA choisit un directeur aux ordres de la hiérarchie : dans la première, il s’agit de « remettre de l’ordre » dans une école où les réformes Darcos ont été fortement contestées cette année, et dans l’autre, de mettre un directeur pouvant correspondre à des parents très « exigeants » (à noter que parmi les parents de cette école du 7ème arrondissement, se trouve le Ministre de l’Education, quel heureux hasard …).
Demandant des explications sur les critères qui ont présidé au choix des enseignants nommés sur ces postes, les délégués du personnel se sont vu opposé une fin de non-recevoir. Ils ont donc quitté la séance et communiqué le texte suivant en direction des écoles parisiennes.

Non au coup de force de l’académie, la Capd n’est pas une chambre d’enregistrement

Ce matin, l’ensemble des délégués du personnel (SNUipp-FSU, Snudi-FO, Se-Unsa et Sud Education) a quitté la Capd « mouvement » devant le refus de l’administration de fournir des justifications sur les postes de direction à profil.
La demande des organisations syndicales était pourtant claire. Pourquoi ces écoles ont été choisies et selon quels motifs certains collègues ont été nommés et d’autres évincés malgré leur barème supérieur, créant ainsi des inégalités de traitement entre collègues ? L’administration a refusé de répondre à cette demande de justification.
Depuis trop longtemps, en empêchant les délégués du personnel d’exercer correctement leur mandat, les autorités académiques privent les enseignants de leurs droits à l’égalité de traitement et à la transparence.
L’ensemble des délégués du personnel exige donc de l’académie :

- le respect de l’égalité de traitement entre les enseignants

- le maintien des prérogatives des délégués du personnel

- la fin du fait du prince



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